GIBERT
grcfTo, <'t (Ml (•oii«t''i|uoni'o ]o procureur lisral envoya diro au sioiir Syntior de porter sou ari;<Mit à l'é^lis''. I.c leiiilemaiii le sieur Syiitier opposa au curé line lettre de M. l Ev^'ijne. Elle étail du 18 U(»venibre 1751. con<;iiP cucesteruies : •< J'ai de> raisons esseutielle?, Monsieur, pour souhaiter «jui' l'on ne presse pas le sieur de Syntier, votreparoissien.de pdrtersoii futaut à l'église pour y recevoir ie baptèuje, je vous prie donc de ue fairaucune démarche d'ici à trois semaines. Si l'enfant venait d*ici-là eo danger, j'ai des personnes de. conAance qui y veillentet qai auront soin de fàire anticiper le temps pour éviter les accidents. J ai Thonneur, etc.. « Sur cette lettre, le curé resta tranquille. Peu de jours après, M. Syntier fit baptiser son enfant par un ministre. Il pria ce ministre a dîner ponr le lendemain. Mais les protestants commençaient à soupçonner M. Sya* tier. lis lui voyaient faire de fréquents voyages à Saintes. Le ministre refusa dediner chez lui. Dans la nuit, M. Syntier avait envoyé avertir les cavaliers de la maréchaussée Saint-ripins pour une espèce de soldat qu'on disait son beau-frère, et (pii <l»'meurait riiez lui depuis environ deux mois. Les cavaliers arrixèrcnf de jjrrand iiii'in i l'auberge du Peiit-Saint-Jcan, près de la croix de Saint-N'ivien. l'a iiilant après le uiiuistre pas.-a à cheval. accompay:né de <leu\ persoiuifî. Les cavaliers moulèreul promptemeul à cheval et ruurureut apri'? le ministre. Ils l'atteignirent au carrefour qui couduit à Chardon. Geu.\ qui accompagnaient le ministre se mirent en défense; ils tirèrent sur lesetyaliers, et ceux-ci en tuèrent un qui était gentilhomme de Sainte-Foy; ils en prirent un autre, mais dès le commencement du comt>at le ministre se sauva au galop, et il ne fut pas possible de le reprendre. Les cavaliers chargèrent le mort sur son cheval et garrottèrent Tautre qui était diacre; ils les passèrent par Cioudenne et le champ de foire pour les conduire à Saintes. M. Syntier et son beau -frère allèrent pour le reconnaître. Ut cavaliers tirent semblant de les éloigner, mais les protestants ne prirent point le chantre, ils prirent Syntier comme un PS[»ion et ils lui aunifnt fait un ui.iuvais [»arti. Sur-le-champ M. Synîier se retira ave: sou heaufrère et ils ne [»arureut plus à Pons. QueKjiies jours après. M'"* Syntier s'en alla aussi e-corlée par les cav.ilirrs de la maréchaii<-ée. Ùn a dit qu'ils se retirèrent à la Rochelle et ([u ils y flreutbapti-i r leurpi»fant... Si'jné : Fortet. curé de Saint-Martin de Pons. »> — Il existe auï archives du consistoire de la Rochelle un autre récit de ce guet-apeus. récit dans lequel on établit, ce (pu est en e-ffet beaucoup plus vraisemblable, que les cavaliers de la maréchaussée attaquèrent les premiers Tescorte du pasteur. Le i4 juillet 1756, Tintendant Bâillon rendit une sentence à laquelle on donna une lai^^ publicité. Gibert fut condamo^ par contumace à être pendu, son firère Etienne à l'amende honoraM'' et aux galères perpétuidles. (jeutelot à la même peine, la mémoire du che» valier Jean-L)aniel de Relrieu de la Gnlco fut suppriujée [n vouée ainsi à l'immortalité) et André Bontils l>anni à perpétuité. Ce cruel arrêt n'ellraya nullement Gibert qui continua à tenir des assemblées religieuses en Saint<uisj:e avec ses cidlè^Mies, (îouuon dit Prailun et pelli^sior dit l)ul»essé. Il fut tui- dans uu<< ;issemMée surprise par la marLTli.ia>sè<\ Son frère Etienne mourut en 1817 pasteur à Cjueruesey,iais&aut div«'r>i^