CHAPITRE II
TOXICITÉ ET SEPTICITÉ URINAIRES
Ch. ACHARD et G. PAISSEAU
TOXICITÉ URINAIRE
C’est une notion aujourd’hui classique que l’organisme est, à l’état physiologique, un réceptacle et un laboratoire de poisons ; il existe constamment une menace d’intoxication, conséquence obligée des phénomènes biologiques
production de déchets plus ou moins toxiques.
Il faut encore compter avec les poisons introduits dans l’organisme : l’alimentation normale s’accompagne nécessairement de l’introduction d’une importante quantité de produits, nuisibles et certains états pathologiques peuvent être dus à l’introduction de poisons exogènes. D’ailleurs, même en dehors des intoxications vraies, on peut dire que presque tous les états morbides sont plus ou moins fonction d’intoxication : intoxication par des poisons fabriqués par l’organisme lui-même en raison des déviations de la nutrition dont tout état pathologique s’accompagne presque nécessairement, intoxication par les produits microbiens ou par les cellules de l’organisme troublées dans leur fonctionnement sous l’influence des germes pathogènes : l’état infectieux est, pour une part plus ou moins grande, un état toxique.
La résistance à l’intoxication, que comporte le maintien' de l’équilibre physiologique de l’organisme ou sa défense contre les agressions dont il est l’objet, est réalisée par des processus divers.
. Une partie de ces poisons est neutralisée dans l’organisme lui-même ; le foie est, à èe point de vue, un des principaux organes de défense.
Mais, normalement, un des principaux moyens de défense réside dans les processus constants d’élimination dont sont chargés les différents appareils d’émonetion : le rôle des poumons, de la peau, du tube digestif n’est pas négligeable. mais celui de l’appareil urinaire est de beaucoup prépondérant.
Le rein est, en effet, Pémonetoire par excellence de l’organisme, c’est lui
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distillée
toxicité urinaire sa théorie plus eomprehensive de Fui multiple qui s’est substituée aux anciennes théories un Ces conceptions ont été grandement précisées dep perméabilité rénale, par celles du mécanisme régulateu
S’il en est de même an point de vue expérimental, cela se peut expliquer par le défaut de précision scientifique de la méthode ; on a vu en effet qu’il n’a été répondu que d’une façon très insuffisante aux objections qui lui ont été faites, et que les procédés de correction proposés se sont montrés impùis-
divers, des renseignements intéressants, applicables selon 1 logie générale, à la physiologie, à la physiologie pathologiqi tique et à la clinique.
— OSMONOCIVITÉ
le NaCl.
H s’opère ainsi, comme l’un de nous l’a montré: avec G-atllaud une ti dance à la régulation non seulement de la concentration moléculaire mais au delà composition chimique. C’est-à-dire que l’organisme tend consta
as perdre de vue dans les applications qui ont été laites de s aux phénomènes biologiques.
stj malgré les incertitudes de ce problème, il a suscité de non ss sur la pression osmotique des différents liquides, comme
ï. — APPLICATIONS PATHOLOGIQUJ
Cryoscopie urinaire. — Nous signalons seulen Claude et Balthazakd, qui, à la suite des travaux de Bousquet, Léon Bernard, a essayé de fournir un pro renseignements fournis par l’exploration cryoscopie