‹ Encyclopédie des sciences religieuses;Chapitre 114 sur 158 · FROBEN — FROSSARD · texte numérisé non relu

FROBEN — FROSSARD

(1492) et d'Augustin (1306, 9 vol. fol. avec la coopération J, Pétri et (le Frolipii), ot qui prépnrnil lors de sa mort l'éditioii de saint Jt'rôine. Les <'(lilioiis do Fro})on, auxqiiolles collal>oraient Erasmo et il'aiitrts savants, ont conservé un juste renom: Jérôme, loiO; Chrysostnmp, Ct/pricn, 1520; 7V'/7m//*Vv*, 1521 ; Eusèhe, 1523; //vvîjW-, 152G; Ambroise^ 1327; Augustin, 1529. Cette dernière édition, m 10 loiues in-folio, ne fut achevée qu'après la mort de Froben (octobre 1527). — Son imprimerie fut continuée par son fils Jérôme (1501-I563, longtemps associé avec son beau-frère Nicolas Lévesque, réfugié français pour cause de religion, qui latinisa son nom en celui d'Episcopius, et avec Jean Herwagen, qui avait épousé la veuve de Jean Froben), puis par les deux fils de Jérôme Ambroise et .Vurelius Froben, qui maintinrent la bonne réputation de l'officine de Froben jn«îqirau rninmencement du dix-septième siècle ; cette seconde et celte troisirme «rénération continuèrent à travailler dans l'esprit de Jean Froben ; elles se sijxnalèrent spéciabMneiit j>ar d'importantt's publications bébraïques, telles <jue le Dîctionarnau Itehrnirum de J. Forsler (1537 ; lo(>4), une édition corrijrée de la Concordance Ae6r. de Isaac Nathan (1381), l'édition bâloiâe du Talmud (137»-81,6 ▼ol. in-fol.). Jean Froben avait un neveu du même nom, avec lequel on Ta quelquefois confondu ; il étudia à Schleststadt et à Paris au commencement du seizième siède et séjourna ensuite à Bàle auprès de son oncle. — Georges-T^ouis Froben (1500 1645), philologue et mathématicien, puis libraire à Hambourg où il édita environ 185 ouvrages, parmi lesquels quelques-uns de sa composition, était le petit-fils «l'un frère cadet resté en Allemagne, du grand imprimeur de Bûle (cf. F. L. Hoffmann, /)er gelehrte liw lthunidhn- (t . L. Frohenius in Ilamburg, Hamb., 18G7). — La bibliothèque de BAb' jiossède des lettres de Jean Froben à Bonif. Anierbach, ainsi que son portrait peint par Holbein. — Sources: index librQmm officinx Frobenianœ usque ad 1549, en tète de Conr. Gesneri PartUiones theologicm, Pandectarum univenalium iiber ultimus, Tiguri, 1549, fol.; lAaittaire, Annales TgpographicXt t. I. p. 221; t. II, p. 2-37 et 347 suiv. (M. Manni) JVotixie de Gio. Froben, dans Raeeoùa dopusroli sctentif. e fi/ol., t. 28. Venise, 1743, p. 83-127 ;P. Wegelin, Dir Buehdruckereien der Scf/o-riz, S. Gall, 1836; Stockraeycr u. Reber, //ei(r:rge zur Basler Buchdruckergeschichte , Basel , 18-40, Fccliter. licifr.i'ffp zur .rlfeste/i Gesrh. d, Buchdruckrrhi/nst in Bas'd (dans /iaslrr Td^rhmlnK h , t. XI, iHO:{, p. 245) et MiscrlU-n zur /Jasler Buc/tdrucker(/eschlf /iti\ dans les Beitrirge zur vnterl. (jrsf /lichfc, hrfg. v.d. hist. Geselhch.in Ba^el, t. I\, 1870, p. 524. A. Bernus.

FBOSSARD (BenoK-Dauiel-Ëmilien), pasteur français, né à Paris le i6 juin 1802, mort à Bagnères-de-Bigorre le 25 janvier 4881. Le plus jeune des fils de B.-S. Frossard qui fut professeur et doyen de la Faculté de théologie de Montauban (voyez ce nom). Il fut envoyé en Angleterre à Tige de quinze ans; là il se trouva en relations directes avec plusieurs membres distingués de la Société des Amis (quakers) et en reçut une empreinte inefTacable ; pendant sa lon^rue carrière, il se niontra toujours plein dn sympatbif pour toutes les nobles causes, rclivrieu^es et philaatropiques, dont les quakers ont été les plus ardents défenseurs*

FRÛSSARD

Après son retour en France, E. Frossard entra comme ♦Hudiîuit à la Faciàté de MontaulMui ; sa thèse de bachelier en théologie, qui avait pour titre : Accord entre le récit de Motse iur Vnge du genre hwnain et le$ phénemènei géologiques, révélait déjà le goût marqué de son esprit pour les seienoes naturelles, et spédalement pour la géologie qui fut Tune des pâmons de toute sa vie. En 1825» appelé par le consistoire de TEglise réfonnée de Nîmes comme pasteur catéchiste, il s'acquitta de ses fonctions avec autant de zèle que do talent « t occupa tour à tour les postes d'aumôoier de la maison centrale, de pasteur suffragant, adjoint, d'aumAnier du roUègp et enfin de pasteur on titro. L'amabilit»^ do son caractère, la distinction do ses nianif^ros, la culturo de son esprit et son infatigable activité lui conijuiront biontôt les sympathies de .-os ooreligionnairos ot l'ostinio de sos concitoyens ; sa pn''dic;iti(in. où Tôlogance delà forme s'uni<?aitù la nottol»'- do la ponsôc, «'tait aussi Iros rocherchée et très appréciée. Sous rintluonco du rôvoil religioux dont le souille passait alors avec force sur nos églises du Midi, la foi du jeune pasteur devint plus vivante et plus expuisive ; elle ne se contentait pas des cadres officiels pour se répandre et se communiquer. De concert avec ses eollègues et amis pénétrés du même esprit, Borel et Gardes, E. Frossard fonda à Ntmes la Maison de santé, qui devint un foyer de consolation ' et d'édification chrétienne. C'est pendant cette période si féconde de son ministère qu'il publia quelques-uns de ses meilleurs écrits : Vnmi de la Famille, Lea Arrhîvfs rvangéliques (recueils hebdomadaires), la Vie réelle, leZioredes faibles. Le Cntèchisme biblique (qui a en cinq éditions), et il sut encore trouver le loisir do composer et d't'dilor des ouvrages d'un autre genre : Vues prises dms los Pt/rènf'es feanrnisrs (avec (b's gravures dont il avait fourni les do>sins], et surtout le Tahlenu pittoremjue, scientifique et moral de .\inu:s et ses enuirons à vingt lieues à la ronde, qui eut un grand sucres et plusieurs éditions. — Nommé en 1847 directeur du séminaire qui venait d'être fondé près la Faculté de théologie de Montauban, il n'eut pas de peine à se concilier l'afTection des étudiants, mais il rencontra de grandes difficultés dans 1 application des nouveaux règlements qu'il aurait voulu moins sévères ; la Révolution du 24 février 1848 vint encore relâcher les liens de la discipline. Avant la fin de Tannée scolaire, Frossard donna sa démission de directeur et, réalisant un des vœux de sa jeunesse, alla s'établir à Bagnèrcs-de-Bigorre, au pied de ces belles montagnes des Pyrénées qu'il avait déjà visitées et décrites et qu'il devait si souvent parcourir pendant un ministère de trente-deux ans. Le zMe de l'ancien pasteur de Nîmes ne se ralentit pas en changeant de champ de travail ; l'œuvre d'évangélisation qu'il avait fondéo sous les auspices do la Société chrétieuno do Bordeaux ot (}u'il dirigea plus lard sous ceux do la Société centrale (branche du Boarn), prospéra si liien qu'elle ost devenue (I87i) un poste reconnu par l'Ktat. Les petites communautés protestantes du départemont des llautos-Pyrénées, jadis ignorées et dispersées au sein «l'une population catholique, qu'il a rassemblées, vivifiées et constituées en églises, d'une manière permanente, à Bagnères et à Tarbes ; en été, à Gauterets, à Lus, à Barèges et 4)ceasionnellement au camp de Lannemesan ; les trois temples qu'il a lîût

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bâtir; la fondation d'une école protestanteàTarbes ; une tournée périlleuse

accomplie en Espagno, on faveur <1p> protestants alors persécutés de Madrid et d'Andalousie, tels sont les effets de son activité ; aussi, dans ]esde^ niers temps dt^sa vie, on l'avait d<''j;\ surnommé « l'api^tre des Pyn'mfV?.» Mpiitioiin ins, durant rotto période, son rourf , mais laborieux minist'T*' on Orient IHi).")). oti il fui appelé pendant la guerre de Crimée connue ainn<> nier et CDiiime or^^anisateurdela première aumônerie pn il es tan te en temps de guerre, etqui donna naissance h l'un de ses plus charmants écrits: Z*»/tres d'Orient. — L'œuvre pastorale n'épuisait pas l'ardente activité de Frossard. Doué d'une intelligenco à la fois ouverte et active, il ne sa bornait pas à s'intéresser à distance à tous les progrès, à toutes les amélio* rations dans les divers domaines de la science, de Fart, de la littérature, de Tindustrie, de l'ai^riculture elle-même; il aimait à prendre une part personnelle et directe à ces améliorations et à ces progrès. A Ni mes, il était ilevenu un des membres les plus zélés et les plus influents de l'Académie de ('('ife ville, et il avait conci>nrn à l'étahlissenjent des écoles il'enseigiH^îiient mutuel et ^ la réforme des prisons; à Baprnères, il ft)nda la Société llamond, pour l'exploratinn et l'étude des Pyrénées, dont il fut jusqu'à la lin le président, et, de concert avec elle, participa à la création de rol)Scrvatoire du Pic du Midi ; il créa aussi la Société d'encouragement poqr l'agriculture et l'industrie qui a rendu et rend encore au pays tant de services. Dans ses heures de loisir, dans ses courses d'évangélisation, il maniait tour à tour le cràyon du dessinateur et le marteau du géologne. Tl a laissé des milliers de dessins où il a su reproduire en traits rapides, mais d'une ressemblance frappante, les divers aspects de cette nature qu'il a tant aimée. Il cultivait aussi avec ardeur et soin- la minéralogie et la i:éoln<rie. étudiant les terrains, décrivant les roches, modelant le relief de ses chères Pyrénées, rédi^feant des notices et manuels, donnant des conférences, correspondant avec les savant» de divers pays et amassant, jour après jour, les matériaux d'une riche collection de géologie pyrénéenne. — Le trait distinctif de cette personnalité si attachante, c'était l'alliance de la foi la plus ferme aux vérités de la révélation avec le respect le plus absolu de la science et ramour le plus ardent pour Thumanité. N. Recoun.

GAUME (Jean-Joseph), l'abbé, né à Fuans (Doubs), en 1802, mort en 1879, fut appelé, en 1827, à professer la théologie au séminaire de Nevers. Successivement directeur du petit séminaire, chanoine et vicaire général du même diocèse; il fonda plusieurs institutions de charité, et,

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après avoir publié sos premiers ouvrages, partit pour Rome en 1841. Docteur en théologie de Tuniversité de Prague, membre de plusieurs sociétés savantes, Pt vicaire général de Ri iins, de Montauhan et d'Aquila, il fut noriiirié par Pie ÏX. en I8.V1, prélat romain, avec le titre de protonotaire apost(tli<nu\ L'ahlh'' (îaiiiiie est Tauteur (riin grand nombre (l'ouvra<,'es d'une valeur médiorn^ mais iloiit quelques-uns ont eu uQ succès considérable. Nous signaienms parmi eux : i« Du catholicisme daiis l'éducation. 1835; i'' Manuel des conffsseurs^ iO^ éd., 1872; 3** Catéchisme de persévérance ou exposé de la religion depuis l'origine du monde jusqu^à nos fours, 10* éd., 1872, 8 vol. iQ-S" ; Abrégé du même ouvrage, 45* éd., 1858, in-18; f^. Histoire de la société domestique, 2* éd., 1854, 3 vul.; 0* La Religion dans le temps et dans Péter- Hité, 1855 ; ?<> la Révolution, 1856, 12 vol. ; 8« Traité du Samt-Espni, 2f éd., 1869, 2 vol. Promoteur de la réforme qui consisterait à substituer Tétude d«>s Pères de l'Eglise à celle des classiques dans renseignement «eeundaire, Tabbé Gauine publia pour la défendre un grand nombre de pamphlets, notamment le Ver rongeur des sociétés modernes, 1851, qui excita l'admiration de VUniuers et de la presse ultramontaine. Il •Vrivit dans le nièiiie esprit lès L''ttn's sur In por/n/iis/iie f/ans /'cf/ncnt('>n, 1852, et publia une niblioth'fqw: di'S nlnssiqurs r/iréfiens latins gren, 1852-1855, 5 vid. in-12, et les J^uetes et prosateurs profanes COiUjjli'ti'menl e.ijji<r(/és ^ 1857, 2 vol.

GAUTHEY ^Louis-François-Frrdéric), pasteur et pédagogue distingué, est Dé à Grandsou (YaudJ le 8 mai 17U5. Ayant tailli périr à Tdge de septaos, dans les eaux du lac de Neucbàtel, son père, reconnaissant de ra?oir conservé, le consacra à Dieu. 11 fit ses études en vue du niinistfere évangélique, au collège de Tacadémie de Lausanne et fut consacré en 1818. n D'entra pas aussitôt dans la carrière pastorale. D*abord précepteur au château de Cristier. il se rendit ensuite en Angleterre, pour y terminer l'éducation de lord Bruce, (ils du comte Elgin. Il revint en Suisse en 1823, et exer^ jusqu'en 1826 les fonctions de suffragant à Yverdon, où il eut de fréquents rapports avec P«'stalozzi. Nommé en cette dernière année pasteur de la paroisse de Hullet. situéo sur l'un des plus hauts plateaux (lu Jura, il dut rchaiiiicr (->• i)oste contre relui df Liiiiit'ndles. sa santé ne lui porrijpttant pas df sujijiortrr un aussi rude cliuiat. Lors(iU('. <mi 1824, la persécuiion légale se déeliaîna sur le canton d'' Vaud. Gautliey soutint de toute la force de ses convictions la liberté de conscience, et signa le premier la pétition qui la réclamait pour tous. En 1830 et 1831, il tut un des collaborateurs actifs du journal la Discussion publique que M. L. Buhiier publiait dans l'intérêt de ce même principe. — La révolution de juillet 1830 eut son contre-coup dans le canton de Vaud. Sa constitution fut changée, et ses nouveaux magistrats, désireux de favoriser rinstruetion générale, nommèrent une commission chargée de la ^Organisation de l'éducation populaire. Gauthey adressa à cette commission an mémoire [Des changements à apporter au système de finsfrucf ion primaire, Laus.. 1833, in- 12), dont les principales vues furent adoptées. En 1833, il fut appelé par le gouvernement à fon<ler et à diri- {{iT, à Lausaniie, une école normale sur laquelle il publia, six ans plus

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tard, un rapport fort remarquable : De rédiieation normale dans le canton de Vfind,di'pKis «frt fondation jusqu'à aujourd'hui [Laus. , i830,in-8'), quiattira l'attention de M. V. Cousin. D'autros écritsencore sur V Education dans les classas moyennes, puis sur l'eiiseiguenjent des Droits et devoirs des citoi/ens vaudois ou Essai d'in.s truc lion civique, Laus., iu-8'\ 1840, coulribuèreut à ranger Gautliey parmi les pédagogues les plus distiogués de son temps. — La révolution de 1845 et la démission d'une partie du clergé vaudois qui en fut. la conséquence, démission & laquelle Ganthey s'associa, rendit sa position comme directeur de Tinstniction primaire suffisammont délicate pourquoi se décidât à y renoncer. En 1816, cédant à riuvitation do la Société pour l'encourage ment de Tiostructioa primaire chez les protestants français, il prit, au mois de juillet, la direction de l'école normale prolestante de Courl>evoio, près de Paris. Cet élablissenient dut à son zMe et à son intelli|;ence uuc rapide prospérité. En 185i, (iauthey y publia le premier volume du grand ouvrage qu'il a consacré à l'éducation, sous le titre : De l'éduvatioti , ou principes de pédagogie chrétienne. Ëa 18o6, le deuxième volume voyait le jour, et en 1860 et 1861^ deux anteas écrits qui le eomplèteiit sur la Vie dont kt études ou Essai sur les moyens d^weUer la jeunesse au iramHl, Paris, in-12, 1860, et le Délassement après le treofaU, on Essai sur les réeréù' lions de Venfanee, Paris, in-12, 1861. — Dans son ouvrage prindpsl, Gauthey traite en cinq livres, du développement des facultés humaines en général, de l'éducation physique, de l'éducation intellectuelle, de l'éducation des sentiments et do l'éducation morale ou do l't'^ducation de la volonté, l'n troisième volume, qui n'a pas paru, devait traiter dos niolliodes et des objets d'enseignement. Il suffira pour indiquer l'ospht dans lequel enseignait et écrivait le pédagogue vaudois, de citer quelques lignes de l'introduction à son livre de ÏEducalion. « Nous avoua trois grands objets à considérer dans l'éducation : 1<* Vhomme qu'il s'agit de développer et d'instruire; ^ la connaissance destinée à éclairer et à nourrir son esprit; 3* 2>tetf, en vue duquel doit s'accomplir cette œuvre excellente, puisque toutes choses sont de Zui, par Lui etponrZtit. H y a ici de quoi former une sorte de triangle pédagogi({ue. La base donnée, c'est la nature de l'homme; l'un des côtés, c'est le développement des forces dont il est doué; l'antre côté, c'est l'instruction ou la communication dos connaissances proproment dites. Ces deux côtés convergent ver? le sommet qui est Dieu, source éternelle de l'être. Elever la nature humaine Jusqu'à lui, tel est le but fmal do l'éducation. •> — C'est le même esprit, éminemment chrétien, que nous trouvons dans les derniers écrits de Gauthey qu'il nous reste à mentionner : des Sermons (Laus., in-8 ; 2* édit., 1836), et surtout l'Année évangélique^ méditations et prières pour le cuite de chaque jour, Paris, 2 voL in-13, 1864, où le penseur déjà malade a voulu déposer, avant de mourir, le fruit de ses expériences et l'expression de sa foi. Si ces deux volumes ne présentent pas beaucoup d'idées neuves et originales, ils offrent en revanche au lecteur une exposition claire, simple et fidèle do l'Evangile. Gauthey est mort lo 10 novembre 1864. — Voyez: la .\ouv. Diogr. générale^nvt.GMi' tliey ; A. de Moulel, Dict. bioyr, dcsgen&v, et des t?au{/.,elc., Laus.^ 1877|

GALTIIEY — GIBEUT

vol. I. ; L. Burnier, J7u<. iUi. de VéduaU. morale €t relig. ete., t. Il» Lau8., 1864. Louis Ruffet.

GEIGEB (Abniliain), savant rabltin alleinaiid. et clipf du parti de la réforme juive. Il»' à Francfort-sur-le-Mein m 1810, mort à Bt-rlin on 1874. Après avoir achevé de solides t'tudos aux universités de lleidelherg et do Bonn, il obtint, en 1832, la place de rabbin «le la conununauté israélite de Wiesbaden. Il fut appelé au même titre à Breslau (1838), à Fraucturt (1868) et à Berlin (1870), où il devint en outre professeur à Técole supérieure des sciences judaïques, nouvellement érigée. L'esprit d'indépendance avec lequel Geiger a jugé les usages religieux encore en vigueur parmi les Israélites, et proposé des réforme?, lui valut des sympathies et des animosités également vives. Pourconcilier les opinions dissidentes, il provoqua des asseniblées de rabbins qu'il présida à diverses reprises; la première se tint à Brunswick en 1844. Geij^er «lébuta dans le uioiuie littéraire par un mémoire qui lut couronné sur cette (juestiou, proposée par la Faculté de philosophie d(» Bonn : Quesl-ce Mahount n enir pnmté (if. la relifjioti judaïtjue? Bonn, 1833. Plus l^ud.il publia le Journal de ia théologie judaïque, Francf. et Stultg., 1835-1839; Grùnb. et Leipz., 1842-1847, qui devint un des plus importants organes du judaïsme en Allemagne. Il laut, en outre, citer de lui : Melo Chofnajim, Berl. , 1840 ; Site Haamanim^ 1847 ; Etudes mr Moies-ben-Maimonf 1830 ; De la défense israt'flte contre les nttaf[)ies chyrtienncs au moyen âge, 1851-52 ; Jsaak Troki, apologiste du judaïsme à la fin du X 17" sioch, { 853, la traduction du Divan du Cnstillnn Abul-IIassan-Juda-ha-Let'i , 1851, avec cNimmentaire et notice biographique; Manuel de la langue de la Mhchna, 1845.

GBERT (Jean-Louis\ un des plus zélés et des plus courageux pasteurs du désert, sorti du séuuuaire de Lausanne en lévrier f7il, traqué comme un mallaileur par la maréchaussée, réunit de nombreuses assemblées de prières la nuit en Saintonge, fit des baptêmes et des mariages, malgré l'espionnage des agents de l'intendant Bâillon, stimulé par le clergé romain et lea ministres de Louis W. Gibert échappa providentiellement à un guet-à-pens qui lui fut tendu par Tévéque de Saintes, Simon-Pieire de la Corée. Voici le récit que nous extrayons mot à mot du registre catholique de baptêmes et de mariages de la paroisse Saint-Martin, de la main et de la signature de M. Forfel. curé de Pons, ténioin oculaire non suspect des faits ({u'il relate. Le registre fait aujourd'hui partie des archives île l'état civil de la mairie de Pons : « Vers le mois de mai 1154, dit l'abbé Fortet, vint s'établir à Pons, avec sa femme, un homme qui se nomma Syntier et ^ui paraissait être de quelque considéntion. M. Syntier parut d'abord un zélé protestant; il ne voulait avoir aucune communication avec les catholiques, pas même pour les marchandises dont il avait besoin. Les protestants de Pons lui donnèrent toute leur confiance. Sa femme vint à accoucher au commencement de novembre; n*ayant point apporté son enfant à l'église, le curé soussigné alla avec le sieur Paroissier, son vicaire, chez le sieur Syntier. Il ne s'y trouva point ; la dame qui conunençait à se lever se présenta et dit que sou eu^it était baptisé par ces messieurs. Le curé Ht sa déclaration au

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