‹ Encyclopédie française d'urologie, publiée sous la direction de MM. A. Pousson,... E. DesnosChapitre 17 sur 62 · E XIX® SIÈCLE · texte numérisé non relu

E XIX® SIÈCLE

et Portai, ont égaré la- pathogénie des accidents du prostatisme en admettant que les tumeurs de la prostate rétrécissaient le canal. EverardHome. en 1811, fit connaître la véritable nature de l’hypertrophie qui, pour lui, n’est pas produite par une dégénérescence ; la rétention et les difficultés mictionnelles qu’elle détermine sont d’ordre mécanique. Cette notion éliminait la paralysie vésicale à laquelle on rapportait la dysurie des vieillards.

En Erance, Amussat-, puis Leroy d’Etiolles, écartant définitivement l’idée de cancer, acceptèrent les idées d’Everard Home sur l’hypertrophie

d’un tissu normal, dans des mémoires présentés à l’Académie de 1829 à 1832. Leroy décrivit un bourrelet transversal qui fermerait le col de la vessie à la manière d’une soupape. Trois ans après, en 1833, Velpeau démontra la bénignité de l’hypertrophie prostatique, mais il chercha à établir une analogie entre les tumeurs utérines et les fibromes prostatiques qui auraient ponr point de départ une goutte de sang extravasé.

C’est surtout Mercier qui fit entrer l’étude de l’hypertrophie dans une voie nouveEe. Hé au Plessis-Saint-Jean en 1811, E fit de bonnes études médicales, et dès son internat en 1834, il se consacra à la pratique des voies urinaires. Jusqu’à sa mort survenue en 1882, ü n’a cessé de publier et de produire, apportant dans ses polémiques une énergie dont ses devanciers loi avaient donné l’exemple. Le prix Montyon, puis le prix d’Argenteuil récompensèrent ses découvertes, mais ü ne put franchir les portes de l’Acadenu de Médecine ni de la Société de Chirurgie. Sensiblement plus jeune que cens de ses concurrents que nous connaissons, il se mêla à leurs luttes : l’a s0 lutisme de son caractère, la violence de ses répHques fit qu’E les eut presqu

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