AFFECTIONS DE LA LANGUE. — ULCÈRE CANCÉREUX
gulier, à bords renversés, présente un dëlrilus jaunâtre à sa base, laquelle oCTce un degré variable d'induralioii. Il esl silué souvenl à la partie centrale de la langue tandis que l'épiltaéliome siège plus souTent sur les parties latérales; un examea attentif montre que l'ulcéralion a élé précédée d'un noyau d'induration, lequel a diminué à mesure que l'ulcération a augmenté; dans le cancer au conlrairerindura* tion suit l'ulcération dans son développement. 11 se présente pourtant des cas aii il est impossible d'êtablirle diagnostic avant d'administrer del'iodure de potassium. On peut avoir recours à l'examen microscopique qui montrera des éléments épilhéliaux caractéristiques de l'épilhcUoma (\). Dans le traitement de l'ulcère sj'pfailitique de la langue, il Tuut tenir compte de la période à laquelle la maladie est arrivée et du traitement antérieur. Dans la Torme superficielle c'est au mercure, dans la Turme tertiaire c'est à l'iodure de potassium qu'il faut avoir recours (fig. 1747 et 1748).
DLCÈBB TUBERCULEUX.
L'ulcère tuberculeux siège le plus souvent à la pointe da la langue (Bg. 174» et 17^0). D'abord
superficiel et souvent multiple, il peut pénétrer plus profondément et rendre la langue blUde. Cette forme s'observe chez des individus tuberculeux uu menacés de le devenir.
(1) Voir un Iraviil do Butllr), BHlish med. jQurri.,
La langue guérit quand la santé générale s'aiDëliore, ou s'excave davantage en même temps
rig. nhO. — Tubercalote linguale, cAlâ droit de la longue (Laboulbène] .
que l'afTection des poumons ou d'autres organes fait des progrès. Localement des solutions faibles d'acide chromique donnent de bons résultats.
ULCERE CAHCEKBUX.
L'ulcère cancéreux est toujours un épithèlioma
CliB. 3S«-
Fig. 1751 . — Colluloï profunâes <!i llnement dentelées d'un épitliéliome tinguil. Cellulea pavlmenteuies il'un Ëpiiliélioine lingual dont les bord* sont héris- ■fi de Unes denloluros (*).
{') a, cullule dcnticulée «ur doui de ses bordi oppoaiSs; b,c, celluloa présenunt dos donielurei sur toute leur circonférence. GrosiUsenicnt, ibO dlamitres (Cb. Hobiu].
[flg. 1751 à <7B4). Il nuit sur les parties latérales de la langue chez des sujets ayant ordinairement
CB. BEATH. — BOUCHE, tiORGE, LANGUE, PALAIS, ETC.
dépassé quarante ans, el son début est si insidieux qu'il allire à peine l'allenlion ; on l'attribue souTent et peut-être avec raison à l'irritation
Ct.R,
Fig. I7S!. — Conpe teiticile moatrant, en a,/',tapor-
Uoa profonde canstttuée par ano aabïtancs amorphe finement granuleuie, interposée aux nayani dont qaelques-uni n'ont point encore do nucléoles ; be, segmentation commençant K se produire entre les nof aux et diriiant la substance en corps de cellules ayant chacun un ou deui noyaux comme centre; cdg, cellelcB de plus en plus Tormées el s'apUtissant en ipprocliant de U surface de la tumeur. Grossissement : 300 diamètres (Ch. Robin).
causée par une dent. Arrivé h son plein développement, cet ulcère est ordinairement oval, à bords taillés à pic, il repose sur une base indurée. La douleur, lancinante et aiguë, se faisant sentir aussi dans l'oreille, esl un des premiers symptAmes. Il y a de la salivation, les mouvements de la langue sont difficiles à cause de la douleur et de l'inBltration des parties par Le tissu morbide. Les ganglions sou s- maxillaires se prennent de bonne heure ; ils gonflent d'abord et deviennent douloureux, puis a'ulc6rent et suppurent (fig. 1755). Si le mal gagne la base de la langue, la mort peut Ctre déterminée par l'ouverture d'une des artères linguales, mais quand c'est la pointe de la langue qui est alleinle, l'organe devient assez souvent adhérent au maxillaire inférieur, et le tissu morbide finit par infiltrer l'os. Dans ce cas la vie du malade se prolonge plus longtemps, mais elle est bien misérable: il finit par mourir épuisé par la douleur
et la suppuration de nombreux ulcères du meaton et des angles de la mâchoire.
Tout traitement, local ou général, est inutile; il faut enlever de bonne heure la totalité du
Ti$ I7.i3 — bpittiéliome bngoit Papillome avec? globes épidermiques (*)
l ) Coape vertlcalL sur un épithéliome lingml ; f vers la base et U portion médiane à une papille inormale las cellules lameili formes soat tassées ti
lants; près du lées, ei sa cer nulatiani; b,b cellules
Ls leurs noyaux saile de gra-
in plusieurs pointi itre,les mêmes cellules s< I mËme, !a cavilé est pleii gros globes éptdermiq.nei, i enroulées à la pdrlpliérie, au centre on volt des cellules i, noyaux et dos noyaai libres; c,c, cellules enroulées concentrique ment formant le globe épidermique complet ; dd, globes de petit vdlume et en voie do formation, (jrossissemenl : 200 diamètres (Laboulbène).
mal. L'iodure de potassium est inutile el lef cautérisations au nitrate d'argent sont nuisibles.
Démarqua; et Hoorc (1) ont conseillé la ligature de l'artère linguale (fig. 1736) pour arrêter le développement du cancer de la langue et le& hémorrhagies ; mais le succès n'a pas répond»» à leur attente.
(I) Mûore, Mtdico-chirurgicil Tratuaeliotu, to' -
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