PARASITES
Nous devons mentionner la présence d'insectes vivants tels que mouches, vers, qui remontent des fosses nasales ou proviennent de l'éclosion d'œufs déposés directement dans les sinus ou introduits en sentant des fleurs ou des fruits sur lesquels ils se trouvaient (Saltzman). Dans certains pays, notamment dans l'Inde, où on désigne cette affection sous le nom de Peenash (2), on observe des cas mortels.
(1) Boenhaupt, Cas d'osléome du sinus frontal gauche^ etc., in Archiv fur klin. Chir. Bd XXVI, S. 589,1881.
(2) Med. Times and Gazette, 30 janv. et 6 fév. 1875. — Indian med, GaMett,, IS août 1874.
Symptômes.
Les symptômes produits par la présence d'insectes sont très marqués : céphalalgie continue ou intermittente siégeant au-dessus du sinus frontal, excitation cérébrale, délire maniaque, syncopes, vertiges soudains et môme cécité brusque et temporaire, écoulement nasal muco-purulent fétide, épistaxis (Pozzi, Schneider). A mesure que l'affection progresse, les os se nécrosent, le globe de Tœil est envahi, les purlies molles se gangrènent, la bouche, les gencives, le maxillaire supérieur, sont dénudés dans les cas extrêmes .
Le diagnostic est difficile, à moins que le patient ne reconnaisse et n'indique exactement qu'un insecte a pénétré dans ses fosses nasales ou qu'on n'ait quelque indice de son existence dans le liquide de l'écoulement
Traitement.
On a conseillé divers moyens pour faire déloger ces insectes ; les meilleurs sont : les vapeurs
MALADIES DU SINUS MAXILLAIRE. — LNFLAMMATiON ET ABCÈS.
l'acide phénique, de soufre, d*iode queron injecte lans les sinus avec un appareil à air comprimé, m bouchant une fosse nasale, les injections de solutions salines ou de permanganate de potasse >u d*acide phénique. On peut essayer les inhalaions de chloroforme ou rinsufQation de sternu- Atoires. Dans les cas extrêmes, il faut trépaner
et agir directement dans la cavité (Rohts). Il peut se former des corps étrangers dans les sinus ; ainsi Bartholin a publié des observations où il a vu des concrétions terreuses, comme celles qui existent dans le nez. Si elles donnaient lieu à quelque irritation, on les traiterait comme tout autre corps étranger.