‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 253 sur 638 · DE L'OREILLE MOYENNE · texte numérisé non relu

DE L'OREILLE MOYENNE

Les maladies de la cavité naso-pharyngienne seront décrites ultérieurement. Nous n'avons donc ici à les envisager qu'au point de vue spécial de leur rapport avec les maladies de l'oreille. Anatomiquement les muqueuses de la trompe et de la caisse ne sont que la continuation de celle du pharynx. On sait combien cette dernière est sujette aux inflammations de toute nature, et il est naturel de voir ces inflammations s'étendre aux oreifles. L'air qui arrive dans la caisse a passé par le nez et par le pharynx. Outre qu'A peat, dans ce passage, se charger de produits inreclieux ou contagieux, la seule gêne dans le fonctionnement de l'acte respiratoire peut retentir sur les oreilles. Dans le coryza, par exemple,- U respiration est gênée, et l'échange normal de Vtir de la caisse se trouve compromis. Par suite de l'obstruction nasale, le malade, à chaque mouvement de déglutition, pratique inconsciemment le procédé de Toynbee, et raréfie l'air de la caisse. Cette raréfaction amène la dépression <)a tympan. L'effet sera plus prononcé, si sous l'action répétée de ces mômes catarrhes, le tympan a déjà été relâché ou enflammé antérieurement.

L'intégrité de l'appareil musculaire du pha- 'jnx, présidant à la déglutition, est toutaussi né-

cessaire à une aération normale de la caisse, et chaquefoisque leur fonctionnement est anormal, il y a un retentissement sur l'oreille.

Les tumeurs de toute nature qui se développent dans le pharynx peuvent comprimer le pavillon delà trompe et empêcher l'échange d'air; il en est de môme de cicatrices consécutives à des ulcérations, des brûlures.

Le tamponnement postérieur des fosses nasales est quelquefois la cause d'otites moyen nés très graves. La présence du tampon est déjà par ellemême une cause d'irritation pour les tissus qu'il comprime ; le sang s'infiltre et passe un peu entre lui et la muqueuse. Ce sang se décompose très rapidement, l'irritation augmente, une suppuration de la muqueuse s'établit. Le pus ne pouvant se faire jour pénètre dans la trompe et la caisse et donne lieu à une otite violente. Cette dernière peut être provoquée aussi par la propagation de l'inflammation pharyngienne sans pénétration de pus. Les tampons ne devront donc jamais rester longtemps en place. Les cas dans lesquels il est nécessaire de pratiquer le tamponnement deviennent de plus en plus rares. Nous verrons à l'article Êpistaxis divers procédés de traitement tout aussi efficaces, mais bien plus faciles et plus inoffensifs.

LÉSIONS TRAUMATIQUES.

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