‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 341 sur 638 · FRACTURES ET LUXATIONS DE LA CLOISON · texte numérisé non relu

FRACTURES ET LUXATIONS DE LA CLOISON

Le traitement de ces traumatismes est généralement illusoire, car ils déterminent le plus souvent une déformation permanente qui cependant est rarement considérable. Hamilton doute que l'on puisse ajuster et maintenir artiticiellement une portion mince et sans appui, mais il conseille de tamponner chaque narine avec de la charpie et de recouvrir l'extérieur du nez d'un moule de gutta-percha qui doit exercer une pression modérée sur les parties latérales; ce pansement doit être laissé en place pendant plusieurs semaines, jusqu'à ce que la guérison soit complète. Ce procédé doit être modifié selon les indications particulières à chaque cas.

La fracture de la cloison, si elle est étendue, et si elle n'est pas réduite au moment même de

l'accident, peut, par le déplacement et la déformation qui en sont la conséquence, obstruer sérieusement les fosses nasales. Le plus souvent la cloison cartilagineuse est arrachée au niveau de son insertion à la portion osseuse et déplacée latéralement. Le traitement doit consister à replacer la cloison dans sa position normale à l'aide de manœuvres intra et extra-nasales et à la maintenir au moyen de supports mécaniques placés dans l'intérieur des narines. Si la fracture est multiple, l'enlèvement immédiat des fragments est indiqué ; de plus, si l'on ne peut faire la réduction et si la déformation consécutive est suffisante pour produire l'occlusion, il faudra enlever les parties qui pourraient la déterminer.

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