‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 232 sur 638 · MALADIES DU CONDUIT AUDITIF EXTERNE · texte numérisé non relu

MALADIES DU CONDUIT AUDITIF EXTERNE

Exploration du conduit auditif et de la membrane du tympan.

Quoique les maladies de la membrane du tympan soient l'objet d'un chapitre spécial, nous la considérerons au point de vue de son examen comme faisant partie intégrante du conduit, ce qui est d'ailleurs anatomiquement vrai pour sa face externe. D'autre part les procédés d'exploration étant les mêmes pour le tympan et pour le conduit, nous éviterons ainsi d'inutiles répétitions.

Il est de la plus haute importance que tout praticien puisse faire une exploration méthodique de l'organe auditif, afin que les affections de cet organe, le plus souvent si facilement curables à leur début, puissent être traitées immédiatement d'une manière rationnelle, et afin d'éviter aux malades les conséquences si funestes de la perte d'une fonction aussi importante que l'ouïe. Je dirai plus : la vie elle-même est souvent menacée et perdue par les complications des maladies de l'appareil auditif, suites qui eussent pu être évitées si ces maladies avaient été traitées à temps. Un outillage plus perfectionné a mis l'exploration de l'oreille à la portée de tous et tiré la pathologie auriculaire de la défaveur dont elle a été trop longtemps l'objet.

L'appareil instrumental nécessaire pour pratiquer l'inspection du conduit auditif et du tympan se compose de trois parties :

i° Un spéculum destiné à transformer en un canal droit le canal courbe du conduit;

2'' Une source de lumière ;

3° Un réflecteur destiné à concentrer la lumière dans le conduit.

Spéculums. — 11 y a deux espèces de spéco-

Fig. 1640. — Spécalam bivalve.

lums : les spéculums pleins et les spéculums bivalves. Parmi ces derniers nous citerons le spéculum de Fabrice de Hilden, le plus ancien, qui

Fig. 1641. — Spéculum bifalve de Bonntfoot

n'est plus usité (fig. 1640) ; les spéculums hifalres de Bonnafont (fig. 1641) et de Duplay (fig.l64â)

Fig. 1642. — Spéculum de DapUy.

Ces derniers se maintiennent une fois fi^ dans le conduit auditif, sans le. secours àt »

«UOrriF ET MEMBRANE DU TYMPAN. — EXPLORATION.

'vent employés

*'nensables

rt'ab-

.iim plein de Grabar.

; celui de Toynbee (flg. ISU)

légèrement aplati afin de mienx

A la forme ovale du conduit; celui do

icn distingue par un pavillon pluslug»

«t rentrée d'une plus grande jaantité

ICil. — Spéculum de Tojfnbee.

ilnm doit être léger, ses surraces dolien polies, l'extrémité Interne surtout die ; sa longueur et sa grosseur doin rapport avec celles du conduit; trop lisent à l'éclairage ; trop courts, ils ne pas suffisamment le conduit; chei les ntbon d'employer an spéculum court

à cause du peu de longueur de leur conduli. Trœltsch recommande avec raison de choisir toujours le spéculum le plus lai^e qui puisse être introduit dans le conduit; il se maintient mieui "n place et Tavorise l'éclairage.

'mifre. — Trœlstch préconise la lumière

lu jour; mais rarement on se trouve

'''^conditions, c'est-à-dire d'avoir k

I jour clair dont la lumière est

Jiiur blanc. La lumière solaire

-sanle el n'est également pas tou-

n! disposition. Il faut donc recourir

iiùre artillcielte représentée par une

lampe à gaz, à huile ou & pétrole, peu

. <irle ; l'essentiel est que la source lumineuse

-uit suffisante et que cette lumière soit aussi

blanche que possible. Toute bonne lampe peut

donc être utilisée.

Flg. 1645. -

exploration de l'oreille.

Les modèles de réflecteurs emplojéi par les ototogistes sont très nombreui. On peut dire que chacun a le sien. Ils se composent tous d'une lampe, sur laquelle est monté un réflecteur muni d'une lentille (Bg. 1645), Tous ont des avantages el des inconvénients. L'excès de lumière fatigue et éblouit. Les appareils qui donnent un éclairage très intense peuvent convenir pour les cas de diagnostic diracile, pour certaines opérations, mais ne peuvent servir dans la pratique courante ; tels sont les oloscopes à rojcr

p. GDERDER. — BLESSURES ET MALADIES DES OREILLES.

électrique. Le photophore ilcclrique fronliU de H. Trouvé (fig. 1040) esl m\ etcelletU appareil de caliinet. Très léger, il s'applique sur le front,

graduée et c

ir (fig. IG47) ; la lumière pe icenlrÉe à volonlé ; il laii la lumiëre u'altëre pas la i

Fig. IfitC. — PlLotapliure oleclrique fronul do U*:1ot at TronTd-

tion noruiiilc des (issus; il peut lytre employé au lit du malade à l'uide d'une pile porlalive. Enfin il ne produit aucun éblooissement. Hais quand on se sert de cet appareil d'éclairage les

en ébonile sont préférables ai métal qui renvoient trop de

spécul Dlum

L'appareil le plus répandu, le pli

fig. IS47. — Mode d'emploi àa pbotopboro.

le plus commode dans la majorité des cas, est le miroir ré/lecteur concave, de 10 à 12 centimètres de diamètre, avec une distance focale de 12 à la centimètres. Celle distance focale peut élre modiSée et adaptée h. la vue de l'opérateur. Le cenire du miroir est percé d'un trou contre lequel l'operateur uppliijue l'ccil, et de préférence l'œil droit.

Pour un simple examen qui ne demande pas la lil)eTté des deux mains, le miroir réflecteur esl muni d'un mauche, mais il doit pouvoir s'adapter

I également à une monture de lunettes (Dg ou à un bandage frontal.

Manœuvre de rexploration. — Uunï I instruments, le chirurgien place le maladl ou debout, en face, l'oreille à examiner I vers lui. D'une maln,il saisit le spéculum

I parait devoir le mieux s'adapter aux dime du conduit, le chauffe légèrement, soit fi-oltaut avec un linge, soit en le mettnnti

I tant au-dessus delà cheminée delà lampe

I de l'autre main, il saisit la partie supéro

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