‹ Encyclopédie française d'urologie, publiée sous la direction de MM. A. Pousson,... E. DesnosChapitre 50 sur 62 · PATHOLOGIQUE · texte numérisé non relu

PATHOLOGIQUE

L’hypophosphaturie se voit au contraire dans les dernières périodes de la tuberculose, dans certaines néphrites, dans la cirrhose atrophique.

A ces principaux rapports utiles à connaître, il importe d’ajouter ce qu’on pourrait appeler les rapports cryoscopiques qui rendent parfois des services

On a vu que le point de congélation A de l’urine, généralement compris entre — 1°3 et — 2<>2, était proportionnel à la concentration moléculaire de l’urine, quelle que soit la nature des molécules dissoutes. Mais cette donnée, envisagée seule, ne constitue, comme la densité, qu’une indication générale. Les auteurs qui l’ont étudiée ont su en tirer davantage.

a) Poids de la molécule élaborée moyenne. — H existe une relation qni, étant donné le poids P p. 100 d’un composé dissous et le point de congélation A de sa solution, permet de connaître le poids moléculaire de ce composé. Cette relation est la suivante :

LOGIQUES

coulera de l’raiue, ou a appris à caractériser ces différents composés.

Le. chloroforme a aussi la propriété de réduire la liqueur de Fehiing, c’est pourquoi on doit le proscrire pour la conservation de l’urine destinée à l’analyse.

Quoi qu’il en soit, une réaction positive obtenue avec le réactif eupropotassique permet de conclure à la présence d’un sucre réducteur et rien de plus. Si on veut savoir le nom de ce dernier, c’est alors qu’on doit recourir à la phénylbydrazine.

b) Emploi de la pTmylliydmzine. — Sous l’action de la phénylhydrazinè, les sucres réducteurs, c’est-à-dire les sucres à fonction aldéhydique ou eéto* nique, ont la propriété de fournir des composés insolubles, cristallisés, jaunes, appelés osazones. Si nous prenons un sucre en C‘ comme exemple, l’osazone

156 ÉTUDE DÉS URINÉS NORMALES ET PATHOLOGIQUES

Cependant, il est en effet des cas où, en se mettant dans les meilleures conditions possibles, il est très difficile de saisir la fin de la réduction de la liqueur eiipro-tartrique. C’est ce qui arrive avec certaines urines de diabétiques, pauvres en glucoses et relativement riches en principes créatiniques. ’ Parmi les procédés proposés pour remédier à cet inconvénient-, celui dé Catjssb, réglementé par Bohnans sous l’inspiration de Dekigès, est certainement le plus recommandable ; c’est lui qui a été adopté au V« Congrès de

procédé

mi

fil!

LOGIQUES

A défaut de pots

l pourrait utiliser la formule suivante :

ÜPI

Ifü II

ÉTUDE DES URINES NORMALES ET PATHOLOGIQUES

mann à la recherche de la tuberculose urinaire. Cette méthode due à Debré et Paraf consiste à rechercher non plus la présence d’anticorps, mais, au contraire, celle d’un antigène spécifique qui existerait dans l’urine en pareille circonstance. Voici, textuellement reproduite, la technique des auteurs d’après les Annales des voies urinaires :

La réaction proprement dite est précédée de manœuvres préliminaires indispensables.

ments qui entreront en jeu dans cette réaction.

1° Sérum hémolytique anti-mouton ( ou anti-humain). — Il se préparera plusieurs semaines auparavant, par injections successives de globules de mouton à un lapin. On injectera à des intervalles de huit jours, 10 à 15 centimètres cubes de globules de mouton recueillis aseptiquement, bien lavés et défibrinés. Il sera bon de préparer deux lapins. Au bout d’un mois, le sérum du lapin recueilli par saignées dans la carotide sera hémolytique et prêt à servir. Il sera centrifugé avec soin et ensuite chauffé plusieurs fois à 56° pour le débarrasser de l’alexine qu’il contient.

On le titrera une fois pour toutes, en mettant des taux variables de 0,1, 0,2, 0,3, etc. En présence d’alexine et d’une émulsion de globules, le tube où l’hémolyse est franche et nette contient la bonne dose à employer. Il est d’ailleurs facile actuellement de se procurer un tel sérum tout fabriqué et tout titré dans le commerce.

Acheté ou fabriqué personnellement, ce sérum anti-hémolytique sera conservé dans des tubes scellés.

2o Globules de mouton. — On les enverra chercher aux abattoirs dans des flacons stériles. On les lavera soigneusement en en mettant une petite quantité avec de l’eau physiologique, dans un tube à centrifuger. On agitera et on fera centrifuger à nouveau. Au bout de trois centrifugations généralement, l’eau qui surnage est absolument claire, et les globules prêts à être employés. On les diluera au 20e (1 centimètre cube pour 20 centimètres cubes d’eau physiologique) et on emploiera 1 centimètre cube de cette dilution.

Les globules peuvent se conserver intacts à la glacière pendant un jour

Page 1