‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 317 sur 638 · PARASITES DES FOSSES NASALES · texte numérisé non relu

PARASITES DES FOSSES NASALES

La pénétration d'êtres vivants dans les fosses nasales est toujours due à un hasard et arrive rarement, bien que les anciens auteurs décrivent à tort tous les cas d'ozène qui s'accompagnent d'une céphalalgie frontale intense, comme reconnaissant pour cause la présence d'insectes ou de leurs larves dans les narines.

Tiedemann (1 ) a réuni les preuves de l'exis* tence dans le nez de myriapodes (scolopendres), de perce-oreilles (forficula auricularia), de la larve du dermestes lardarius. Nous avons parlé plus haut de la présence accidentelle d'ascarides lombricoïdes. Urbanck (2) rapporte une obse^ vation de cette nature; Packard (3) une autre de la pénétration accidentelle d'un myriapode dans le nez; Buchanan (4) une autre de dépôt d'œufs de mouche dans les fosses nasales. On sait que des sangsues ont pu pénétrer dans les narines et qu'on a eu beaucoup de peine à les en faire sortir.

Les larves de diptères s'y rencontrent plus fréquemment. Coquerel (5) rapporte cinq cas dans lesquels ces larves logées dans les sinus frontaux et dans les fosses nasales ont causé des symptômes très graves et même la mort. Dans plusieurs de ces observations, des centaines de larves ont été expulsées par l'ulcération et la nécrose des parties. Coquerel cite éga-

(1) Tiedemtnn, loc. cit., S. 11.

(2) Urbanck, Wiener med, presse, n» 7, 1878.

(3) Packard, Med. and surg. Report, Z tout 1878. — Voyez aussi Packard, Des plaies empoisonnées io Encyclopédie de chirurgie. Paris, 1883, t. I, p. 774'

(4) Buchanan, Philadeiph. med, Times, 80 oC' tobre 187G.

(5) Coquerel, Àrch. génér. de méd., mai 1858.

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