‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 175 sur 638 · KÊRATOPLASTIE OU TRANSPLANTATION DE LA CORNÉE · texte numérisé non relu

KÊRATOPLASTIE OU TRANSPLANTATION DE LA CORNÉE

laie ; et le reste, par de légers frotla curette de caoutchouc, se laisse leTer à travers une ouverture de êtres. Au contraire, si le cristallin corps vitré se présente alors dans e bombant en avant. Il est |mpors la plaie faite avec le trépan il ne lambeaux de l'iris, ni débris de la ïndu que ceux-ci donneraient lieu int à des opacités du corps vitré.

!ux atteints d'un leucoroe complet, e antérieure, on rencontre excepit en arrière de l'iris une coque de qui, partant de la choroïde, afoe 'd'une sphère, et dont il est très ilever un morceau. Toutefois, j'ai ( ee résultat dans l'unique cas qui té en implantant un crochet pointu srvant de ciseaux forts, & pointes

lagîe qui suit l'excision de la cornée rai insignifiante et s'arrête aussitôt iQche doucement la plaie avec un an de linge trempé dans de l'eau ne gagne parfois en importance que la section de l'iris ; mais en pareil n réussit toujours à la faire cesser msion elle froid. Elle ne devient, (Inante que si, dans un casdeliquéttrps vitré, uue partie de celui-ci i^ dès ce premier acte opératoire, caps que le sang commence à péné- Mrîeur de l'œil. Dans de telles conne suis hâté de tamponner la plaie it linge glacé, afin que ce minime rce une pression modérée sur les xtionnés, et s'oppose à ce qu'un U de quelque importance puisse se orement.

s'échappe beaucoup de corps vitré lent après la trépanation, il vaut er l'écarteur et exercer, au moyen itte de charpie, une compression à aupières fermées. 11 importe surtout ir l'œil qu'après avoir obtenu l'anesis complète. Mais, en prenant même ons, la perte du corps vitré est parlérable que le globe oculaire devient ngulenx, et que la cornée s'affaisse Dt. Le second temps de l'opération isi rendu, il est vrai, excessivement ifl je n'ai jamais vu en résulter. des ss fâcheuses pour la nutrition de s ce que l'extraction de la cataracte igné, il n'y a rien là de surprenant ;

mais ici également la perte du corps vitré est bien mieux supportée lorsqu'il existe une liquéfaction de ce milieu que s'il a conservé sa consistance normale.

Deuxième tempe. — Après que l'assistant aécar té avec précaution les paupières, l'opérateur introduit & travers la plaie circidaire, suivant la direction du méridien horizontal, une branche de ciseaux droits très fins, et il incise par un coup sec le leucome dans une étendue de 2 à 3 millimètres, aussi bien en dehors qu'en dedans. Dans le cas où le leucome est très épais, il est alors indiqué de ramener en quelque sorte le globe de l'œil, fixé avec la pince, vers les ciseaux, parce que, si l'on néglige cette précaution, l'œU fuit pour ainsi dire sous les ciseaux, qui contusionnent les parties sur lesquelles on veut agir sans les entamer.

L'étendue & donner aux incisions latérales dépend de l'épaisseur du leucome : plus celuici est épais, moins les lèvres de la section s'écartent, et plus par conséquent il faut la prolonger. A part cela, la longueur de ces plaies est encore variable d'après les qualités du corps vitré. Si celui-ci est normal, la membrane hyaloïde n'ayant pas éclaté pendant le premier temps de l'opération, les incisions s'écarteront davantage quand le globe de l'œil sera entièrement rempli ; aussi ces sections devront-elles être plus courtes que dans un cas de liquéfaction du corps vitré, lorsque celui-ci s'est échappé en partie, et que le globe oculaire présente un coUapsus plus ou moins marqué. Il est facile du reste, avec un peu de précaution, d'éviter de léser le corps vitré en introduisant les ciseaux.

Immédiatement après avoir terminé les sections, on place les sutures à travers celles-ci. On saisit avec une pince à pupille droite la lèvre supérieure de la plaie, et l'on enfonce, à i millimètre de distance du trou laissé par la trépanation, une aiguille courbe très fine et très tranchante, munie d'un fil fin de catgut, le leucome étant traversé de dehors en dedans. Ayant fixé ensuite la lèvre opposée de la section, on ramène alors TaigulUe en sens inverse, de dedans en dehors. En procédant ainsi, on évitera surtout soigneusement de contusionner où de tirailler les lèvres des sections, ce qui aurait pour inconvénient qu'elles se sphacéleraient en partie. Les aiguilles ayant été retirées, on fait avec les fils un nœud chirurgical que l'on ne serre pas, afin de pouvoir, après l'introduction de)a partie à greffer, les nouer rapidement.

11 faut apporter un soin tout particulier pour que les sutures pénètrent & une profondeur con-

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venable et également régulière ; de là dépend, en effet, dans une certaine mesure, remplacement exact que prendra la partie à greffer. Lxiste-t-il un synchisis du corps vitré, alors une perte sensible de ce milieu ne peut souvent être évitée. Mais, comme nous Tavons déjà dit, il n*cn résultera pas de conséquence f&cheuse. Des hémorrhagies accusées de l'iris ne surviendraient qu'en tiraillant les lèvres de la plaie.

Troisième temps, — Il consiste à transporter sur rœil trépané, en se servant d'une curette, la rondelle de cornée saine que l'on a aussi détachée à Taide du trépan et qu'on ajuste dans la plaie avec une spatule. Après quoi on ferme promptement les sutures. Pour ne pas allonger outre mesure cette description opératoire, nous passons sous silence les détails relatifs à ce dernier temps. De Hippel prend la cornée à transplanter sur le chien, et donne à la rondelle un diamètre de 4 millimètres et demi. Power et Schœler donnent la préférence à la cornée humaine, dont on détache une rondelle de 9 et 10 millimètres, dans des cas où une ophthalmie sympathique oblige à sacrifier un œil dont la cornée est intacte. Contrairementà ce que l'on pourrait penser tout d'abord, il n'est pas nécessaire, vu l'absence de rétraction, de détacher une rondelle cornéenne plus grande que la perte de substance pratiquée dans le leucome; en sorte que la même couronne de trépan peut être conservée.

Le pansement antiseptique, à la suite de cette opération, doit être exactement appliqué. Pour donner au fragment de cornée greffé la plus grande transparence possible, on emploiera les moyens éclaircissants et en parliculier la pulvérisation, comme de Hippel le conseille.

Une semblable opération ne pourra être tentée que dans les cas où il s'agit d'yeux ayant conservé une bonne perception de la lumière à 5 mètres, avec intégrité de la sensibilité périphérique, le congénère se trouvant dans un état analogue ou privé de toute vision. En outre, il ne doit pas exister de distension staphylomaleuse de la partie antérieure de l'œil, et l'affection ayant donné lieu à la destruction de la cornée devra être de date ancienne, et remonter au moins à un an, suivant de Hippel.

Procédé de Sellerbeck,

Ce confrère procède d'une façon qui diffère sur divers points de la méthode précédente. D'abord, pour que le trépan ne puisse pas se déplacer sur la cornée et pour obtenir une en-

taille très nette, il fait usage d'une matrice qu'il applique sur cette membrane ; en outrer il met en mouvement la vis du trépan avec le&. doigts, de façon à pouvoir s'arrêter exactemei^i. au moment où il a franchi le leucome. Lesroiw délies à greffer mesurent de 5 à7 millimètres de diamètre et sont fixées à l'aide de catgut qu'^i passe dans la conjonctive préalablement dégagée. Enfin Sellerbeck, pour éviter les déplacements que pourrait subir le fragment de cornée transplanté, par suite de l'accumulatioD oa de la sortie brusque de l'humeur aqueuse, pratique, au voisinage de la greffe, uoe fistule qu'il obtient en excisant un petit lambeau de i millimètre carré et en laissant cette perte de substance se cicatriser lentement. Mais ce moyen n'est applicable qu'autant que lecristaDin est resté en place et que le corps vitré n'a pu souffert dans sa consistance.

Quelque médiocres que soient les résoltâts fournis jusqu'ici, on ne peut nier l'importaoee de la kératoplastie, surtout si l'on songe que c'est dans de semblables opérations que réside le seul espoir que l'on aura de rendre quelque vision à des malheureux condamnés à une cèdté définitive, en dépit d'yeux dont les parties profondes n'ont souvent aucunement souffert.

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