‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 240 sur 638 · CANCER ET KYSTES DU CONDUIT · texte numérisé non relu

CANCER ET KYSTES DU CONDUIT

Les diverses formes de cancer primitif du conduit sont exceptionnellement rares; le plus souvent il s^agit de son envahissement par un cancer des régions voisines.

Les kystes sont également très rares.

OSTÉOMES.

Les tumeurs qui se rencontrent le plus fréquemment dans le conduit sont les ostéomes; elles se présentent sous la forme d'exosloses ou sous la forme d'hypérostoses diffuses. Leur pathologie est encore fort obscure. Au point de vue de leur forme , on peut les diviser en exostoses sessileset en exostoses pédiculées; ces dernières siègent plus particulièrement dans le voisinage immédiat du tympan. Au point de vue de leur structure, on les distingue en exostoses cetluleuses et en exostoses é6umée5, tellement compactes qu'il est quelquefois très difficile de les entamer avec un instrument.

On ne sait pas à quoi il faut attribuer le développement des exostoses du conduit. On a invoqué des inflammations antérieures, des diathèses, syphilis, arlhritisme ; mais dansun grand nombre d'observations, aucune de ces causes n'existait. On sait qu'elles sont plus fréquentes chez l'homme que chez la femme, que l'hérédité joue un rôle incontestable dans leur développement, et qu'elles peuvent coïncider avec des exostoses siégeant sur d'autres points du système osseux. On a encore observé leur existence simultanée dans les deux conduits, et en des points absolument symétriques.

Symptômes.

L'exostose ne donne lieu à aucun symptôme tant qu'elle n'a pas acquis un développement suffisant pour gêner l'élimination des sécrétions du conduit. Elle donne lieu alors à une

sensation de gène, de pesanteur, d( Ae l'oreille, qui engage le malade à ] fréquemment des instruments, afin d rasser de cette gêne ; il peut en résul tain degré d'irritation de la peau qi la tumeur. En dehors de ces cas, cel blanche, lisse, brillante.

Diafi^ostic.

Le diagnostic est facile : après avoir le conduit du cérumen, on touche ave qui rencontre une saillie dure, à pein

Le ^fflîïemfnf est purement chirurgie n'y a recours que si l'affection donne symptômes qui motivent une opératio tement est palliatif ou curatif. Dans J cas, on introduit, à l'exemple de M. I des mandrins gradués qui dilatent fl conduit et obvient à la surdité et à U du cérumen. L'autre consiste dans Cette opération n'est pas toujours fi que la tumeur siège très près du t court fort le risque de léser celte mei manœuvrant dans cette région des il qui doivent agir avec une certaine f que les exostoses sont pédiculées, le à l'aide de pinces peut se faire assez Mais lorsqu'elles sont sessiles, ^bi difficultés sont d'autant plus consid l'on se rapproche davantage du fond i L'opération dans ces cas consiste à tumeur avec une fine vrille de de perforer d'une ou plusieurs ouverture nuent sa résistance et permettent • sauter à l'aide d'une petite gouge, plusieurs séances sont nécessaires, quelquefois suivies d'une certaine r flammatoire qui oblige de les espaoei en revanche, semble faciliter leur ré

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