DÉVIATION DE LA CLOISON
mi être due à une anomalie, ce qui très rare, et exister soit dans la portion soit dans la partie cartilagineuse, ou renir à la suite d'une fracture ou d'un, une direct. Dans ces cas, c'est généra- I portion cartilagineuse qui se trouve » au niveau de son insertion à la portion habituellement lalame perpendiculaire .urée surtout dans le voisinage du Ce dernier ressent rarement les indu traumatisme. Le degré d'obstrucfosses nasales sera proportionné à s de la déviation. Celle-ci s'accompagne it d'une dépression du cartilage for-
>n, Dùeases of ihe throat^ 2* édit.
Eacycl. de chirurgie.
mant l'arête du nez, même quand il n'y a pas de fracture de la portion perpendiculaire, et produit ainsi non seulement une déformation appréciable, mais aussi parfois un aplatissement complet au niveau de la racine du nez (1 ), outre l'obstruction complète des fosses nasales. Il ne faut pas confondre ces déviations d'origine traumatique avec celles qui sont le résultat d'une anomalie congénitale ou acquise. Les commémoratifs aideront à faire le diagnostic différentiel. On trouve, il est vrai, la cloison rarement droite, elle est toujours inclinée d'un côté ou de l'autre, généralement du côté gauche. La cloi-
(1) Hamilton, Traité des fractures et des luxations, trad. par Poinsot. Paris, 1884.
son étant formée de différentes parties, la déviation peut intéresser Tune ou l'autre de ces parties; ainsi elle peut se faire aux dépens de la lame perpendiculaire de Tethmoïde, de la suture ethmoïdo-Yomérienne du maxillaire supérieur et du cartilage triangulaire. Toutes ces variétés peuvent exister isolées ou simultanément. Allen (1) a étudié 58 crânes adultes et en a trouvé seulement 18 dont les fosses nasales étaient normales ; tandis que sur les 40 autres, 19 présentaient une déviation de la cloison si prononcée que celle-ci touchait les cornets supérieur et moyen. Semeleder, sur 49 crftnes, en a trouvé 10 dont la cloison était droite, 20 où elle était déviée à gauche, 1 5 à droite et 4 où elle était tellement tordue qu'elle ressemblait à une S.
Règle générale, la déviation se faisait aux dépens de la portion cartilagineuse et principalement de la partie antérieure de celle-ci. Si grandes que soient ces déviations, elles ne modifient pas la forme extérieure du nez. Quand elle existe d'une façon extrêmement prononcée, le nez s'incline d'un côté, rétrécissant ainsi l'une des deux narines. Bien que la plupart du temps ces états soient congénitaux, cependant il n'est pas douteux que certaines déviations soient produites par l'habitude qu'ont certaines personnes de presser, en se mouchant, plus fort d'un côté que de l'autre. Béclard explique, par l'habitude que l'on a d'introduire dans le nez plutôt le doigt droit, ce fait que la déviation s'observe plutôt à gauche qu'à droite. Quelle qu'en soit la cause, cet état est très commun, et s'il existe à un degré extrême, il produit une telle obstruction nasale qu'il donne lieu à des symptômes très gênants et nécessite un traitement chirurgical. Le diagnostic n'est pas difficile, l'aspect de la masse obstruante et sa sensation au toucher en font reconnaître de suite la nature ; de plus, si l'on examine la narine normale, on constatera la présence d'une concavité correspondant à la convexité de l'autre narine. La guérison de cet état a été tentée par différents moyens dont les uns ont pour but de replacer la cloison dans la ligue médiane et de l'y maintenir, et les autres l'enlèvement de la porliou déplacée.
Chassaignac (2) faisait la résection sous-périostée de la partie déviée. Il incisait la muqueuse dans le sens antéro-postérieur, contre le plancher de la narine affectée; il détachait la muqueuse du cartilage avec une petite spa-
(1) Allen, Àmeric, Journ, ofmed, «dences Janv. 1880.
(2) Chassaignac, Gaz. heàd,, U juin 1869.
tule et enlevait la convexité du cartilage petites rondelles jusqu'à ce qu'il ait été aminci pour pouvoir être remis en place ; c mettait la muqueuse dans sa position noi et l'on maintenait le cartilage dans sa noi situation à l'aide d'une éponge introduite la narine. Quand la courbure a une forme bée, Rupprecht (1) se sert de pinces coup dont les lames sont disposées de façon à o toute la partie déviée ; il établit ainsi une munication entre les deux narines et détr rétrécissement qui existait auparavant, din perforait la cloison avec un instru ressemblant à un emporte-pièce. Steele (2 une section étoilée de la muqueuse et du « lage, replace celui-ci dans sa situation noi et l'y maintient eu introduisant dans la ii des tampons de bois ou d'ivoire. La dit du cartilage l'empêche de bomber de noo et les tampons agissent plutôt en le maioti qu'en le comprimant. L'instrument dont sert est une pince forte dont une branche | des lames coupantes disposées en étoile. L'i tage de cette opération, c'est qu'elle n'ei aucune partie de la cloison, et bien que oel lèvement ne produise pas de déformatM perforation artificielle qui en résulte ûA \ jours désagréable (sifflement pendtnllaflf ration nasale, accumulation et desaèdiMl des sécrétions sur les bords de la perCoitl tendance à l'ulcération superficielle, etc.);i doit-on l'éviter autant que possible. Panoof séparé la portion cartilagineuse de la poi osseuse en faisant la division sous-ad avec le ténotome et replaçant la doisoal sa position normale, repoussant le nez v^ côté opposé à la déviation et le maintenant des bandes adhésives. D'autres chirurgieii{ divisé le nez sur la ligne médiane et rèséf cloison. Le chirurgien se guidera pour le^ du procédé sur chaque cas individuel.
Quand l'obstruction est due à une dét ou à un déplacement de la cloison cartili sur toute ou presque toute sa longueur, Vi tion la meilleure est celle d'Adams (3). Il ou redresse la partie déviée à l'aide d'ooe à branches parallèles, dont il introdoii branche dans chaque narine, et quand les nez sont déplacés latéralement et abaissèSii redresse en portant les pinces directei
(1) Rupprecht, Wien med. Wochenseh,^ S. 1
(2) Steelo, Archives oj laryngohgy^ vol. RI,
(3) Adam s, Brit, nied. Jownai, 3 oct. 187S«