‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 107 sur 638 · MOYENNE · texte numérisé non relu

MOYENNE

Les anévrysmes de ce vaisseau sont extré* moment rares, et résultent ordinairement, sinon toujours, de quelque violence extérieure. Ils ont une grande tendance à perforer le crâne et à se montrer à l'extérieur sous le cuir chevelu. Avant que cette perforation ait lieu, la nature de la tumeur peut être le sujet de bien des incertitudes. Les symptOmes qui précèdent la perforation sont ceux que détermine la compression du cerveau. Le malade acouse une céphalalgie violente et bien localisée, des ver« tiges, un bourdonnement constant dans les oreilles, une tendance aux défaillances et quelquefois aux vomissements. On peut aussi constater des convulsions spasmodiques dans un groupe particulier de muscles du côté opposé du corps, ou de la paralysie de ces muscles, ou même de l'hémiplépe (2). En outre, le malade se plaint ordinairement d*un battement dans la région affectée, et à l'auscultation on peut entendre le souffle anévrysmal. Quand la tumeur perfore le crâne, le diagnostic devient beaucoup plus évident Une tumeur apparaît sur le trajet d'une des principales divisions de l'artère méningée moyenne; cette tumeur bat nettement, et, quand elle est assez volumineuse, elle peut donner au doigt une sensation d'expansion latérale. Elle est molle et fluctuante et peut présenter un léger thrill appréciable au toucher. Sous l'influence de la pression, la tumeur se réduit, et, cette réduction obtenue, il est possible de constater Fexistence de la solution de continuité de l'os. La réduction ne s'accompagne pas ordinairement de symp-

(1) Uatchinson, Association Journal, p. 1067, 1855.

(2) Follin et Duplay, Traité de path, externe, t. III, p. 584, 1869.

FREDERICK TREVES. — MALFORBIATIONS ET MALADIES DE LA TÊTE

tomes cérébraux. La compression de la carotide primitive du côté affecté détermine une diminution de volume, ou même la disparition momentanée de la tumeur, tandis que ia compression de la carotide opposée produit une augmentation de volume. A l'auscultation, on entend un bruit de souffle distinct au niveau et tout autour de la tumeur. Le diagnostic s*appuie encore sur les commémoratifs et sur Tétude des symptômes éprouvés par le malade. Dans un cas (i) où il s'était formé une tumeur extérieure consécutivement à la perforation du crâne, on crut à un kyste, et Ton se mit en devoir

deprocéderà son extirpation. L'incision fut suivie d'une hémorrhagie grave. On ne put arrêter le sang, et' le malade succomba rapidement.

Le seul traitement opératoire applicable à ces anévrysmes est la ligature de la carotide primitive du côté affecté. Rremnitz (t) rapporte un fait dans lequel l'opération fut pratiquée pour un anévrysme de la méningée qui avait perforé le crâne et formé une tumeur extérieure toIumineuse. La guérison complète fut obtenue; on protégea l'ouverture du crâne avec une plaque d'argent

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