‹ Encyclopédie des sciences religieuses;Chapitre 117 sur 158 · L. DK RlCHEMOND · texte numérisé non relu

L. DK RlCHEMOND

GILLES DE ROME, arrhevèqup de Bourges depuis 12«5, mort en 1316, appartenait à la iaïuillc dos Golonna. Il étudia à Paris sous Thomas d'Aquin et Bonaventure, fut précepteur du foi Philippe le Bel, docteur et professeur en théologie et en philosophie à Tuniveraité de Paris, oîi il conquit le surnom de dœtar ftmdaiisiimut^ theologorum princep$; il était aussi général de l'ordre des augustins et un défenseur ardent des doctrines de Thomas d'Aquin. Parmi ses nombreux ouvrages, dont beaucoup n'ont pas encore été imprimés, nous citerons : 1* des Coîuwrn^ tairessur V Ilexamèron^ sur le Cantique des C ontignes^ sur ies EpUres de aaint Paul, sur les Sentences de Pierre Lombard ; 2** un Cnmpeniiutfi theologiic : 3" des (rait«^s dogmatiques De cm-pore Christi, de pec- 'cato or'ffjinnh' : \^ un ouvra<ro IJe rcf/lmini' princf'puin, etc., etc. — Voyez Trithèiue, Pc scrîptor. écries., p. 121; Iiul£eus, liistor.univ. Paris. ,111, 671 ; Cave, Hi^t. lit. script, eccl., II, 326.

GLAIRE (Jean -Baptiste), savant orientaliste, né i\ Bordeaux en 1798, mort à Issy Seiiie) en 1879. Il vint terminer ses études théologiijuos à Saint-Sulpice , tout en suivant les cours de lan gues orientales. Il entra dans les oîàm en 18S2. Elève de Sylvestre de Sacy et d'Eugène Bumouf, il se livra à renseignement des langues orientales. H fit, de 1822 à 4834, au séminaire de St-Sulpice un cours d'hébreu, suppléa, en 1838, Ghaunac de Laniac à la Sorbonne, le remplaça en 1831, et devint, dix ans après, doyen de la Faculté de théologie réorganisée. Il reçut, en outre, les titres de chanoine, de vicaire général honoraire de Bordeaux et fut attaché, en 4810, au chapitre métropolitain de Notre-Dame. On a de l'ahbé Glaire : 1** Lexicon mnnuale hebraîcum et chaldaïcum, 1830; réédité et augmenté en 1843 : 2*' Principes de r/rarynaaire héhraïqur et chal'iahpie, 1832 ; 3* édiî., 18i3 ; 3" Chresioynathie hébraïque et chaldatqtte, avec la Sainte Bible en latin et en français, notes explicatives et réflexions morales, 1834, 3 vol. ; 4" Tnrnth .Moschc, le Penfafeufjue, etc.. 1836-1837. 2 vol. ; 5° Introducfioi) historique et critique aux Livres sainls. 1836, 6 vol. ; 2" édit., I8i3 ; G' Les Livres saints venges, 1845. 2 vol. ; 2" édit., 1874, 3 vo). ; 7« abrégé de l'introduction historique, 1816; 5* édit., i9n0;9' Manuel de rhébraîsant, eonteatakide» Fiémenis de grammaite hébraïque, une Chrestomathie et un Zextqtte, 4856 ; 4* édit., 1873 ; 9* Concordances arabes du Coran; Principes de grammaire arabe, 1857 et 1861 ; 10* La Bible selon la Vulgaîe, 1863, avec beaucoup de notes ; 14" Dictionnaire universel des sciences ecclé' siastiques, 4868, 2 vol ; puis de nombreux articles dans ï£ncyclo~ pédie du XIX* siècle, V Encyclopédie catholique, la Bibliographie catholigue, etc., etc.

GOBAT (Saiiuiel , évéque an|jlican de .Térusalem, né en 1790 à Crémine, dans le canton de Berne, mort à Jérusalem en 187U. Après avoir achevé

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ses études théologiques à Deme et à la maison des missions de Bàle, il aHa à Paris étudier l'arabe avec M. Silvestre de Sacy ; puis il se rendit à Londres où il se mit au service de la Société des Missions d'Islington (1825), chargé de prêcher l'Evangilp aux Abyssins et de leur porter une édition des quatre évangiles, imprimée on langue ambarique. 11 partit pour le Caire aver un missionnaire wurtomborgeois, Christian Kugier, mais ne put pondant trois an?, à cause de la guorro, passer au lion do sa destination. M. (lobat so rondit à Gondar, oû la langue anibariquo ost parlée. Les habitants se nlontr^^ont fort dociles à ses instructions. Mais la mort do son compagnon et la reprise des hostilités le forcèrent de quitter la contrée (1833). Son Journal d'un séjour en Abyssinie pendant les annéesJSSO-Z^ Paris, 1831; 3* édit, Londres 1847, fidt connaître Tétat du christianisme en Abyssinie, et contient des entretiens théologiques de Tauteur avec les indigènes. Après avoir été missionnaire à ifalte où il dirigea le collège protestant. M. Gobât fut nommé, en 1846, évêque d'anglican à Jérusalem, avec juridiction sur la Syrio, laChaldée, l'Egypte et l'Abyssinie; il fonda des communautés, des écoles, des orphelinnfs, do>; hospices h Jérusalem, Bethléhom, JafTa . Naplouse et Nazareth, déployant un véritable zèle apostolique dans l'exercice de ses iuij)ortantes ot délicatfs fonctions.

GOUJET (Glaudo-Piorroi, né à Paris le 19 octobre 1697. et mort à l'âge de 70 ans dans la môme ville, le !«•■ février 1767, était fils d'un tailleur, homme d'un caractère dur qui, selon Ghaudon, s'opposa, mais en vain, au goût de son fils pour l'étude. Mis en pendon rue6!t-le-Gœor, ches un maître de pension, le jeune Ooujet montra tant d'aptitude à profiler des leçons qui lui étaiout données, qu'il fut envoyé dès l'âge de sept ans au coll^ge Mazarin où il entra en siiièmc. Il y poursuivit sos humanités jusqu'en troisi^me qu'il fit, ainsi que ses classes de seconde ot de rhétorique, au collège des jésuites. Ces Pérès, voyant en lui des dispositions remarquables pour l'étude, cherchèrent à l'attirer dans leurSociélé. uiais ils no purent y parvenir. Dès coite ♦'j>o(jue, il montrait un goût prononce pour la piété, aimant la prière et suivant les conférences religieuses auxquelles il pouvait assister. Il se relâcha pourtant un peu dans ce zèle, jusqu'au moment où il se lia avec des jeunes gens pieux qui se préparaient à entrer dans le sacerdoce; leur exempk exerça sur lui une influence salutaire, on peut même ajouter décisive. Entré un jour dans l'église de Saint-tiormain-l'Auxerrois, il y fut soudainement rencootié par nn rayon de la grâce qui le pénétra jusqu'au cœur. Touché de componction, il se prosterna la face contre terre, versa des larmes de repentance au souvenir de ses pécliés. ot pendant unt^ heure entière répandit ainsi avec ferveurson ;lnie devant Dieu. A partir do l o momeut, on le vit rompre avec toutes les relations qu'il jufjoait peu favoraldes à ses proirré? dans la religion. — Résolu àombrasser l'état ecclésiastique, Goujet suivit les instructions que Ton donnait au.\ jeunes clercs, et reçut la tonsoie (1715). Après avoir terminé sa classe de philosophie, il étudia Ui théologie par lui-même sans en suivre le cours régulier. H y joignit l'étude des belles-lettres dans lesquelles il devait briller plus tard avec tant d'éclat ; car il fut à la fois excellent théologien et littérateur d'un giand mé-

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rite. Hniniiip droil, et de cunviclion sinriTO, il comijattit, dès les premiers jours de son .sacerdoce, la morale relAciit'e des jésuites, s'opposa aux éiiormités de la bulle f'nif/enitus,el,]nen que cela dût le oomprouiettre et nuire à sa carrière, il embrassa les doctrines jansénistes dont le sérieux répondait aux besoins de sa pieté. Ayant reçu les ordres Uiiueurs, il entra dans la congrégation de TOratoire, mais ayant été nonamé chanoine de

! S. Jacqttes^e-rHôpital , il s'en retira du consenjtement de ses supérieurs. Etenré au sacerdoce en 1724, il en remplit les fonctions pratiques av^

1 sèle pendant six ans. Atteint de la pierre, il en fat gaéri en 1736, et attribua son rétablissement à Tintercession du diacre Pàris. Appelant et réappelant, il se vit constamment privé des avantages auxquels son sa-

I voir et sa piété lui donnaient le droit de prétendre. On lui oÉrit plusieurs fois de riches bénéfices et des charges lucratives à la condition qu'il re*

i noQcerait aux doctrines qu'il avait embrassées : il refusa tout pour ne pas blesser sa conscience, quoiqu'il fut l'unique appui de noinl'reiix parents qu'il ne soutenait que difficilement. Devenu presque aveu <j;le dans les dernières années (le sa vie, ne pouvant plus demandera sa plume les ressources qui lui manquaient, il dut, pour se les procurer, vendre sa bibliothèque qu'il avait été cinquante ans à former et qui se composait de dix mille volumes. Un grand seigneur aussi géuéreuxque délicat, lo duc de liéthune- Charost, lui en avait offert le prix qu'il en demanderait lui-même. Mais quelques jours après que les livres eurent quitté sa demeure, le digne et pieux savant fut atteintd'une paralysie qui l'emporta en quelques heures. —L'abbé Gôujet était membre de plusieurs académies de province ; le cardinal de Fleury, alors premier ministre du roi, empêcha qu'il tùi admis àrAcadémie des Inscriptions et Belles-Lettres où sa place était marquée par son immense savoir. Ghaudon dit qu'il était peut-être le premier de nos savants pour sa connaissance de la littérature française. Goujet a écrit presque sur toutes les matières tliéologiques et littéraires, et écrit solidement surtout, ce qu'il faut constater, non sans étonnemeut. On est confondu à la vue du nombre des ouvrages qui sont sortis de sa plume savante et féconde. Il fut certainement l'un des «'-rudits les plus reniarquableset les plus distingués que la France ait produits ; sa droiture et son intégrité le privèrent des légitimes récompenses qui étaient dues à ses travaux infatigables, mais la postérité doit s'efforcer dé réparer les injustices de son époque intolérante, en rendant à sa mémoire un tribut de reconnaissance pour les services qu'il a rendus à la science et aux lettres. Ecrivant bien, quoique sans aucune recherche, il se fait lire sans fiitigoe, et son style est généralement plus agréable que celui des écnvains de son école ; d*ailleurs, il était trop littérateur pour revêtir sa pensée d'une phrase qui n*eùt pas été claire et correcte. On trouve une liste très étendue de ses ouvrages dans le Moréri de 1759, et dans les Mémoires historique» et littéraires qu'il a laissés sur sa vie. — Voici le c^îtalogueque nous en avons dressé à l'aide des répertoires bibliographiques les plus autorisés, en y joignant nos propres recherches: i. Maximes tur la /j^'ulfenre et sur la communion, Paris, 17.*}.'], 1 vol. in-lS, plusieurs tîditioiis. Selon le .Moréri de 175U, ou trouve ces •< Maximes » à la suite des a Prières du pécheur réconcilié » par le P. Uousscau, préti-e de l'O-

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ratoiro; selon Barbirr ot Oiiérard, au contrairo, oIIps soiil jointes à la « solido (It'volion du Rosaire » par le P. Boyer, Paris, 17:27. 1vol. in-12. Il sf pt'ul (|ii'on los trouvt^ <laris cliaciin de ces deux onvragp>:i Les ries (l>'s Sniufs pour tnus /rs Joui-s dr /'qnnéf, avec Phistoirp diis m}/s(/'r''s fh' .V"//v Sptf/neur, Paris. 1730, 7 vol. in-12, 1734, 17 10 etc. ,î vol. in-4. L' S mois de janvier, de lévrier et de mars, jusqu'au douzième jour sont de Mésenguy.(voir ce nom dans le présent supplément) ; le mois de décembre est de Roussel, professeur de rUniversité. Lliistoire des fêtes mobiles, de Mésenguy et Goujet ; les prières et les pratiques des dernières éditions, de Blondel; 3. Bibiioihèque des auteurs ecclhiastiqm du XVII h siècle^ pour servir de continuation à celle de M, du Pin{§m deux lettres de S. Dents CArcopnff ile, et les ouvrages qu*on luiattriMjf Paris, 1 736 et 1737, 3 vol. in-8 ; l'abbé Goujet avait composé un 4* volnni • qui est resté manuscrit, les jésuites en ayant empêché l'impression : 4. Itépome o Cavticle VI dfs mémoires de Trêroux du mnix de janvier 1737, 1737, in-H, rtMiiiprimée plus fard, avoc uno seconde lettre «-n r»'p«'n>e à un article du *< pnur et du contic ■> de rabi»»^ Pn''V(»st Soir « liddiiilli. franç. » de DucSauzetl; Sufi/dn/tr/if au /)lc(i(i)t. /tisfnr. dr Mortri, Paris. 1735. 2 vol. in-lolio : 6. IStnimut sujiji/é//t»'nf nu IHi lhni. Iiistor.i'iMorcri, Paris. 17-W. 2 vol. in-folio ; 7. Additions à cr nouveau su/ipléiiunt, Paris, 1735, 1 vol. in-folio ; 8. Dissrrlntion sur l'état des sciencei en France^ depuis la mort de Charlemagne jusqu'à la mort duroi Robert, Paris, 1736, 1 vol. in -12 ; 9. Dissertation sur les anciennes lois des Crétw; iO» Bibliothèque française, ou Bistoirede la littérature française depua rarigine de t imprimerie jusqu'aujourd'hui, etc., aoee un catalogue ia ouvrages dont on parle tians cette Bibliothèque, et un discours préHsû' flaire, Paris, 1740-1759, 21 vol. in-12; H. Lettre de .1/..., à un ami au sujet du « Temple du Groût. » par M, Arouet de Voltaire^ 1733. in-8,;

Abré[ié du Dictionnaire de la langue française par Bichelet, Lyon. 1756, i vol. in-8. ; 13. Dictionnaire de la luutjue française, parRichele'. Lyon, 1758. 3 vol. in-folio ; 14. Histoire de la rie et des ouvrages de V. AVro/f, liUxembonrir (Paris], 1733. 1 v»)!. in- 1.2 et in-18. souvent rt^imprimr; turmi- le tome XIV des » Essais tK* Morale, » de Nicole, iImiiI Quérard alfiniie que Goujet fut l'éditeur; 15. Viodr M. Fèlu- \i<ih>' de Ilerse, évr(/ue et co>nte de Châinns eu (limupuipie^ Utrcclit, ITS'"^- 1731); Rouen, 17il,in-12; la « Relation des miracles, » qu'on a jointe à ce livre, n'est pas de Goujet. 16. Vie de Léonard d'Arrezo, chancelier de la république de Florence; 17. Mémoire en forme d'observations, surk Dictionnaire des livres jansénistes, 1755, 1 vol. in-iâ; 18. Vieducsr^ dinal de BéruUe, resté manuscrit ; 19. Mémoire historique et littéreire sur le collège royal de France, fondé par te roi François Paris. I7S8. 3 vol. in-i2, et 1 v(d. in-4: 20. Almanac/t de Dieu, pour Towiée 1738.

1 vol. in-24;21. Histoire des Inquisitions, Cologne (Parisi 1759.2 vol. in-12; 22. Jfistoire du Pontifirut de Paul \ \ Amsterdam P.iris\ 1'^'

2 vol. in-12; 23. Lettre ù rahhé Pnjnlhm, Paris, Didot, 1H27, i-nxli. in-8; 24. I.ftlrr df rautfur de i < Histoire du coll^iie royal de Franco. » àiautt'ur d>' /' « IIi?toire de ri.'niversité de Paris u {Cri'\'ier\ au sujet d>i collège royal de France, Amsterdam (Paris), 1761, 1 vol. iu-li; i3.

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tatkm abrégée de la vie et de la mort de madame Marie- Elisabeth Tri" caletf veuve dû M, Lebemf. Paris, 1761, 1 vol. in-12; 25 bit. Abrégé de la vie de M, Trieaiet^ directeur dutéminairede S.^JVicolas du Chardon' net, en téte de sa « Biblioth. portât, des Pères de FEglise; » 26. Vie de

Jtufin, prêtte de fEglùe d^Aquilée^ Paris, 17:24, -2 vol. in-12; cette vie avait été primitivement composée par Dom Gervaise, l'abbé Goujet la refondit ^^ti^^ement, de sorte qu'on peut considérer cette édition comme un ouvra tre mm veau, appartenant à notre autour: Tî . f'JInffp de M. Lêvier, yifHrt' mhumé f/nns le cht/'ur de l'église de S. LcUy Paris, 1735, in-i; 28. Eloge de M. (lihevi, rélehre eanotiisle, il'M't, in-i; 20. Eloge hhtorique du cardinal Passionei, Lii Haye. i763, 1 vol. in-12 ; 30. Vie de M. Singlin, confesseur des Religieuses de Port' Hoyal^ en léte de ses « Instnidions sur les mystères, » 1736, in-12, a .été aussi publiée séparément ; 31. Vie de M. Nieoias Boiieau DetpKiauXt en téte de ses « œuvres, » Paris, 1735, in- 12; 32. Eloge du P. Jteyneau* de VOratoire, en téte de la «Science du Calcul, » Paris, 1735, in--4; 33. Eloge de M. Lombert, en téte de sa traduction de la « Cité de Dieu, » de S. Augustin, Paris, 1736, in-i2 ; 34. Abrégé de la vif de Xirolas Fontaine, en téte de ses «< Mémoires pour servir à l'Histoire do Port-Royal, » 173»;. in-12; 35. h'ioge de M. Florlot, en téte du tome VI de sa « Morale du Pater, » Bruxelles (Uouen), 17 'i5. in-12 ; 30. Viedupiù-le Ovide, eu téte de ses « Métamorphoses traduites par l abljé Hanier, Paris. 1737, iu-4 et in-12; 37, Eloge historique de M . iOwyut'/, en tètede son « Institution d'un Prince, » in'12, 1740, paru aussi séparémeift ; 38. Eloge de M, Boulienger, wocàt au ConseO et expéditionnaire en eour de Rome, en téte du catal. dç sa biUiotbèque, Paris, 1741^ 1 vol. in-12 ; 39. Eloge historique du P, Aorillon, minime, avec un Avertissement, en téte de ses « Pensées sur divers sujets de Morale, .> Paris, 1741, in-12; 40. Eloge historique de François de Poillg, célèbre graveur^ entête du « catal. de ses o'uvres, » Paris, 1752. in-12; il. Eloge bi.tfnrit/ue de feu M. Muratori, dans les « Mémoires » de l'abbé d'Arti|^niy. t. Vi, Paris, 1753, in-12; 42. Eloge historique du P. /iourgeref prêtre de l'Oratoire, dans le « Journal de Verdun, » juin 1743, p. 445 et suiv. ; 43 Eloge histnr. du P. Fnbre, prêtre de l'Oratoire et continuateur de 1' « Hist. ecclés. » de Fleury, dans le même journal, janvier 1754, p. 60; 44. Eloge historique de M. Bourgoin de ViUefore, traducteur dé s. Augustin, de s. Bernard, de Cieéron, ete., dans le « Journal » de du Sauzet; 45. Eloge historique de feu M. Jean Devaux, célèbre chirurgien, avec une lettre préliminaire^ dans les a Mém. » de Desmolets, t. VIII ; 46. Eloge historique de Dom Simm M opinot, bénédictin de la Congrégation de s. Maur, dans les mêmes « Mérn., » t. X : 47. Eloge historique du /{. P. Jean Xicéron, bnrnahile, h la trte du 40' vol. <le ses « Mémoires ; >» 48. Eloges historiques d\\.ugmim-Charles d'Aiiler: de Pierre Thomas, sieur du Fossé ; de Jean- Claude Sommier ; et de Philippe Ilecquet, médecin, <lans les mêmes « Mémoires ; » 49. Remarques sur divers articles des « Mémoires » de A'Méron, dans les tomes X et XX desdits « Mém. » ; 49. Trois lettres au 'même pire Nicéron : la 1*, iurJean Labadie;\ti 9^ sur André Valladier, abbé de $. Amoul de Metz, dans le t. XX des « Mém. » du P. Nicéron y

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la 3° sur Antninr Arnau/d, dans la « Hil»lioth. rais, dos ouvr. do TEur., » t. Vin ot dans le •< supplriii. au Nôcrol. de Port-Royal ; » 50. Dissertatiun sur la rif rt les ourraf/fs d'JIj/jmliff ; et Jmti firation de S. Ci/rilU (rAle.i nndri>-, «laiis los « Méni. •> de Désinulets, t. Y ; 51. Lettre n'n l'on réfute ce tpte .]/. Benetot de Perriu dit de C Eglise de S. Jacques de l'Hôpital^ dans sa dissertation .sur les hospices, dans le « Mercure de France, » 1736 ; 52. Lettre tur ta famitte du CardmalJoufJ'roy, dans le « Journal de Verdun, » 1738; 53. Relatitm du chapitre général dei binidieimt tenu à Marmoutier en 1735, 1736, in-4. ; 54. Dissertation où Von €xamme qui Von doit suivre, d'Hérodote ou de Ctésias, dans Ihistmre da rois d'Assyrie et des Âfèdes. dans les « Méin. » d^ Desmolels, 1. 1; 55. Réponse à une critique de. M. Fréretde la dissertation précédente^ dans les niâmes -< Méra. »; 50. Dissertatirm sur Chalcidîus, commentateur du Timée de Platout dans It s mêmes a Méin. » : 57. Lettre sur le ii* extrait du journal des savants du mois de Juin 1726, contre M. Andry, médecin, mômes « M^'in. » ; TiH. Relut i'>)i de rnssenibl' e de la nation de France à Constance^ pendant la tenue du f'oncile, au sujet des annales; avec une lettre prf''//iitin'iire, mêmes « M»'m, » t. ÎII ; 5U. ExpUcntim d'une médaille de 7'/Y//V//j, mêmes << Mém. » i. TV ; 60. L.ettre sur rnlilitê du travdil fuit en ennnnun dans les rouimunautés re/i(/ieuses. mêmes « Mém. », t. IV; 61. Un grand nombre de corrections au .Moréri de 1732; 62. Mémoire et lettres au sujet des carions faits au supplément deMoriri de 1735, sans la participation et eontr^ le ijréde tauteur, insérés à Yïûvi de Tauteur dans le « Journal des savants » (éd. de Hollande) septembre 1750 ; 63. Trois lettres en réponse à M. fabbé des Fontaines au sujet du supplément de Moréri, 1735, dans le « Poar et le Contre, » de Tabbé Prévost; 64. Lettre à M» Roques^ ministre à Baie, à l'occasion de s« « Remanjuos •> sur le même supplément, dans le « Journal » de duSaolet; 65. Lettre au sujet du pr(>sj}rrtus par lequel le même M, Roqtm a annoncé V édition du M<>réri faite à liùle, « journal de Trévoux, » «journal des Savants » et ailleurs ; 6(î. Corrections et additions au Moréri cl»' 4750 : ce sont celles (}ue l'on a désij^nées dans cette édition par ces met? : Mém. )niss. de .'/. l'ohlir Goujet ; 67. Disrours sur te reuonrellement di's études^ et /)ri neipaieuient fies éludes rer/ésias tiques dons le \'/ J'^ siècle et dans le A ] ' . en tête du .'i.'J" volume de 1* ' Histoire ecclésiastique, »àe Fleury, icontinualiou du P. Fabrej ; 6tS. Lettre où l'on répond â taerir tique de ce discours y « Mém. de Trévoux » ; 69. Lettre à M, Vabhé <fcf Fontaines sur un endroit de la « Dissertation » (voir 8 de cette notice bibIiograplii([ue),publiéedans les «Observations sur les écrits modernes,» rédigées par le même abbé des Fontaines ; 70. Lettres diverses en réponse à des critiques sur sa « Bibliothèque Française, » dans les « Obse^ vations » précédentes, le <« pour et contre, >• de VahUS Prévost et le «jeiu^ nal M de du Sauzet; 71. Lettre à M, Baudoin^ chanoine de Laval sur son t< Traité de l'éducation d'un jeune seif^neur, » IJildioth. Française de du Sauzet, t. XIV, i»^'- partie ; 72. Hitoire al/ré;/ée de In poésie française, ïh tétedela <■ Hildiotli. poétique, » de Le Fort de la Morinière, Paris. in-4 et in- 12: T'I. Plusieurs articles ilans les « Mémoires pour servir à l'hisloire dus honmies illustres dans la république des Lettres, » i7i6-

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1745, 43 vol. in-lS ; 74. Plusieurs articles dansles « Nouvelles littéraires, » Paris, 1723, 1724, in-^. Outre tous ces ouvrages, Tabbé Goojet a composé des introductions et des préfaces, publié des traductions et donné des éditions d'ouvrages qui constituent des travaux originaux par le soin qu'il y a apporté ; il faut les éuuiuérer ici : 75. Avertissement, en téte dps <■ Cas (if conscience » de MM. I^jimet et Fromageau, Paris, 1733, infolio; 7(3. Avertissemeni en trte du «Traité des horlop-es, » du R. P. Dorn Alexandre, r»'ligieux ijéuédictin. Paris, 1734, iii-8; 77. Préface^ en tète des « Essais de politique et de iiKjrale, » du chancelier Bacon. Paris, 1734, in-i2 ; 78. Pré/ace, en létedes <« Mémoires pour servir à l'histoife de Port-Royal, i> 1734-4738, dontGoujet, futréditeur,4vol.iD-12, le Uoéri de 17S9 dit 3 vol. ; mais il doit être dans Terreur ; 79. Frifaee et notet aux « Mémoires d'Àmauld d*Andilly, » Hambourg (Paris), 1735, 1 vol. in-12, édité par Goujet ; 80. Préface à Y « Histoire de la nouv. éditinn des œuvres de S. Augustin, des bénédictins, par Dom Vincent Thuillier, iii-4 ; 81. Préface en tète de 1' « Histoire de France, n de M<^zerai. édit. de 1740, in-i ; 8:2. Préface à la traduction de Uronet <le Maupertuy, d«'s -< .\ctesdes Martyrs. >» Paris. 1739, in-12, édit. nombreuses ; 83. Préface au « Traite de la paresse, » de Courtin. avec un h'ioge de l'auteur, 4" édition ;84. Acertiasement vXEpitre dédicatoire^ùu. tète du o Traité de l'orthograplie, » dr Le Roi, Poitiers, 1757, in-8; 85. Préface et notée aux « Mémoires de BAarolles, » Paris, 1755, 3 vol. in<- 12 ; 86. Cantiquee epirituele, avec la collaboration de P. Boyer de TOratoirs, de Tabbè-Molinier, de Tabbé de Fourquevauz et de quelques autres, Paris, Lottin, 1727, 1 vol. in-i2, souvent réimprimé depuis ; 87. ZeMutieien prédicateur, conte en vers, et quelques autres poésies peu nom* breuses ; 88. 1 iedeM. de Paris, rfiacre (de Barthélémy Doyen), en France, 1731, 1 v<d. in- 12 ; par la préface qui «'st de (îouj«'t, on voit (|ue l'ouvrage est autant df lui(iue de Doyen . tant il a ('li- refondu ; 8'J. IVotes à\i « Franc et véritable Discours au Uoi. sur le rétaldissenn-nl des jésuites, » d'Ant. Arnauld (le p»''re du Docteur), édit. donnée par (lonjet 1702,

1 vol. in-li ; 00. Révision, correction et augmentation des <• Prière» et affections pour servir d'exercice pendant la messe, » de Guyonnet de Vertroii, Paris, 1728, 1 vol. in-12; 91. Une édition des « Rpltres et Evangiles avec réflexions » parues d'abord en 4 vol. in-12, et que 8k>ujet revit en Taugmentant d'un grand nombre de réflexions, de pratiques et de prières, Paris. Jean Mariette, 1738, 3 vol. in-12 ; 02. Une édition revue parGoujeldu ((Traité théol. dogra. etcrit. des Indulg. et Jubilés de l'Eglise catliol. » ; de l'abbé Hoidot, Avignon (Paris), 1751, 1 vol. in-12; 93. Une édition procurée |)ar (ioujet et enrichie de notes de lui des « Mémoires de la li^Mie, » Amsterdam (Paris), 1758. G vol. in-4. Pour les traduction?, on lui doit les suivantes : 94. Traité de la vérité de la religion chrétieiuie, de Grotius, i^aris, 1724, 1 vol. in-12; nouv. édit. rev. etaugm. de nouv. rem. et d'un nouv. abrégé delà vie de Grotius, 1754,

2 vol. in-12 ; 95. Frineipet de la vie chrétienne, du cordinal Bona, Paris. 1720, 1 vol. in-12 ; 96. Giminementt d'un cœur chrétien, exprimés dam les paroles du psaume 118 (vers. hébr. 119), de Hamon, Paris, 1731, 1734, 1740 et 1750 avec une préface historique, 1 vol. in-12; 97,

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Récit abrégé des disputei théologiqws sur la puissance du pa^ie et its concilns, souientu dans le chapitre général des dominicains^ ossemMé à Paris le 26 mai 1611, trad. du lat* ; 98. Traduction d*un écrit latin ioh primé à Cologne en 1683, in-4, sous le titre : Notss m eensuram Bwgaricam IVpropositionumclerigallicani, etc. Ces deux traductions sont dans la « Suite du traité de l'autorité des rois, touchant raduiiuistralion de Tt-glisf, w de Le Vayer de Boutigny, Londres (Paris), 1766, in-!2; 9y. Un Avertissement eu tète de la« Lettre de N.N. au marquis de N.N. au suppl. du journal de Mod<'ne sur la théologie morale des PP. Hiisonibauni et Lîicrdix ; 1(K). Lo vin de Laurent de Mcd'iris, dt- Nicolas Valori, trad du lat., Paris. 1761, i vol. in-12; 101. Suppiri/ienl aux Jt('/l''xi"ns <run P(ir(u;/tiis, [nul. de l'italien. Gènes (Paris), ITOU, I vol. iii-12: 102. OOsrrval ions c/ ilu/. d'un /{t)))iai)) , etc.. <»u y/mv. supp/ém. aux Jif/hi. d'un Portugais, trad. de l'italien, en Europe ; Parisj. 17()0, 1 vol.in-li; 103. Plan du « l'raité des origines typographiques^ » de Mernian, trad. du lat., Âmtterdam (Paris), 1762, 1 vol. in-8; 104. L*abbé Goujet a participé au « supplément aux mémoires de Sully, » Amsterdam, 1763, 1 vol. in-12 ; lOis. 11 a eu en outre une large part à la continuation du P. Fàbre, de 1' « Histoire ecclésiastique, » dé Fleury, pour laquelle il avait composé une Histoire du Concile de Coutance, mais il abandonnai travail, en apprenant que le P. Fabre Tavait déjà entrepris et consentit à revoir le travail de ce dernier pour le corriger (voir le n° 58 de celte notice bibliographique); 100. à V « Histoire des auteurs sacrés et ecclésiastiques, » de doni Ceillier; 107. Lcltn' du inntujuis Guabrielli, etc., trad. de l'italien, 1701 ; 108. Collaboration au.x « Extraits des assertion»; soutenues l't enseif^nées par les ci-devant jésuites: » 109. Edition des « .Mé moires du duc de Holian. » avt-e une [iréraci* de (ioujet, Anisterd.ira (Paris), 1736, 2 vol. in-12; 110. L'abhû (ioujet a laissé des « Mémoires historiques et littérairrs » publiés, après sa mort, par l'ablié liarral, soo ami, La Haye (Paris), 1707, 1 vol. in-12. Ou trouve un « Essai surit mort de l'abbé Goujet, » par Dagues de Clairfontaine, à U smte de la « Vie de Nicole, » édition de 1767, et une notice sur lui dans le « Petit nécrologe a de 1778. A. Maulvadlt.

(HtAF (Charles- Henri), savant orientaliste, né à Mulhouse en 1815, mort en 1869. Après avoir terminé de solides études à la Faculté de théologie de Strasbour^% il accepta des fonctions de précepteur à Parii (1838), se fit recevoir licencié en théologie à Strasbourg (1842), docteur en philosophie à Leipzig (1846), en théologie à Giessen (1830)v Etabli en .Mlemaj^ne, il exerça les fonctions de professeur à l'Institut <le Reiuhard à Klcin-Z^cborber (lH 'i4) et a l'école royale de Misnie : IHiG . 11 fut nonniié nienibre de la Société lii^torifpie de Leipzig, de la Sixiété asiatique de Paris, etc., et«'. Nous citerons parmi les ouvrag^cs de (îraf:

Ùt' lihi'oruiu tSauiur/ls ni iwfjuin composition»: scrif)toriùii'< 't fde historiea, Ar}j^ent., 18i2 ; 2*^ Essai sur la vie et les écrits de J. Lrfecre d'Jitaples, Strasb., 1842 (l'auteur a repris et développé ce sujet daDi une Bavante dissertation publiée dans la Zeitschr. f, hist. TkeoL, 185^ H. 1 et 2) ; dP Moslicheddin SadVs Jlosengarten , traduit du persui, d'après le texte et le commentaire arabe de Sururi, avec remarques et

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