‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 271 sur 638 · MALADIES DE L'APOPHYSE MASTOIDE · texte numérisé non relu

MALADIES DE L'APOPHYSE MASTOIDE

La région mastoïdienne présente un grand intérêt chirurgical par suite de la fréquence des suppurations des cellules et de leurs rapports intimes avec la cavité crânienne. Les suppurations des cellules sont le plus souvent consécutives à une affection du conduit auditif ou de la caisse et les rapports qu'elles présentent avec ces parties doivent être toujours présents à l'esprit quand il s'ugil de pratiquer une opération sur ccKe région. 11 est donc nécessaire de donner ici un aperçu succinct de Tanatomie de l'apophyse et de ses cellules (fîg. 1659 et 1660).

L'apophyse mastoïde est une tubérosité pyramidale qui siège en arrière du pavillon de l'oreille. Elle est à peine sensible à la naissance et se développe avec l'âge par l'agrandissement de ses cellules. Celles-ci se divisent en deux groupes : le groupe horizontal qui est le développement de la cavité prémastoidienne de l'enfant, et le groupe vertical. A la place où doit se former le groupe des cellules verticales, il n'existe, à la naissance, que du tissu spongieux qui commence à être résorbé dans le cours de la première année; à l'âge de trois ans, les cellules sont développées dans toute l'épaisseur de l'apophyse et à partir de ce moment elles vont s'agrandissant jusqu'à la vieillesse. En

même temps les rapports de l'apophyse se modifient, dans le jeune âge les cellules se trouvent en rapport direct avec la fosse cérébrale postérieure et leurs maladies se communiqueront plutôt au cerveau qu'au cervelet. La duremère envoie, par la fissure pétro-squameuse, un prolongement qui y établit des rapports de nutrition plus intimes que chez l'adulte. Les cellules mastoïdes ne sont pas limitées à l'apophyse. Elles se prolongent au-dessus des parois supérieures de la cuisse et du conduit auditif, dans Técaille temporale, autour des parois du limaçon et même jusqu'à la pointe du rocher.

Rapports des cellules. — En dehors^ les cellules sont séparées de la peau par une lame de tissu compact plus ou moins épaisse selon l'Age et selon les sujets. Chez le vieillard, elle est réduite à une mince lamelle osseuse, ou bien on trouve toute l'apophyse sclérotisée, transformée en une masse de tissu compact présentant très peu de cellules. Ces cas coïncident généralement avec une sclérose ancienne. A la base de l'apophyse, on trouve une dépression de la caisse qui peut servir de point de repère lorsqu'on pratique une opération sur la région. En allant de dehors en dedans, les téguments pré-

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