‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 321 sur 638 · TUMEURS DES FOSSES NASALES. -- SYMPTOMES GÉNÉRAUX · texte numérisé non relu

TUMEURS DES FOSSES NASALES. -- SYMPTOMES GÉNÉRAUX

itxe autres par Porter (1), Frsnkel (2), 3), Dal^ (4)y Hartmann, Spenser, Rum- ^ Malhall et Schâffer. Joal (5) a publié nrations personnelles, et dans toutes lisparitioD des accès d*asthme après nt des polypes, et dans certains cas isaîent dès que la respiration nasale une récidive de la tumeur. Tous ces »lenl goutteux. 11 fait voir que les po- ]iieiiXy qui peuvent être tout à fait ches certains individus, jouent, d'aun rôle très puissant dans la pathogélublea nerveux respiratoires. Toutes mtions précédentes prouvent, sans possible, que l'irritation réflexe pro- 'obstruction nasale est un facteur des nts dans le développement de Tasthme elle se prolonge, il peut en résulter i bronchiques (Thudichum), et que, disparaître cet état, il faut supprimer e rirritation réflexe, ce qui est suivi ent d'un prompt succès.

oadapneumogastrique,qui détermine ies muscles bronchiques et rapproche m cartilagineux des bronches (Bert, )Bt probablement provoquée par les as réflexes transmises par l'interméla cinquième paire. On a avancé d*auiti qui sont bien moins soutenables.

Blé que la théorie précédente suppose ÉMi périphérique causant un trouble irfist réfléchi à la partie affectée, c'est- ■ impression qui serait transmise du i%ine de la cinquième paire au noyau da pneumogastrique. Mais Porter fait r que, quand même cette objection use, cela ne détruirait pas la théorie, ( qu'il existe une ligne de communîcalirecte. Le pneumogastrique, quoiqu'il if à son origine, reçoit des 6lets mo- 1 septième paire, de l'accessoire du 'hypoglosse et des premiers et seconds eaux. Comme la contiguïté des noyaux les nerfs crâniens est aujourd'hui dé- 1 est parfaitement logique de supposer ipression s peuvent être transmises du

p, Med. Record f U octobre 1879. — ' laryngology^ Tol. III, n^ 1*.

:el, Berlin klin. Wochenschr.^ n*» 16 et - Ziemssen Cydopxdia, vol. IV, p. 107. ,»ch, Berlin, klin. Wochenschr.f S. 503.

Archives of laryngoL, vol. II, 1880.

Archives générales de médecine, t. I,

noyau d'origine de la cinquième paire directement au noyau d'origine de l'un des autres nerfs, et de là par les anastomoses motrices jusqu'au pneumogastrique.

La cause primitive et directe de l'irritation ne réside pas dans le polype lui-même, quand il y en a un ; caries polypes gélatineux sont dépourvus de nerfs et ne peuvent, comme le fait remarquer Mackenzie (I), qu'éveiller des phénomènes réflexes d'une façon indirecte ou mécanique. C'est ce qui arrive seulement quand ils font saillie ou quand, par leur situation ou leur forme, ils se trouvent en contact avec le tissu érectile qui recouvre les cornets inférieurs surtout à leur extrémité postérieure.

En agissant là comme un irritant mécanique, ils déterminent l'engorgement de la muqueuse et des cellules érectiles et provoquent ainsi l'acte réflexe décrit plus haut.

Outre l'asthme on a reconnu récemment que la ioux ré/Iese était la manifestation d'un certain nombre d'états pathologiques affectant surtout le tissu érectile de l'extrémité postérieure des cornets; mais Mackenzie a appelé l'attention sur l'influence directe que les polypes nasaux avaient sur sa production. La toux n'existe, d'après lui, que lorsque les tumeurs viennent en contact avec le tissu érectile, dont nous venons de parler, ce qui provoque le réflexe et produit un accès de toux. Toutes choses étant égales, la position de la tumeur jouera donc un grand rôle dans la production de l'excitation qui détermine la toux. Quant au mécanisme du réflexe, on en a donné deux explications : dans l'une et l'autre on admet les rapports de la zone érectile avec l'espace inter-aryténoïdien (centre laryngé delà toux), grâce auxquels l'irritation et l'engorgement vasculaire de la première peuvent produire l'hypérémie du second par l'intermédiaire des nerfs vaso-dilatateurs et du ganglion cervical supérieur et consécutivement la toux laryngée ; ou bien la transmission directe de l'irritation, par les nerfs sphéno-palatins à la moelle et sa réflexion immédiate sur les muscles expirateurs produisent également la toux.

Comme nous l'avons dit, l'extirpation du polype a, dans la majorité des cas, fait disparaître les complications asthmatiques et la toux, sans qu'il soit nécessaire d'avoir recoursà d'autres moyens. Il est bon de faire l'extirpation au début afin de prévenir les modifications qui pourraient survenir dans le tissu pulmonaire ou bien la congestion chronique du poumon.

(1) Mackenzie, Médical Record, 3 mai 1884.

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Diain^oBtio général.

L'examen rhinoscopique antérieur et postérieur permet presque toujours de reconnaître la présence d'une tumeur, de déterminer son siège, se!r dimensions, souvent la façon dont elle est implantée et, d'après son aspect, de diagnostiquer la variété pathologique à laquelle elle appartient. Il y a bien des exceptions, surtout dans les cas de tumeurs multiples, et dans celles qui, par suite de leurs dimensions, empiètentsur les cavités voisines; il faut alors pratiquer plusieurs examens avec beaucoup de soin pour arriver à faire le diagnostic. Certains faits, quand on les a présents à l'esprit, peuvent aider à résoudre le problème, et Mackenzie (1) les a exposés si clairement dans son ouvrage, que je prends la liberté d'en présenter un résumé en 7 ajoutant quelques détails.

La mollesse, l'élasticité, la mobilité et l'apparence translucide des polypes muqueux forment un contraste frappant avec la dureté, l'opacité, la fixité et la coloration rouge sombre des autres tumeurs. Les fibromes, les sarcomes et les tumeurs malignes saignent habituellement au moindre toucher. Les tumeurs cartilagineuses et osseuses sont dures, denses, et donnent une telle sensation de résistance quand on les touche avec le stylet, que Ton reconnaît de suite leur véritable nature. Le stylet permettra également de distinguer Tépaississement chronique de la muqueuse des cornets inférieurs, symptomatique du catarrhe nasal hypertrophique, d'avec un polype. Dans le premier cas, l'absence de pédicule, la consistance et la fusion graduelle de la tuméfaction avec les tissus du voisinage viendront en aide au diagnostic. Il faudra toujours songer à la possibilité d'une déviation de la cloison, d'une tumeur sanguine ou d'abcès de cette dernière. Watson (2) signale aussi la distension de la muqueuse des cellules ethmoïdales comme une source possible d'erreur. On distinguera les fibromes des polypes muqueux non seulement par leurs caractères respectifs que nous avons décrits, mais aussi par leur absence de propriétés hygrométriques. Ils sont généralement plus durs, plus lents dans leur développement et plus distinctement pédicules que les tumeurs sarcomateuses et cancéreuses. L'absence de cachexie et de tuméfaction ganglionnaire sert

(1} Mackenzie, Lectures on Diseases on the note in Lancet, 28 juill. 1877.

(2) Watson, Diseasei ofthe nose, p. 73. Londres, 1875.

aussi à les différencier des dernières. Les tumeurs cartilagineuses ne sont jamais pédiculées, rarement ulcérées ; leur surface est plus lisse, avec des contours symétnques et arrondis, bien plus que pour les autres variétés. Le toucher permet de les distinguer des tumeurs osseuses, tandis que le sarcome peut être confondu avec le carcinome. Mackenzie dit qu'on l'observe plus fréquemment dans les fosses nasales que le dernier et qu'on peut généralement le reconnaître parce qu'il survient à un âge moins avancé et qu'il présente un caractère de malignité bien moins prononcé. Enfin, quant à ce qui regarde le cancer, il n'y a malhearea8^ ment pas de doute possible quand l'affection a commencé à se développer ; ses progrès rapides, son ulcération qui se fait aussi très vite, la destruction étendue qu'elle produit, révélant de . suite la nature du néoplasme.

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