‹ Encyclopédie française d'urologie, publiée sous la direction de MM. A. Pousson,... E. DesnosChapitre 6 sur 62 · MINEURE · texte numérisé non relu

MINEURE

En Turquie, l’hématurie, l’albuminurie et le catarre vésical, très fréquents, résultent d’excès vénériens, des médicaments abortifs, antigonorréiques, aphrodisiaques et des bains trop chauds. Par contre, on y trouve rarement les diabètes insipide ou sucré ; on a observé une hématurie mystérieuse et tenace, bien que bénigne, chez les pèlerins au retour de Kirkilah.

La blennorragie ne paraît pas commune ; elle est traitée par les moyens indiqués contre la- dysurie : en outre, les Persans, surtout les nomades, ont conservé l’abominable pratique des actes.de bestialité dans le but de faire cesser l’écoulement : le contact de l’â-nesse serait particulièrement efficace.

Les autres maladies urinaires sont rares et mal connues ; les rétrécissements, l’hypertrophie prostatique ne se rencontrent pas souvent. Il est difficile d’ailleurs de le savoir exactement, caries indigènes ne consultent guère les médecins étrangers, et même les Européens non-médecins que pour leur demander des recettes aphrodisiaques.

Notons enfin que l’urine est comptée par les interprètes de la loi divine des musulmans parmi les choses impures ; par exemple, quiconque a commis la maladresse de souiller ses mains ou ses vêtements en urinant, est chargé de faire une absolution rituelle, et il n’y a de plus grave injure pour un Osmanli que de lui dire : « Que les chiens pissent sur le tombeau d.e ton père » ! La même raison a fait naître la coutume de faire ses besoins naturels en s’accroupissant, soit en plein air, soit dans les étranges latrines en usage en Orient. Aussi les Persans détestent-ils les Européens, parce, qu’ils urinent debout et négligent ensuite de purifier leurs parties honteuses avec la main gauche (Seidel).

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