CONDUIT AUDITIF ET MEMBRANE DU TYMPAN. - EXPLORATION
da piTillon qu'il lin en haal et en mtil ialTodoii le apécaluni dans le méat et sse doucement en lui imprimant un léger
i8. — Miroir réfleetear, tenu I U nuln ou porté (or nne monture de ianelte.
nent de torsion. Une fois le spéculum en il le moinlieDl de la main gauche preie à )rimer les mouvements qui pourraient icessaires pour eiaminer successivement
les diverses parties du coudait ; de la main droite il saisit le réflecteur, miroir ou lampe, et dirige le Taisceau lumineui dans le pavillon du spéculum. Un premier examen lui fait voir si le conduit n'est pas obstrué par des corps étrangers, pellicules épidermiques, cérumen desséché. Dans ce cas, il faut nettoyer le conduit à l'aide de quelques injections d'eau tiède avant de pousser l'examen plus loin.
Nettùyage du conduit. — Lorsque U sécrétion cérumineuse est abondante, il s'en trouve des dëpAtasurlesparois du conduit. Ces dépAts sont reroalés par l'extrémité du spéculum qui les ramasse sous forme d'un bourrelet qui en obstrue plus ou moins la lumière. S'il ne s'agit que de petits grumeaux desséchés, on peut les enlever avec la pince auriculaire ou avec un stylet garni d'ouate. Ces instruments, la pince auriculaire coudée (flg. 1649) surtout, sont d'un emploi journalier en otologie. Elles sont à branches juxtaposées ou àbranches entre-croisées (fig.iesO), & mors plats, dentés à griffes. Ces variétés ont peu d'importance : l'essentiel est que les branches soient parallèles sur une longueur suffi-
tlg. lGi9. — Pince iDricDltire coudre.
our faciliter leur introduction et leur écardans un conduit étroit, pinces ou stjlets ne sulAsent pas toujours letlo^er convenablement le conduit auurtout lorsqu'il existe de la suppuration, alors avoir recours à des injections d'eau On se sert pour cela d'un irrigateur ore, d'une appareil à douches deWeber, MTÎngue asseï volumineuse contenant de 150 grammes.
r être efficaces, les injections doivent se □er avec méthode ; l'oreille examinée sera i d'une gouttière auriculaire qui protégera
les vêtements du malade et déversera le liquide qui reflue de l'oreille dans une cuvette placée
Flg. 16&0. — Pince coudée k branches
au-dessous. D'un main, l'opérateur saisit le pavillon qu'il attire en haut et en arrière, tandis que de l'autre il dirige dans le méat le jet delà
P. GUERDER. — BLESSURES ET MALADIES DES OREILLES
seringue ou de tout autre appareil employé. Le liquide devra toujours être employé tiède et le jet ne sera pas dirigé directement sur la membrane du tympan^ mais un peu obliquement en haut, sur la paroi supérieure du conduit. La première fois, il faut la faire arec une grande douceur; certains malades, en effet, éprouvent des sensations très pénibles sous l'influence d'une injection poussée avec un peu de force.
Aspect des parois du conduit auditif et du tympan à Vétat normal. — Pour bien se rendre compte des altérations du conduit et du tympan il faut être familiarisé avec l'image que ces parties présentent à l'état normal. La peau du conduit perd ses caractères propres à mesure qu'elle pénètre dans la profondeur. Dans la portion osseuse elle est devenue très mince, lisse, rosée, brillante, avec des papilles vasculaires rangées en lignes parallèles.
Le tympan est un diaphragme placé oblique mententre le conduit auditif es terne et la caisse; cette obliquité qui fait avec Taxe médian du corps un angle de 130 à 134 degrés se dirige de haut en bas, de dehors en dedans, et aussi un peu d'arrière en avant. Elle est beaucoup plus prononcée chez l'enfant; chez le nouveau-né, la membrane est presque horizontale. Son contour est ovalaire, le diamètre transversal présentant environ un millimètre de moins que le diamètre vertical. La couleur générale est d'un gris perle, avec des reflets plus ou moins rosés dus aux rayons qui ont traversé la membrane et sont réfléchis par les parois de la caisse.
Le tympan est déprimé en forme d'entonnoir, le centre de cette dépression ou ombilic correspond à l'extrémité inférieure du manche du marteau qui se dirige, sous la forme d'une ligne jaunâtre, obliquement de bas en haut et d'avant
en arrière. A son extrémité supérieure se trouve une petite saillie blanchâtre correspondant i l'apophyse externe du marteau. Cette saillie est toujours en rapport direct avec le plus ou moins de concavité de la membrane. Au-dessus de
Fig. 1651. — Schéma du tympan, de son aspect et de ses rapports avec les osselets de Toaie (*).
{*) 1, pèle supérieur du cadre tympanal, 2, p61e inrérieur; une flèche suit la direction du manche do marteau, de Tumbo (0) à Tapophyse externe (3) ; de 1 à 3, partie moyenne de la portion flaccide ; 4, manche du marteau ; S, triangle lumineux, oblique en avant, de Tumbo au cadre ; 7 et 8, tètes articulées da marteau et do Tenclume en pointillé ; 6, branche descendante de Tenclume en pointillé et étrier, vue par transparence; de 1 à 3 et de 10 à 9 en fond noir, membrane flaccide et ses deux brides ou ailerons, que la maladie accentue; entre 1, 0, 10, segment postéro* supérieur du tympan qui répond aux osselets de rooîe et à la bourse postérieure de Trœltsch (Gellé).
cette apophyse et jusqu'au cadre osseux, la membrane est moins tendue^ portion flaccide. Partant de l'ombilic et se dirigeant en bas et en avant vers la périphérie, on voit une partie triangulaire vivement éclairée que l'on appelle le triangle lumineux du tympan. Il subit de nombreuses variations, même à l'état physiologique (fig. 1651).