HINDOUS
conclusion est la suivante : toutes les maladies urinaires deviennent incurables avec le temps, à partir du moment où les urines ressemblent à du miel.
Bu gravier se produit quand le vent divise une pierre en petits fragments. Si le vent est favorable, le gravier sort avec l’urine ; sinon, il est retenu. Si des
14 L'UROLOGIE DANS L’ANTIQUITÉ CHEZ LES PEUPLES DE L’ORIENT et l’emploi d’un régime végétarien. L’exercice est recommandé ; il diffère suivant les classes. « Si le malade est riche, il recherchera la bataille, le jeu, les promenades à ebeval ou à éléphant, à pied, en char ; qu’il vive avec les antilopes et suive un bœuf. S’il est pauvre, sans amis, sans sandales, sans parasol, que, l’esprit au repos, il fasse cent milles à pied. S’il est brahmane, qu’il recherche sa nourriture dans les épis abandonnés, et que, courbé à terre, il creuse une caverne et pratique des macérations. »
Des rudiments de chirurgie urinaire se retrouvent dans Çaraka et plus tard dans Supruta. La description de Hessler ne laisse pas de doute sur l’existence des sondes : instrumenta Mmlata mu Uipliàter adMbenda : on les emploie contre la dilatation et les tuméfactions du ventre dues à l’urine.
TXne indication assez précise de l’infiltration d’urine nous est donnée : la tumeur du scrotum provenant de l’urine est traitée par la sudation ; si elle ne se résout pas, le chirurgien perfore le raphé à gauche, y introduit un tube perforé et retire l’urine, puis il place une ligature. S’agit-il d’une ponction périnéale ou de l’incision d’un périnée infiltré ? Les injections étaient connues ; il en est parlé dans le traitement de la gonorrée.
Ailleurs, il est indiqué que les calculs de l’urètre doivent d’abord être traités par des médicaments, mais Çaraka parle de l’extraction d’une pierre au moyen d’injections et d’un crochet.
Pour les calculs vésicaux, nous connaissons déjà la thérapeutique médi: cale ; mais elle échoue souvent et Suçruta conseille alors de recourir à la taille. Même avec un médecin expérimenté, l’opération est aléatoire. Aussi l’appelle-t-on le suprême remède. Si on la néglige, la mort est certaine, et même si on la pratique, le salut est douteux. C’est pourquoi le chirurgien consciencieux opérera sous l’invocation d’Isvara.
«Le malade étant oint, sans vice des humeurs, un peu amaigri, ayant leeoips peint et débarrassé des mauvais esprits, ayant sacrifié et obtenu des présages favorables, ainsi qu’une bénédiction suivant le rituel des sacrifices précédemment indiqué, tout ce qui est nécessaire étant préparé, le médecin encouragera le malade ; puis si son patient est courageux et sans peur, il lui ordonnera d’abord de s’asseoir dans un bouclier sans saillie, puis de se renverser en relevant les hanches. Le patient rapprochera les genoux et les coudes, qu’on fixera avec des liens. Le médecin saisira alors le côté gauche de. l’ombilic, préalablement bien frotté d’huile, et il le pressera fortement avec le poing en descendant jusqu’à ce que le calcul soit tout en bas. Il s’enduira d’huile les doigts et se coupera les ongles, et il introduira l’index et le médius gauches dans l’anus, en entrant suivant la suture ; puis il réduira prudemment, mais en y mettant de la force, l’espace entre l’anus et la verge ; il s’approchera de l’abdomen inférieur (la vessie) qui est indolore, de forme régulière, y portera ses deux doigts jusqu’à ce qu’il touche le calcul pour que celui-ci fasse saillie comme un nœud.
« Si le patient, quand on tient le calcul, s’évanouit et laisse pendre la tête, comme un mort, le médecin ne doit pas pratiquer l’extraction ; car, s’il la pratiquait, le patient mourrait nécessairement. Mais, si ees symptômes manquent, le médecin peut tenter l’extraction. »
S’écartant de la suture vers la gauche de l’étendue d’un grain d’orge, le médecin prendra un scalpel proportionné à la grosseur du calcul. Il peut
pénètre pour la rétention, la blennorragie, la cystite, la gravelle, la polyurie.
Ces opérations chirurgicales sont à peu près les seules que pratiquent les Chinois ; nulle part il n’est question non seulement d’une tentative de lithotomie, mais même d’un cathétérisme; néanmoins celui-ci est pratiqué, mais par des spécialistes non médecins, qui sont du reste méprisés des lettrés!
La médecine est libre en Chine et constitue une sorte de charge héréditaire. Dans la plupart des couvents bouddhistes, un vieux moine exerce la médecine et initie de jeunes bonzes. Ces lettrés étudient dans les livres anciens, mais se bornent à la théorie et à l’examen du pouls. A côté d’eux, les ambulants, les aventuriers vendent des remèdes et seuls exercent une chirurgie rudimentaire. Mais, comme dans tout l’Orient, la catégorie de guérisseurs qui inspire le plus de confiance aux masses est celle des sorciers qui vivent de la superstition et dont les pratiques magiques révèlent parfois une certaine connaissance de la médecine.
GTuddéens. — Bien que la civilisation ait été très développée chez les Chaldéens, il est difficile de trouver une indication sur ce qu’était la médecine chez eux. Hérodote prétend que la seule pratique médicale des Babyloniens consistait à exposer leurs malades sur la voie publique en invitant ceux qui avaient vu des maladies semblables à donner leur avis sur le traitement à appliquer. Il a sans doute accueilli cette fable à une époque où les traditions médicales étaient perdues, car le Bristish Muséum possède des fragments d’un syllabaire sumérien, sorte de dictionnaire de mots et de signes, qui mentionne les différentes parties du corps, les reins et la verge en particulier. D’après ce document, les médecins sumériens et babyloniens auraient connu et interprété les différentes colorations de l’urine, blanche ou pure, noire, nuageuse, boueuse, sanglante. Hs seraient les précurseurs des Egyptiens, du moins d’après ce document qui remonte-
D’autres inscriptions cunéiformes prouvent l’existence de prêtres-médecins qui exerçaient un art de guérir rudimentaire, et se livraient surtout à des pratiques magiques ; nulle part ailleurs, les arts occultes n’ont eu un développement plus grand qu’en Asie Mineure et leur influence s’exerce encore de nos jours.
Hébreux. —Il en fut de même des Hébreux dont les anciennes coutumes étaient imitées des Egyptiens y compris leurs grossières superstitions et même la pratique, rituelle plus qu’hygiénique, de la circoncision. Ce n’est qu’à une époque relativement récente, vers 550 avant notre ère, que le Thalmud reçut sa codification définitive; on y retrouve les principes de médecine et d’hygiène de la Bible avec ce qu’v ont ajouté les lévites, les rabbins et les
Figure dp- Traité (FAitàfÔmfcyCûmposé, pai£Mansoür ibn Ahmed; pour le prince timburïde Ziga' él; Hakk wa’l-Soultaneh wa’d ) Dounii wa’d Din, par Mohammed Béhadour \{nibliothèquejiationalè. — Manuscrits persans, n° '1555.)