TUBERCULOSE DE LA MUQUEUSE NASALE
C'est une affection rare sur laquelle l'attention n'a été appelée que depuis peu. Le nombre des observations rapportées jusqu'à présent est trop restreint pour servir de base à des conclusions bien établies ou pour pouvoir définir l'aspect clinique des ulcérations de façon à en faire le diagnostic différentiel. Les descriptions qui en ont été données présentent la plus grande variété, et bien que dans beaucoup de ces cas on eût pu, grâce à l'examen microscopique, établir leur nature réelle, dans d'autres il y a lieu de conserver quelque doute. En dehors des granulations irrégulières et disséminées sur la muqueuse du nez, on trouve de petites ulcérations qui sont tantôt éparpillées, tantôt confluentes. Elles sont superficielles, ont des bords légèrement épaissis et une base irrégulière d'apparence morbide. On peut les rencontrer sur tous les points de la muqueuse nasale, mais surtout sur la cloison, et elles coïncident généralement avec des tubercules pulmonaires à une période avancée. Cependant, dans certains cas, il est difficile de les diagnostiquer avec des ulcérations lupiques ou syphilitiques.
Weichselbaum (I), qui a fait Texamen scopiquede 164 tuberculeux, n'a jamais con de manifestations tuberculeuses sur les si du nez, les sinus frontaux, l'antre d'Highm et les cellules ethmoldales.
DIPHTHÉRIE NASALE
La diphihéfne nasale est-elle une alTeclion i^ y/. mitive ? Jusqu'à présent cette question n'a p^^ encore été résolue. Schuller (2) serait de oe( avis, mais l'observation qu'il présente à l'appo/ de cette opinion n'est pas concluante. Kohts (3j affirme qu*il en est quelquefois ainsi et que les manifestations locales peuvent rester limitées aux fosses nasales ou bien que, s'y développant primitivement, elles peuvent gagner le pharynx supérieur, le pharynx et le larynx. La réciproque n'est pas douteuse, les fausses membranes s'étendent de bas en haut par un processus, d'ascension graduelle, avant qu'on en constate la présence dans le nez. En dehors du traitement général delà maladie, on n'emploie, comme traitement local, que des irrigations ou des pulvérisations de solutions alcalines et désinfectantes. Celles-ci sont certainement utiles pour diminuer l'obstacle respiratoire causé par l'accumulation des sécrétions, et le malade s'en trouve très bien, en dehors de l'influence directe qu'elles peuvent avoir sur les progrès de la maladie.