‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 286 sur 638 · PROTHÈSE · texte numérisé non relu

PROTHÈSE

On abuse beaucoup des cornets acoustiques, i et beaucoup de sourds, après avoir fait usage de divers instruments, voient leur surdité augmenter et abandonnent toute prothèse.

Cependant ces appareils peuvent rendre des services; mais pour cela il faut que leur choix soit basé sur des principes scientifiques.

En général tous les appareils qui renforcent beaucoup le son sont plus nuisibles qu'utiles. Us augmentent l'intensité du son aux dépens de la netteté ; c'est ce défaut de netteté dans l'audition de la parole articulée qui empêche le sourd, non pas d'entendre, mais de comprendre. La voix humaine est un mélange tellement complexe de sons bas et hauts qu'il faut à l'appareil transmetteur de l'oreille une très grande élasticité pour s'accommoder à leur succession rapide. Or, c'est précisément dans cette élasticité qu'il est atteint par toutes les maladies qui produisent la surdité.

11 faut donc renoncer à tous les appareils de renforcement et ne se servir que d'un tube de caoutchouc simple ou double muni d'un cornet (1).

(1) Voyez Gtujot et Spillmtnn, Arsenal de la chirwrgie contemporaine, Paris, 1872, tome II.

Cet appareil ne modifie pas le son de la voix, mais le transmet simplement à distance. Les personnes qui conversent avec les sourds doivent chercher à donner de la netteté plutôt que de la hauteur à leur voix, d'autant plus que le sourd est souvent péniblement impressionné par les bruits intenses.

Il y a des indications particulières de prothèse qui nécessitent des instruments spéciaux. Tels sont les cas de perforation du tympan, où le tym]^an artificiel rend de grands services; les cas d'atréste du conduit où de petits tubes en argent permettent aux ondes sonores de se propager au tympan.

L'inutilité et même le danger des cornets habituels étant connus, on a cherché à faire arriver les sons par la voie crânienne et on a construit sous les noms à'audiphone^ de dentophone^ de phonophone, divers appareils consistant en une large plaque vibrante, tenue entre les dents ou appliquée sur un point quelconque de la paroi crânienne. Ces appareils peuvent rendre des services quand l'audition crânienne est bien conservée.

FFECTIONS MEDICALES ET CHIRURGICALES DU NEZ, DES FOSSES NASALES ET DES SINUS ACCESSOIRES

PAR GEORGE LEFFEHTS

r de diniqne laryngotcopique et des maladies de la gorge au collège des médecins et chirurgiens olombie, à New- York, chirurgien consulaire pour la latyngoscopie, k l'hôpital de Saint-Luc (1).

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