‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 267 sur 638 · CATARRHE DE LA TROMPE · texte numérisé non relu

CATARRHE DE LA TROMPE

Rarement isolé, le catarrhe de la trompe accompagne un catarrhe de la caisse ou un catarrhe naso-pharyngé. Dans ce dernier cas, il peut se limiter à l'orifice guttural.

Le catarrhe de la trompe, quand il n'est pas persistant, est une affection essentiellement récidivante ; certaines personnes en sont affectées aussi aisément que d'un coryza et s'enrhument de leur trompe sous l'influence du moindre refroidiuement. Chez d'autres, il complique toujours le coryza, et disparaît avec lui ou persiste. ^^ catarrhes légers guérissent le plus souvent spontanément, mais à la longue, à force de se produire, ils finissent par se fixer et s'étendre ▼ers la caisse.

Symptômes.

Leurs symptômes consistent en une légère sensation douloureuse dans le côté du cou, sous l'&Dgle de la mâchoire, douleur augmentée par les mouvements de déglutition, indépendamment de l'existence d'une pharyngite. Le malade prouve en même temps un sentiment de tension dans l'oreille qui lui semble bouchée ; il T entend des claquements, produits par la <^ntraction du péristaphylin interne, bruit de ^^^i et des bourdonnements. Quelques mandes éprouvent de véritables accès d'otalgie.

A l'expérience de Valsalva, l'air ne pénètre

pas dans la trompe; avec le Politzer, on réussit mieux. L'emploi du cathéter est douloureux.

Si l'on inspecte l'oreille, le tympan parait normal, mais toujours un peu déprimé. Si l'orifice tubaire tympanique est atteint, on peut voir une teinte plus rosée dans le segment antéro-supérieur. A Y auscultation^ pendant la douche d'air, on observe que l'air pénètre difficilement en produisant un gargouillement, et on peut s'assurer que le tympan s'est déplacé en dehors; l'assourdissement disparaît, mais pour reparaître bientôt. Quand l'obstruction est complète, soit par suite du gonflement de la muqueuse tubaire, soit par l'abondance desmucosités, Tauscultation donne un résultat nul.

Le pronostic ne devient sérieux que par la fréquente répétition et l'extension du catarrhe, ou bien lorsqu'il existe déjà un état inflammatoire subaigu antérieur de la caisse. Le malade qui est atteint de la prédisposition à ces catarrhes, même légers, doit être prévenu des précautions qu'il faut prendre, car le retour ou la persistance de cette légère affection conduit toujours à une surdité grave.

(1) Voy. Otite,

P. GUERDER. — BLESSURES ET MALADIES DES OREILLES

Traitement.

Le traitement devra d*abord s^adresser à la rhinite et à la pharyngite qui accompagnent le catarrhe tubaire et dont la régression amènera une amélioration spontanée de ce dernier. Ce traitement consiste en pédiluves, légers purgatifs, boissons sudorifiques, opiacés; le salycilate de soude sera utile si Taffection est de nature rhumatismale. Les fumigations aromatiques par le nez seront également très utiles. Arrivé à la disparition du catarrhe pharyngé, si la circulation de l'air dans la caisse ne se rétablit pas spontanément, sous l'influence d'un mouvement de déglutition, de Taction de se moucher, il faut recourir aux douches d'air.

Quand le catarrhe naso -pharyngé ne se dissipe pas, passe à l'état chronique ou s'est trouvé greffé sur un catarrhe chronique préexistant, il faut le traiter avec les moyens appropriés (i). Il est en effet impossible de se rendre maître de l'inflammation de la trompe si on n'a pas guéri préalablement la maladie dont il n'est généralement que la conséquence.

CATARRHE CHROI<fIQUE OU ENGOUEMElifT DE

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