‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 250 sur 638 · CAISSE DU TYMPAN. — EXPLORATION DE LA FONCTION AUDITIVE · texte numérisé non relu

CAISSE DU TYMPAN. — EXPLORATION DE LA FONCTION AUDITIVE

UD moaTemeal de déglutition, la bouche et le nés étant TennÉs. II se produit, à ce moment, un vide dans la cavité naso- pharyngienne et en mâme temps la trompe s'ouvre sous l'influence des muscles de la déglutition. Leur conteau dans la caisse se trouve ainsi aspiré et s'écoule par le condail tuba ire.

i' Protide de Vahaha. — Opposé du précédent, il consiste k faire Taire au malade une

expiration forcée, pendant qu'il lient le nei et la bouche fermées (flg. 1052). 11 se produitdansle pharynx une compression de l'air qui pénètre de force dans le canal de la trompe. Les inconvénients de ce procédé sont les suivants : il n'est pas applicable chez les jeunes enfants ; il agit sur les deux oreilles quand l'exploration ne doil porter que sur une seule ; il congeslionne la tête et peut augmenter l'hypérémie déjà existante

Tip 1K1> — Aoscultttian «u moyen ds l'otofcope pendani que le pstîent eidcute l'épreuve dite d« V«I«alvi.

dans l'oreille; enfin il peut avoir une influence fAcbeuse sur certaines alTections du poumon, teOes que l'emphysème.

3° Procédé de Politier. — Le mouvement d'expiration forcée est remplacé par un réservoir à air, une poire en caoutchouc, comprimée par la main de l'explorateur. Celte paire est munie d'un tubegarni d'un embout en corne qui esl introduit dans une des narines du malade. D'une main l'opérateur tient la poire; de l'autre, il maintient l'embout dans la narine tout en comprimant les deux narines de façon à opérer une occlusion hermétique. Sur son commandement. le malade fdt un mouvement de déglutition, pendani que le chirurgien comprime la poire. L'air se trouve condensé dans le pharjnx et pénètre d'autant plus facilement dans la caisse que le mouvement de déglutition ouvre la trompe. Pour faciliter ce mouvement, le malade peut prendre une gorgée d'eau dans la bouche. Chei les en- Tants, le mouvement de dégluUtion n'est même pas nécessaire pour que l'air pénètre dans la caisse. Ce procédé est excellent, précieux surtoutdans la clientèle infantile, et il constitue un

des progrès récents le's plus remarquables de l'olologie, malgré quelques inconvénients. L'air, en effet, pénètre dansles deux oreilles, mais on peut diminuer cet inconvénient en bouchant avec le doigl le conduil auditif du côté non exploré, et en faisant incliner la télé du patient de manière que l'oreille malade regarde en haut. I,a pression, étant exercée par le médecin luimême, ne dépasse jamais les limites voulues.

Procédé de Lticcœ et de Gruber. — L'exécution est la même que pour le précédent ; seulement, dans le procédé de Luccœ, le malade, au lieu de faire un mouvement de déglutition, prononce, pendani l'insufflation, la voyelle A. Le voile du palais se relève et s'applique sur la paroi postérieure du pharynx qui se trouve fermé. Dans le procédé de Gruber, le malade prononce le mot htck en aspirant fortement l'H. La langue se porte en arrière en même temps que le voile du palais se relève. 11 réussit plus souvent que le procédé de Luccœ qui nécessite l'intégrité du voile du palais.

Le reproche que r.ruber adresse au procédé de Politier de ne pas être applicable ches les en*

P. GUERDER. — BLESSURES ET MALADIES DES OREILLES

fants nous parait peu fondé. La déglutition n'est pas nécessaire pour que Fair pénètre dans la caisse. On peut la remplacer par une brusque compression des joues qui se ballonnent au début de rinsufflation. On peut encore faire introduire dans la bouche de l'enfant une gorgée de liquide, et faire Vinsufflation au moment de la déglutition. Tout cela nous semble plus facile que de lui faire prononcer le mot heck s'il ne s'y prôte pas de très bonne grâce.

CATHÉTÉRISME.

On se sert de sondes rigides en caoutchouc

Fig. 1653. — Soode à grande courbure. L'extrémité du pavillon est garnie de deux œillets.

durci, ou en argent(flg. 1653). Ces dernières sont les meilleures. Le praticien doit en posséder de diverses grosseurs et de courbures variées, trois numéros pour Tadulte et une sonde spéciale pour

les enfants. Une sonde petite se manœuvre plus facilement, mais se tient moins bien en place. Une courbure courte est aujourd'hui préférée à une courbure longue. Il faut se rappeler que les fosses nasales présentent de grandes variations dans leur forme et leurs dimensions et qu'on ne peut en préjuger par le seul aspect du nez. Les sondes à courbures courtes passent plus facilement dans les voies nasales, mais les grandes courbures rendent plus facile la pénétration dans le pavillon de la trompe. L'habitude et la pratique sont donc les meilleurs guides pour le choix du cathéter. Nous engagerons le débutant à faire sur lui-même des essais avec divers instruments, c'est le meilleur moyen de bien se rendre compte de la manœuvre et d'apprendre comment il faut agir pour éviter au malade des sensations pénibles (fig. 1654).

Ifanœuvrf. — Nous conseillons vivement de tenir les sondes, de môme que tous les instruments dont on se sert, avec la plus minutieuse propreté. Chaque fois qu'ils ont servi, ils doivent être plongés pendant quelque temps dans une solution désinfectante. Quand la chose est possible, chaque malade doit avoir sa sonde, ce qui n'empêchera pas de la tenir propre.

Pendant la manœuvre, le chirurgien devra toujours se servir de Totoscope et ne pas se rapporter aux sensations du malade.

On place la main gauche sur la partie antérieure de la tête du malade, le pouce abaissé et placé sur le lobule du nez qu'il relève. La maindroite saisit la sonde, entre le pouce et l'index, la courbure dirigée en bas, et la fait pénétrer dans la narine, puis, relevant la main, la fait glisser sur le plancher nasal aussi rapidement que possible mais sans aucune force, et sans faire appuyer le bec. La rapidité de ce glissement évite le mieux les sensations réflexes qui produisent l'éternumenl, la tuux et la douleur. Dès que le bec de la sonde est arrivé au-delà du plancher nasal, il tombe dans le pharynx où il est libre ; il s'agit alors de le faire pénétrer dans le pavillon de la trompe, et, pour cela, les procédés sont nombreux.

Procédé de Boyer. — Au moment où le bec de la sonde quitte le plancher nasal osseux, le chirurgien éprouve une sensation qui lui indique qu'il appuie sur une partie molle, le voile du palais, et tombe dans le vide. A ce moment, Boyer fait décrire au bec de la sonde un mouvement de rotation en haut et en dehors et le fait pénétrer dans le pavillon de la trompe qui se trouve^ placé immédiatement au-dessus de la partie molle du plancher des fosses nasales. Ce pro-

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cédé est rapide, mais nécessite une graniie habitude pour etro bien exécuté.

Proeédi dltard. — On prend, avec un cathéter gradué, la distance qui existe entre le rebord dentaire supérieur et l& base de la luette.

On introduit le cathéter par le nez, la courbure toujours en bas jusqu'à la même distance, puis OD reléTe le bec vers le dehors pour l'engager dans la trompe.

Procédé de Kramer, de Traltsch. — La sonde est poussée tout droit jusqu'à la paroi postérieure du pharynx. On lui Tait faire la rotation du quart de cercle en dehors et on la ramène en avant, d'un centimètre et demi. Dans ce procédé, la sonde rencontre, après larotation, la fossette de Etosenmiiller, puis la saillie Tor-

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