‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 272 sur 638 · MALADIES DE L'APOPHYSE MASTOIDBT · texte numérisé non relu

MALADIES DE L'APOPHYSE MASTOIDBT

sentent : )• la peau: 2° la couche sous-cutanèe, ite texture très eerrèc, contenant des ganglions BOUf eat engorgés dans l'alite ; 3° la couche aponévrotique; 4" le périoste qui est le prolongement de celui du conduit.

:t de l'oreilla (').

(*) 1, mIId1«i da l'Rpoplij'sc maitoide ; t, tondait ladtiit MMoi, dont celle ijiapliyse Torme la paroi poalAriesn; 1, «popliyie lygomatlque couvrant la taBia tempor^i i, irLiculatlan teDiparo-maiillairs ; la «Hip« a «nleré te tond de la Tosao gléDoîde; 6, trou mala;6, foaae cérébrale moyenno; *, surface oblique de l'apopbfie bisilaire dans le crlne; H,H', ainai latéral el confluent de la volne Jugulaire (9) contign k ia psrot d« la caisse tympanique [14); le linus latâral (B'j tait cOnWaTecka cellules maatoldet (1); 10, II, coude te la eunUde eilerne et du sinus carolidien, rapport btiaie aiac la paroi osaeuio de la trompe (13); lî, ori- Éca tympanique de la trompe; 13, cadre tympanai, ^Mrttoo de la membrane du tympan; du 13 a i, lavette oaaeaae, paroi antérieure <lu conduit auditif et pottérieure de l'articulation tempera- mail llaire [i) ; Mtte lamelle so continue avec le cadre i,l3) et arec la paroi Daieuae eiterno de U (rompD (IS); 15, calsia du l^mpsa, dont la paro) est 13, l'antérieure est 1?, la •ypabiriwifB a'ouTre sur les cellules maMoldes, l'inféro- ■pOttArinre (9) conflue à la jugulaire interne (Celle, de l'oreiltej.

&t dedans, la puroi des cellules est recouverte par la dure-mère qui lui sert dL' périoste. Celle paroi est très mince et se Irouve en rapport direct avec le sinus latéral ; elle csl iraTersce par de nombreux vaisseaux; ces communications expliquent pourquoi le sinus latéral est le plus .fréquemment atteint de thrombose. Comme

point de rcpi-re, ce sinns correspond dans le crfine à la face interne et surtout au bord antérieur de l'apophyse masloïde.

En avant, lu lame osseuse qui sépare les cellules du conduit est très mince. Un abcès des

Fip. I6G0. ~ Coupe »

l'apopliyse maatolde, de delion en dedans pour flier i* lopographiB de la région masLoEde (').

(') 1, face postérieure du pavlllao; !, cuirclievolu; 9', poau de ta région mistoide ; 3, mnacle auriculaire postérieur, périoste au-dessous; 1, dcallle du temporal; h, civile crânienne; U, conlIuHnt de la veine Jugulaire; T, sinus latéral ouvert; S, muscla steroo- Enastoidien ; 9, muscle gastriques et compleias ; 10, cellules mastoidlennes de plus en plus teiiicales et larges à mesure qu'on approche du sommet (ID) de l'apophyse; ou voit que le ilnui latéral forme la paroi des cellules masloides Celle).

cellules peut s'ouvrir dans le conduit par cette voie, de niAme qu'une inllammation du conduit peut s'étendre aux cellules.

Les vaisseaux de la région mastoïdienne sont -. l'arlÈre auriculaire qui rampe dans le sillon d'attache du pavillon et son rameau anaslomotique avec l'occipitale; ce dernier, qui traverse la région, prend quelquefois un grand développement, et il faut être prémuni contre celte anomalie de calibre. Les veines émUsaires inasiûiiles se rendent au sinus latéral: elles s'engorgent quand ce dernier est atteint de phlébite et peuvent servir de lien de transmission d'uue inllammation de l'apophyse au sinus.

P. GUERDER. — BLESSURES ET MALADIES DES OREILLES

LÉSIONS TRAUMATIQUES DE L'APOPHYSE MASTOIDE.

Les lésions traumatiques les plus fréquemment observées à Tapophyse sont les blessures par armes à feu assez fréquentes sur les champs de bataille et à la suite de tentatives de suicide.

Le projectile n'a pas dépassé Tépaisseur de Tapophyse ou a pénétré dans l'intérieur du crâne. Dans le premier cas, tout l'intérêt se porte sur la question de saxoir s'il faut procéder immédiatement â l'extraction de la balle ou attendre l'élimination spontanée.

En l'absence de symptômes cérébraux graves, tels que coma, convulsions, hémorrhagies, cas dans lesquels le danger imminent impose l'examen de la blessure, l'exploration doit être faite avec une très grande prudence.

Le déplacement du projectile, d'une esquille, siégeant sur la table interne de l'os, peut occasionner des accidents graves, tels qu'une lésion des méninges, du sinus latéral, du cervelet.

D'autre part, la présence d'un corps étranger dans l'apophyse donne lieu à une suppuration fétide interminable qui épuise le malade et lui fait courir le danger de complications cérébrales, méningite ou abcès du cerveau.

Les symptômes immédiats sont : la commo-

tion cérébrale et une hémorrhagie le plus souvent abondante, lors même que ni les sinus, ni aucun gros vaisseau n'ont été atteints.

Le sang s'écoule en partie par l'ouverture de la blessure, s'accumule en partie dans la caisse et peut produire la rupture du tympan.

Lorsque l'exploration permet de se rendre compte du siège du projectile, Tindication formelle consiste à l'extraire.

Lorsqu'il ne peut être découvert, il faut attendre ; s'il survient des accidents cérébraux, il faut aller à sa recherche, en élargissant l'ouverture externe à l'aide du trépan. En l'absence d'acci dents, si l'on ne juge pas à propos d'intervenir, il faut veiller avec le plus grand soin à l'écoulement de la suppuration. On pratiquera fréquemment des injections détersives et antiseptiques, tantôt par la plaie, tantôt par le conduit auditif quand le tympan est perforé. Dans le cas de rétention de la suppuration, la menace d'accidents cérébraux graves ne doit pas laisser de doute sur la nécessité d'une intervention chirurgicale. En résumé, Texpectation ne convient que dans quelques cas particuliers et l'intervention est la règle.

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