‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 127 sur 638 · OPÉRATIONS PRATIQUÉES SUR LE CRISTALLIN · texte numérisé non relu

OPÉRATIONS PRATIQUÉES SUR LE CRISTALLIN

C'est à Daviel que revient l'iasigne honneur d'avoir établi que l'extraction était la principale méthode rationnelle applicable à la guérison de la cataracte. Son premier rapport sur les résultats de ses opérations fut déposé à l'Académie royale de chirurgie en f752 et publié dans le compte rendu de cette société savante une année après, avec ce titre : Sur une nouvelle méthode de guérir la cataracte par l'extraction du cristallin, Daviel^ dont nous exposerons plus loin le procédé, découpait un lambeau en pleine cornée; mais à la longue ce procédé subit d'i mportan tes modifications dont l'effet fut d'obtenir une meilleure coaptation du lambeau. Ainsi de Graefe, s'efforçant de réduire de plus en plus la hauteur de la plaie, en vint à comprendre dans sa section un semblant de lambeau ne touchant que tangentiellement la cornée et courant en grande partie dans le tissu sclérotical. Une semblable section était évidemment plus propice à la réunion, aussi obtint-on un plus grand nombre de guérisons. Mais cet avantage, il fallut l'acheter par une généralisation de l'iridectomie combinée avec l'extraction, l'excision de l'iris s'imposant comme une nécessité absolue si on pratique la section périphérique de de Graefe.

Actuellement, on est arrivé à adopter des sections occupant le bord de la cornée et qui permettent, suivant les cas et l'état de tension de l'œil, de conserver ou d'exciser l'iris dans une étendue très restreinte. Ajoutons que ces sortes de sections sont, comparativement à celles qui intéressent la sclérotique, moins blessantes pour l'organe, et exposent certainement moins à une rare, mais terrible complication, l'ophtalmie sympathique. 11 faut remarquer aussi, d'après de Wecker, que lorsque les conditions de tension sont propices, la conservation de l'iris fournit une protection des plus efficaces contre l'interposition dans la plaie cornéenne, d'abord d'une petite portion de l'iris qui s'enclave aisément dans les points périphériques de la section, en dépit parfois d'une réduction apparente parfaite, muis surtout de débris capsulaires qui deviennent souvent une cause d'irritation prolongée et de formation de cataractes secondaires. Toutefois pour que l'extraction sans iridectomie donne ses heureux effets de guérison rapide et durable, il est urgent que l'iris ne vienne pas prendre adhérence avec la plaie, et c'est certainement là recueil des extractions simples, si parfaites au point de vue cosmétique.

Nous avons déjà, en décrivant les diverses formes de cataractes, indiqué à quel genre d'opération, suivant les cas, on devait avoir recours. Il nous reste maintenant à faire connaître les moyens chirurgicaux appliqués à la cure de la cataracte. Si nous laissons de côté l'aôatMefiMfi^ depuis longtemps condamné, il n'existe que deux méthodes opératoires de la cataracte : Vextraction^ que l'on doit à Daviel, et la diseitim, qui a surtout été érigée en méthode par Conradi.

Nous nous occuperons d'abord de l'extraction, qui est de beaucoup la méthode la plus importante. Les divers procédés d'extraction peuvent tous être ramenés à deux modes opératoires principaux : l'extraction linéaire et l'extraction à lambeau,

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