LÉSIONS INFLAMMATOIRES DES LÈVRES
FUROIICLE ET AIfTHRAX DES LÈVRES, DE LA FACE.
Le t^oncle et lanthrax de la face ne méritelient pas de description spéciale, si, en raison de leur siège régional, ils ne se compliquaient trop souvent d'accidents graves (phlébite ophthalmique, phlébite des sinus).
Les sourcils, les lèvres, le menton, les joues, les paupières peuvent être, par ordre de fréçoence, le siège du furoncle ou de l'anthrax.
L'extensibilité bornée de la peau de la face nous rend compte de la douleur tensive, de la marche plus lente, du volume relativement restreint de l'anthrax ou du furoncle de cette région.
Complications.
Les complications si graves dont ils peuvent s accompagner reposent sur la richesse et l'éten-
due du réseau veineux de la face, sur la communication de ces veines avec la veine ophthalmique, le sinus caverneux, etc., par l'intermédiaire des veines angulaires et frontales. Qu'une coagulation veineuse, puis une phlébite suppurée, se produise dans la zone atteinte, la traînée purulente suivant la voie veineuse gagnera l'orbite, les sinus et les méninges ,* on pourra observer l'infection purulente, des abcès métastatiques. — Cette anatomie pathologique n'est point une conception théorique : elle repose sur des observations de Trtide (de Copenhague), de chirurgiens nombreux au premier rang desquels il faut placer Reverdin qui a publié sur le sujet qui nous occupe une étude des plus intéressantes.
Nous-méme avons pu observer, pendant notre internat chez M. le D' Arm. Després, une double phlébite des veines ophthalmiques et du sinus consécutive à un anthrax de la lèvre supérieure.
G. BURCHANT. — JOUES, LÈVRES ET FACE
neverdîn a publié 4S cas fnartels de furoncles ou d'anthrax : comme l'a fait remarquer Le Dentu (1), cette statistique ne porte que sur des cas graves et n'a d'autre valeur que de nous montrer le danger réel de cette afTeclion.
Les furoncles on anthrax de la peau de la face en dehors des lèvres n'offrent qu'une gravité relative, fait explicable soit parce que VinOammation est superfidelle et intéresse moins de veines
Fig. 173 — An h ai daU lèire sapérienre (*)
(*) A, (ouo nisilo dro le B inrrice d anloa des deux apopbfeei paU nés CC dlITérenu cautre* de phlegmons an linico des DDDD pe fo ition de U peia in nlietades petits lobes do l'inthrax; E, espace celluisni resté tain; F, Incisive pratiquée dans la tnmenr ;F, dent incisive ; N,narinedrolte(BenJ.AngeF].
(Desprès),8oit parce que les muqueuses sont plus gravement enOammées (VerneuilJ. Quoi qu'il en soit, de tous les furoncles ou anthrax de la face, ce sont ceux des lèvres qui offrent le plus de gravité puisqu'ils entrent pour 24 cas dans les 45 cas mortels de Reverdin : ici se trouvent réunis en effet et la ridiesse veineuse, porte d'entrée ou agent de la coagulation, et oe feutrage si dense qui cloisonne, emprisonne et rend destructeurs les phénomènes inflammatoires dont s'accompagnent et l'anthrax et le furoncle (flg. 1735).
Traitement.
Le trailemenl chirurgical de cette affection a justement préoccupé les chirurgiens. Pour Reverdin, ■ l'incision faite aussi rspidement et
[I) Le DentD, art. Fack du Nouveau Diel. de médeeine et de eliinii-gie pratiqua. PvU, IS71, tome XIV.
aussi largement que pos^ble paraît étn leur moyen de prévenir et quelquefois la phlébite. »
A l'appui de sa thèse, Reverdin ci dans lesquels le trdtement suivi a été il 7 a eu IK guérisons et tS morts. L vention chirurgicale a donné 9 gD< 16 morts; l'abstention, 6 guérisons et ctiiffres qui s'équilibrent et sont san A Desprès se mo tre l'advcrsa're c de 1 ntervention Sur S cas dont qualr et un furoncle non ne ses I a eu quat et un mort [I)
H Despres professe en effet que ne favonse n 1 écoulement du pua n de 1 eschare qu elle augmente même de la phléb le on ouvrant de nouvell
Vo là les deux camps dans lesqv poumons grouper tels ou tels chirui sons cependant que la méthode de C t active a plus de part sans que celle dt fo
U est nécessa re crayons nous de plus eurs cas si le furoncle ou 1 antl face sont d un volume restre nt sans envah ssante si la lone dure pénph b en 1 m tëe sans œdème d ffus si bombe b en nous sommes d av s que tion est sage
Hais SI les phénomènes réact onneL férents s la zone enflammée est enlo œdème dur dontlesl les tendent à b en au delà du point n alade, le dout mis, et la question mérite d'être séri discutée.
Les faits spéciaux nous manquent traîner la conviction. Ilestd'observatîo l'avons maintes fois vérifié, que dan thrax envahissants du dos ou de la nu cision profonde et large calme la arrête la diffusion et fait tomber la f positif, indiscutable.
Raisonnant par analogie, on doit se ( si pareil résultat n'est pas applicable mineux anthrax de la face. A coup su) pensons pas que cette incision augti chances de la phlébite qui semble J d'une inflammation évaluant dans un ti:
et riche en réseaux veineux.
Nous acceptons donc à priori el preuve d'une meilleure méthode te pr l'incision dans les anthrax remarqui l'intensilé de l'étranglement et de la
(1) Desprée, La chirurgie journalière, Paris, 18S1, p. !3g.
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