‹ Encyclopédie des sciences religieuses (volume 5)Chapitre 194 sur 263 · CAMALDULES — CAMBRAI · texte numérisé non relu

CAMALDULES — CAMBRAI

Paris. — Voyez : P. Damiani, Romualdi vila, dans ses Opéra, II, 205 ss. ; Mabillon, A A. SS. ord. Bened. sœc. VI , I, 247 ss. ; Hélyot, dans son Histoire des Ordres religieux, V, 247 ss.,a donné une nomenclature des écrivains de Tordre; Guido de Grandis, Dissert, camalduenses, Lucq., 1707; Mitarelli, Annales camalduenses Ord. S. Bened., Venise, 1758. Le P. Ziegelbaur a également donné une Notice des écrivains de cet ordre, Venise, 1750.

CAMBRAI (Cameracum), archevêché. Sans nous arrêter à la légende de saint Diogène, produit du seizième siècle, nous dirons que Tévêché de Cambrai et d' Arras fut fondé, vers 500. par saint Vaast (voy. Arras), mais que le véritable apôtre du Cambrésis fut saint Géry {Gaugericus, 580-619). Cet évêque fonda sur le Mont-des-Bœufs le monastère de Saint-Médard et Saint-Loup, dont l'église prit ensuite le nom de Saint-Géry jusqu'à ce que ce vocable eût été donné, en 1545, à l'ancienne église de Saint- Vaast. Saint Aubert (633-669) couvrit son diocèse de couvents. Saint Landelin, son fils spirituel, était un noble franc qui, après une vie coupable, fonda Lobbes, Aine, Wallers et Crespin; Ghislain, disciple de saint Aubert et moine de Saint-Basile, transforma en monastère la solitude d'Ursigondus, aujourd'hui Saint-Ghislain; Saint- Vaast d' Arras, la Celle, Maubeuge, Marchiennes, Hautmont, Soignies, Mons, se réclament aussi du nom deSaint-Aubert. Gérard le Grand (1012-1049) fut un grand évoque; parent d'Adalbéron de Reims qui l'avait élevé, il fit composer par Fulbert (de Chartres?) la vie de saint Aubert (Surius, 13 décembre), il fit écrire la vie de saint Géry (Ghesquière, II) par un chanoine de Cambrai, par lequel l'évêque fit rédiger ensuite les fameux Gestaepiscoporumcameracensium (Pertz, Scr., VII), célèbre monument historique qui fut continué sous ses successeurs, et dont il faut rapprocher les Annales de Cambrai, œuvre de Lambert de Waterlos, qui a raconté les tumultes qui suivirent l'élection de Pierre d'Alsace (1167, Pertz, Scr., XVI). Ce dernier évêque, fils du comte de Flandre, ne fut jamais consacré; il se démit en 1177 del'épiscopat pour épouser la comtesse de Nevers. Saint Liébert, parent et successeur de Gérard le Grand, fonda en 1064, au retour d'un pèlerinage où il n'avait pu arriver jusqu'en Terre-Sainte,' le monastère du Saint-Sépulcre. On cite encore, parmi les évêques de Cambrai, Odoard, auteur sacré (f 1113), Robert de Genève, qui fut l'antipape Clément VIII, Pierre d'Ailly. En 1559, Cambrai, qui avait été suffragantde Reims, puis, après 1169, de Cologne, fut érigé en archevêché pour Maximilien de Berghes, mais en même temps son diocèse, qui avait déjà en 1093 perflu Arras (ce fut, avec Saint-Omer qui n'existe plus, son seul évêché suffragant), fut diminué des archidiaconés de Bruxelles et d'Anvers. L'archevêque était prince du Saint-Empire, duc de Cambrai, comte de Cambrésis. En 1801 Cambrai perdit son archevêché et fut soumis à Paris ; en 1842 il fut rétabli en son ancienne dignité. Il n'est pas nécessaire de rappeler que Dubois y a occupé le siège deFénelon. La belle église cathédrale de Notre-Dame, rebâtie par Villart de Honnecourt et consacrée en 1182, achevée en 1472, fut en 1796 vendue comme bien national; le clocher, seul épargné, tomba

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