‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 189 sur 638 · ORPS ÉTRANGERS, DÉCHIRURES, BRULURES DE LA CONJONCTIVE · texte numérisé non relu

ORPS ÉTRANGERS, DÉCHIRURES, BRULURES DE LA CONJONCTIVE

•ac conjonctival supérieur est très t le siège de corps étrangers qui léterminent une irritation de la mu- Ton pourrait confondre avec une catarrhale. Aussi devra- t-on, dans Hi il y a lieu de soupçonner la préirps étranger, explorer avec atten- ODCtive en renversant la paupière \o ne rencontrera de difficultés dans (ue si Ton veut mettre à découvert lus reculée du cul -de-sac conjoncjuel se logent parfois des corps re- >lamineux qui s'y dissimulent aisétdu blépharospasmeplus ou moins » provoquent.

tqoer cette exploration, on recommalade de regarder en bas, et, mversé le tarse supérieur, on sou- <sk à l'aide de la curette de Daviel.

M. négatif, on devra encore passer lili curette dans toute la longueur •iSBela muqueuse au fond du culi|Mèiuit ainsi, on ramènera parfois Al certain volume que l'on sera iMr point rencontrés à un premier

I corps étranger a longtemps séiBo repli de la muqueuse, il s'envei de végétations volumineuses qui mt complètement. Mais l'existence ations qui, elles, sont d'ordinaire ises à découvert, dévoile la préps étranger qu'on dégagera à l'aide ou qu'on saisira avec les pinces.

i encore assez souvent des déchimjonctive, se produisant à la suite * l'oeil par un objet anguleux qui a :oque oculaire, comme l'extrémité e, d'une canne, ou la pointe munie que aplati qu'offre un fleuret déla plaie conjonctivale est minime, ideau compressif amènera promplérisou, mais si la déchirure est ra préférable de réunir la conjonce deux ou trois sutures de soie anle.

i paupières ont été simultanément

déchirées, la suture conjonctivale s'impose si l'on ne veut s'exposer à la formation d'un symblépharon, et dans le cas où l'accident remonterait à plusieurs jours, il ne faudrait pas craindre d'arracher l'enduit grisâtre dont la plaie se serait déjà recouverte afin de pratiquer la réunion des parties déchirées et ainsi avivées.

Les brûlures de la conjonctive se produisent à la suite de la projection dans l'œil de corps portés à une haute température, de métaux en fusion, etc. Ainsi on a parfois occasion de détacher du globe oculaire une mince lamelle de plomb assez adhérente qui s'est alors étalée à la surface de Toeil. Dans ces sortes de brûlures, on procédera à un nettoyage aussi exact que possible des corps qui se trouveraient superposés à la muqueuse, mais on ne devra pas chercher à extraire des lamelles métalliques très fines ou des grains de poudre qui se seraient insinués sous la muqueuse, attendu qu'on s'exposerait ainsi à accroître les désordres produits par le traumatisme. Des applications antiseptiques seront maintenues sur l'œil malade.

Les brûlures les plus graves sont produites par certaines substances chimiques, et en particulier par la chaux et l'acide sulfurique, la muqueuse se trouvant alors mortifiée dans une étendue qu'on ne peut tout d'abord prévoir. Les agents capables de neutraliser ces caustiques ne peuvent guère trouver un emploi utile, car les désordres sont déjà produits au moment où l'on est appelé auprès de ces blessés. On devra se borner à laver amplement l'œil avec des solutions antiseptiques d'acide borique, d'acide carbolique ou de sublimé, et pendant les premières heures on combattra les vives douleurs accusées par les malades à l'aide de compresses glacées et d'instillations de cocaïne. Après quelques jours, lorsque toute sensibilité aura disparu, on pourra faire usage de petites coques de verre (analogues aux yeux artificiels) que l'on insinue entre le globe de l'œil et les paupières, afin de combattre autant que possible la formation d'un sjmblépharon.

Quant à cette fâcheuse terminaison, elle sera traitée comme nous l'indiquerons plus loin.

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