OTITE EXTERNE DIFFUSE
Autrefois on décrivait de nombreuses Buih divisions étiologiques de l'otite externe; ces variations dans la cause n'ayant pas grande influence sur la marche générale de l'affection, ne peuvent faire l'objet de descriptions spéciales ; il suffit de les énumérer. Les causes pré' disposantes sont le jeune âge et la ménopause; les causes occasionnelles sont : le froid, le'
(1) Gellé, Précis des maladies de toreUie, 188Si
CONDUIT AUDITIF EXTERiNE. — OTITE CHRONIQUE.
s, les corps étrangers, les exanïarasites.
STBiptôines.
fmes sont, au début, du prurit, de de la tension dans le conduit; puis s le fond de l'oreille une douleur ni s'irradie vers le crâne et vers la rorme d'élancements névralgiques.
Tre, sueurs, état saburral. Lesdoulagérées par les mouvements de
mastication et présentent des exa- M^tnmes. A cette première période conduit gonflé avec une rougeur étend le plus souvent jusque sur
du tympan. Le pavillon est égaleinjecté, très sensible au moindre t.
( deax ou trois jours, il se produit atdes symptômes, en même temps an écoulement, séreux d*abord, ; et devient bientôt purulent. Cette est acre, brûlante et provoque queltxoDrîations du méat.
eumine le (conduit, on trouve toute iKèrée, couverte de cette suppurait de même de la membrane du i|rtiente un aspect gris sale. L'épiiA,eD Toie de destruction, forme ■MiB enduit pultacé d*où suinte hriiappuralion entraînant avec elle i^B^n^iques. Cet écoulement dure iBlii semaines. Lorsqu'il existe queltbànle^ débilité, scrofules, arlhrirpèiisme, elle passe très facilement DÎque, avec des rémissions et des s successives, est proportionnelle au degré d*ob-
conduit ; mais le plus souvent le ompris dans le domaine inflam-
existe au moins un état congestif C'est à cette extension de Tinflamant attribuer une part de la surdité oordonnements. L'oreille moyenne Bille interne peuvent être plus séivahies, et il survient alors une otite re, qui, dans le jeune âge surtout, eu à des complications cérébrales.
Traitement.
it consiste, au début, en applicamtes, cataplasmes, instillations iques, fumigations, dans les cas
ordinaires. Dans les cas plus aigus, il faut faire une application de sangsues en fontaine, en ayant du tragus. 11 ne faut recourir aux injections qu'avec une grande réserve et les pratiquer avec une extrême douceur. Au début, elles sont douloureuses ; plus tard on a à redouter leur action sur le tympan ramolli par l'inflammation. Dès que la suppuration s'est établie, on doit supprimer les applications émollientes, afin de ne pas augmenter le degré de ramollissement des parties; mais il faut de très fréquents lavages du conduit, selon l'abondance de l'écoulement. Au bout de quelques jours, on fera des instillations légèrement astringentes, dont on augmentera graduellement la dose : sulfate de zinc, 0,2 à i p. 100; sulfate d'alumine 2 à 6 p. iOO; hydrate de chloral, 2 à o p. 100; acide borique, 4 à 10 p. iOO.
OTITE CHaOIflQUE.
Nous avons vu plus haut que, sous l'influence de certains états diathésiques, l'otite passait facilement à Yétat chronique. L'état chronique n'est pas régulièrement continu, mais entrecoupé d'exacerbations aiguës ou subaigucs provoquées par des variations atmosphériques, une poussée de dents, une époque menstruelle. On trouve le conduit toujours engorgé, soit d'une manière uniforme, soit par places ; le méat est rétréci, induré, quelquefois excavé ; les tissus qui l'entourent sont engorgés ainsi que les ganglions voisins.
La diminution du calibre du conduit favorise la rétention des exsudats, mais certaines conditions spéciales sont encore une cause plus active de cette rétention. Dans certains cas, surtout chez les arthritiques, c'est la desquamation épidermique qui domine ; Tépiderme forme de véritables masses sèches, adhérentes qui, aussitôt enlevées, se reproduisent très rapidement; au-dessous, on trouve l'épiderme rouge, injecté; c'est l'otite desquamative ou sèche.
Une autre forme d'otite sèche a été décrite ; c'estl'otite diphthéritique, caractérisée parlaprésence de fausses membranes et par les douleurs vives que ressent le malade; cette forme parait due à de mauvaises conditions hygiéniques.
On a observé fréquemment la présence de parasites végétaux, du genre aspergilluSy dans le conduit auditif atteint d'inflammation chronique : elles tapissent le conduit et le tympan sous la forme d'îlots d'une couleur blanc jaunâtre. La suppuration est intarissable, tant que
P. GUERDEB. — BLESSURES ET MALADIES DES OREILLES
ces parasites ne sont pas détruits. Les instillations d*une solution à 4 p. iOOde permanganate dépotasse sont les plus efficaces pour empêcher leur
repuUutation, après qu'on en a faitl
Nous reviendrons encore sur quel
cularités du traitement, à TarticleO^o