CAMBRAI — CAMBRIDGE
en 1809. On y conservait l'image de la Vierge, attribuée à suint Luc. On a donné en 1804 son titre de cathédrale à l'église abbatiale du Saint-Sépulcre, qui n'est remarquable que parle tombeau deFénelon. —
Voyez : Galtia c*rv, III; Fisquet, Cambrai, 1809, in-8°; Le Glay, Came?: Christian., Lille. 1849, in-'*0; Ghesquière, Acte SS. Belgii, Wattenhach. GeseA. fweUen9fr édit., 1874, II, p. 118. s. Berger.
CAMBRÉSIS. Pendant plusieurs années, les partisans des doctrines de la Réforme, qui habitaient le Canibrésis, se réunirent an Cateau, capitale de ce petit comté, pour lire les saintes Ecritures; mais quand l'édit de janvier 1862 eut permis de les prêcher, ils allèrent à ceux qui se tenaient sur terre française (le Canibrésis était alors un fief de l'empire d'Allemagne). LTévêque de Cambrai, leur suzerain temporel et spirituel, le leur défendit plusieurs fois, mais ce fut sans succès. Deux ans après, le ministre Pinchedit donna à Honnechy une prédication à laquelle assistèrent plusieurs bourgeois du Cateau qui, pour ce fait, furent condamnés au bannissement. Leurs coreligionnaires n'en continuèrent pas moins, mais plus secrètement, de se rendre aux diverses assemblées qui se tenaient à Crespy en Laonais, à Tupigny en Vermandois et à Chauny en Picardie. En 1506, le prêtre converti Jacques Grégoire, qui était venu « souvent faire les prières ecclésiastiques » à Saint-Souplet en Cambrésis, y fut arrêté et conduit au Cateau. Le bailli de Cambrai, envoyé par les vicaires de l'évêque, pour lors à la diète d'Augsbourg, réclama le prisonnier, mais il ne l'obtint qu'après' plusieurs démarches. Le 25 août de cette même année, les évangéliques du Cateau, ayant appris que toutes les images des églises catholiques avaient été abattues dans plusieurs villes et villages du Brabant, firent de même chez eux sous la conduite de Philippe, ministre de Tupigny, qui prêcha à cette occasion dans l'église de Saint-Martin devant une foule immense. L'évêque renouvela ses anciennes défenses, mais les évangéliques, désormais en grande majorité au Cateau, résistèrent à ses ordres et se séparèrent de son obéissance. Vivement irrité, l'évêque fit prendre d'assaut la ville par le comte de Mansfeld i2i mars 1507). Le pasteur Philippe et un prêcheur furent pendus sans autre forme de procès, et après eux un grand nombre d'évangéliques, qu'on jugea fort sommairement. A dater de cette époque, le protestantisme disparut du Cateau. En 1508, le prince d'Orange tenta bien de prendre la ville de force, mais il échoua. Les protestants actuels du Cateau (1870), au nombre de 441, sont des étrangers, établis dans le pays depuis assez longtemps. Le culte réformé a été inauguré parmi eux le 14 janvier 1855, et leur Eglise*, qui se rattache au consistoire de Lille, a été reconnue par l'Etat en 1867.— Ch.-L. Frossard, La /{''/orme dans le Cambrésis. E. Arnaud.
CAMBRIDGE, capitale du comté de Cambridge en Angleterre, ville essePtieUemcot universitaire, située à 82 kilomètres nord-est de; Londres et bâtie sur laCam, qu'on y traverse au moyen d'un très-beau pont de fer. L'université de Cambridge est regardée comme la plus ancienne du royaume britannique; on l'ait remonter sa fondation à Sigebert, roi d'Est-Anglie, vers le milieu du septième siècle; elle fui