EXTRACTION LINÉAIRE SIMPLE
yction liDéaire simple ne devra être pra- [ae sur des cataractes absolument ou rendues telles à l'aide d'une discialable, si le cristallin se montrait trop Dt Ce procédé sera absolument à reje- 'agit d'une cataracte munie d'un noyau, • que celui-ci ne puisse être ramolli par aration de la capsule. Ce mode opérapourra donc être appliqué que chez de njetSy dans des cas de cataractes conis, ou développées chez des enfants ; il a surtout son emploi lorsqu'on aura ik cataracte juvénile, mais il ne pourra lèn être prudemment exécuté sur des ijant dépassé vingt-cinq ans, bien que ine cependant rencontrer de nombreu-
ses exceptions à cette règle, en particulier si le début de la cataracte remonte à l'enfance. On
Fig. 15f)0. — Écarteur à vis pour Tangle interne.
pourra aussi étendre avec avantage l'emploi de cette méthode d'extraction à la cataracte trau-
Fig. 1531. — Pinee à fixer avec ressort.
e de jeunes sujets, ainsi qu'aux larges tes lonulaires qui ne pourraient être wX traitées par la pupille artificielle, b condition d'obtenir un ramollissement fla ia cristallin par une large discision.
Les instruments nécessaires pour pratiquer l'extraction linéaire simple sont les suivants :
1<^ Un petit écarteur interne à ressort s'appliquant sur le dos du nez (fig. 1530). Cet écarteur s'emploie d'ailleurs pour la plupart des procédés
Fig. 1532. — Couteau lancéolaire droii.
Kâoo et se montre moins encombrant i|rands écarteurs recourbés destinés à pliquès sur la tempe. Cet écarteur intflre encore cet avantage qu'à tous les ieropération, il peut être saisi parTaide
et soulevé légèrement, de façon à empêcher la pression des paupières sur le globe de l'œil , et cela, sans que cette manœuvre de l'aide ne gêne en rien l'opérateur ; 20 Une pince à fixation à ressort (fig. 1531) ou
JLVJiR
Fig. 153:^ — Kystitome avec curette de Daviel.
irerrou, n'exposant pas à une ouverture e de la pince au moment où l'opérateur ittend pas ;
ikrge couteau lancéolaire droi t (fig. 1 532) ; 3 kystitome portant à l'extrémité de son e une curette de Daviel (fig. 1533) ou npk spatule de caoutchouc de de W'ecker
irateur étant placé devant le sujet cou- 3 s'agit de l'œil gauche, ou derrière lui,
Encycl. de chirurgie.
si on a afi'aire à l'œil droit, on place d'abord entre les paupières le petit écarteur. On saisit
Fig. 1534. — Spalule en caoutchouc de de Wecker.
ensuite près du bord interne delà cornée, suivant le diamètre horizontal, un pli conjonctival, de façon à bien fixer l'œil. Le couteau lancéo-
178 MASSELON. — MALADIES CHIRUIIGICALES DE L'ÎEIL £T DE SES ANNEXES.
laire est conduit dans lu chambre antérieure en traversant ta cornée suivant une ligne qui couperait perpendiculairement le milieu du ravon externe de ta cornée. La pointe du couteau entame donc cette membrane en ua point qui serait équidistant du centre cornéen et de l'extrémité externe du diamètre horizontal. L'instrument est d'abord tenu 1res peu obliquement par rapport à la surface cornéenne, mais dès que sa pointe a traversé la cornée, on at>aisse la main qui tient le couteau et on Tait glisser celui-ci parollélemcnt à l'iris dans la chambre antérieure, jusqu'à ce que sa pointe arrive à l'extrémité interne du diamètre cornéen horizontal. On relève alors la pointe de la lame vers la surface postérieure de la cornée, tout en retirant lentement et régulièrement l'instrument. Si on a fait usage d'une lance de 8 à 10 mitlimètres, la plaie cornéenne est sufQsammenl étendue et n'a pas besoin d'être agrandie par une pression latérale de la lance k sa sortie. Pour peu que le malade soit docile et ne fusse pas de mouvements et de pressions capables de ctiasser trop brusquement l'humeur aqueuse, t'iris restera en place et ne viendra pas former de prolapsus dans la plaie (1).
Il s'agit ensuite d'ouvrir la capsule. Pour cela le bystilome est conduit, couché à plat, dans la chambre antérieure, le dos de l'instrument étant dirigé vers l'extrémité supérieure de la section si l'on a afTaire â un œil gauche, vers l'extrémité inTérieure si l'opération est pratiquée sur un aeil droit. Le kvstilomc ayant atteint te bord interne de la pupille, on lui fait exécuter un quart de rotation de fa(;on à ce que sa pointe touche la crislalloîde, et dans celle position on ramène l'instrument jusqu'au bord pupillairc eilerne. Replaçant le kjatilome sur le plat, on le retire de l'cett en dirigeant son dos vers l'encoignure correspondante, comme on a fait pour la péné- Iralion de cet instrument.
Dès que la capsule est ouverte, on voit les
(l)Oii dispose d aillouri tctueltement d'un médiciment, le chlorliydrile de couine, qui, tinii que l'i le premier faÏL conniUre M. Kôllcr, de Vienne, possède Il merveilleuse propriôlé de provoquer l'aiialgiiie des pirties «u péril ciel les de l'œil, conjonctÎTe et cornée. En faïunl uBige d'une solation \ l/}0 (que l'on peut rendre lotiaeptiqae par l'addition de ï miltig. de aublimc pour IOgramme>)dDrilon instille quelquea gouttes dana le cul-de-aac conj on clivai, on obtient, au bout de deux minuteE, une analgésie qui periïste une diiains de minutes ei qui aaiure nne grande docilité du patient pendant la dorée de l'opération, celle-ci cessant d'iire douloareuse.
masses cristalliniennes cataraclées proéminer dans ia chambre antérieure, et il sufSt d'entr'ouvrir la plaie, en déprimant la lèvre exleme de ta section avec ta curette de Daviel, on avec la petite spatule de caoutchouc, pour qu'aussilAt ta cataracte, sous forme d'un corps blanchAtre demi-fluide, s'échappe au dehors. On dépose alors la pince k fixation et l'écarteur, et s'il persiste quelques masses cataraclées dans le champ pupillaire, on en obtient, après quelques inalanls de repos permettant la reformatioo de la chambre antérieure et le mélange de ces masses avec l'humeur aqueuse, l'expulsion, eu exerçant à travers la paupière supérieure qu'on relève délicatement, une douce pression sur la parlia interne du globe de l'œil, pendant qu'on entrebAille légèrement la plaie avec la curette.
Des dirScultés dans l'expulsion de la cataracte ne pourraient se produire que ai on avait fait une erreur dans le diagnostic de la consistance de la cataracte. Ainsi il pourrait se présenter que la cataracte, tout en ne contenant pas de noyau, ait subi par suite de la déperdilion de son eau, un Épaississement plus oa moins notable des masses cristalliniennes qui la constituent. Il serait préférable daiis ce cas de ne pas trop insister sur det introductions répétées de la curette jusque dans le champ pa- { pillaire, dans te but de ramener au dehors les débris de la cataracte.
Quelques masses cataractées peuvent élie abandonnées dans l'œil sans inconvénient, el si l'absorption ne s'en empare pas d'une façoo sufSitamment complète, il est toujours tempi après trois ou trois quatre semaines, de pratiquer une discisioti.
Si, par une élude insurBsanle d'une cataracte chez un jeune sujet, ou se trouvait en présence d'une cataracte membraneuse ou aridesiliqueuse, il faudrait tenter, à l'aide de ferlH pinces courbes à iridectomie, munies de griffes inférieures, ou mieux, en se servant d'n petit crochet, de saisir la cataracte et de l'amener au dehors. Là encore on ne devra pu pousser trop loin les tentatives, et si on constatait que la cataracte fût trop solidement filée à la lonule, au point que la rupture ds celleci ne puisse être obtenue que par des tractloiii violentes pour l'ueil, il serait préférable de re* mettre l'opëralion et de procéder après jdnsteurs semaines à une dilacération de cette cataracte membraneuse en se servant de deux aiguilles.
Les accidents qui peuvent se présenter daiii une extraction linéaire simple, consistent dans
EXTRACTION LiiNÉAIRE COMBINÉE.
no
l'iris et dans Tissue du corps vitré.
Ions pas de la rétention dans l'œil masses cristalliniennes qu'on n'aussi à expulser, car elles présentent >ins d'inconvénients que le sujet ne et qu'on a pris toutes les préiressaires pour assurer la propreté en repoussant dans l'œil à l'aide de » quelques débris de cataracte ou [ui pourraient s'y être interposés, qui regarde l'interposition dans la léenne d'une partie plus ou moins l'iris qui peut parfois se présenter ration, la règle de conduite à tenir instiller aussitôt quelques gouttes 'e de salicylate d'ésérine à 5 cenpour 10 grammes d'eau distillée; ide de la spatule de caoutchouc, sera par de douces pressions l'iris en dégageant bien cette membrane de la section de façon à obtenir une faitement ronde sur laquelle l'action i se fera bientôt sentir, la corps vitré ne pourrait guère surû on avait imprudemment enfoncé te à travers un cristallin peu épais, ou lec la curette des manœuvres dans le la pupille, ce qui dans une opération se doit pas arriver, puisque la sortie fin s'obtient par le simple entrebâillela|laie. Outre que la sortie de l'hu- «epeal aisément provoquer une adhél^tfec la cornée, elle offre encore ce 'ooTénient^ par suite de rinterposition
de cette humeur dans la plaie, de rendre plus apparente la cicatrice que laisse l'opération.