‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 275 sur 638 · CARIE ET NÉCROSE · texte numérisé non relu

CARIE ET NÉCROSE

Schwartze a publié un cas de carie limitée à Tapophyse, avec intégrité de la caisse. Ce cas est exceptionnel et, en général, ces altérations se produisent consécutivement aux inflammations de Toreille moyenne.

Nous avons déjà dit, d'après Troeltsch, que de tous les os du squelette, le temporal était le plus souvent affecté de carie et de nécrose et, dans le temporal, c'est le plus fréquemment dans l'apophyse mastoïde qu'elles se rencon-

trent; ces mêmes lésions sont la cause la plus habituelle des complications cérébrales consécutives aux inflammations de l'oreille.

L'enfance y est particulièrement disposée; cela résulte à la fois de la fréquence des otites à cet âge et du travail nutritif qui a liea dans l'apophyse, constituée par un tissu spongieux d'une extrême vascularité.

Les deux lésions sont le plus souvent associées; mais la carie atteint de préférence le tissu spongieux et la nécrose le tissu compact.

Le point de départ de ces altérations est une périostite de l'apophyse, une otite aiguë ou chronique, externe ou moyenne ; leur développement est facilité par la facile rétention du pus.

Une carie des cellules mastoïdiennes peut rester limitée à l'apophyse, sans se traduire autrement que par une otorrhée, des douleurs vagues et profondes de l'oreille, quand la lésion est centrale. Plus tard elle atteint soit la paroi interne et il survient des accidents cérébraux, soit la paroi externe et donne lieu à la formation d'un phlegmon mastoïdien. A la suite de l'ouverture de ces abcès, soit naturelle, soit à l'aide du bistouri, on peut constater les altérations de l'os sous-jacent. Mais la maladie, au lieu de marcher vers la guérison, malgré la facile issue du pus, s'éternise en une suppuration interminable, constituant un danger très grave pour le malade qui succombe épuisé, ou à des complications cérébrales ou à l'infection purulente. L.e pronostic est donc grave.

Le traitement consiste dans le raclage des fongosités et des points cariés de l'os. Pour les séquestres, il Tant attendre leur délimitation, et pendant ce temps favoriser l'écoulement de la suppuration, appliquer des injections et des pansements antiseptiques et soutenir les forces du malade.

Dès que le séquestre est devenu mobile, il faut l'extraire ; si la voie n'est pas suffisante, il faut l'élargir ou fragmenter le séquestre de manière à l'extraire eu plusieurs séances.

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