‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 414 sur 638 · AFFECTIONS DE LA LANGUE. — ULCÈRE CANCÉREUX. - TRAITEMENT · texte numérisé non relu

AFFECTIONS DE LA LANGUE. — ULCÈRE CANCÉREUX. - TRAITEMENT

La ligature est tombée en désuétude h cause de la difficulté de la maintenir surfisamment serrée et de la douleur déterminée par la présence d'une masse de lîssu spbacélé dans la bouche

La section du nerr lingual (fig l'S") est une autre opération palliative recommandée par Hilton et Hoore, cette opération est certainement erflcace, pour un temps au moins pour

Fig. iT^t — PspillomeeKODreTeieineiitépitliéliklO.

(') Elémenu d'uii papillome. A, ptpille hypenro- |iIiiâe,gro9«îe90 Tois; a, cellules épidermliiaM utodditïH ; ce, collulea épidermiqnei tues de profll etd'ap- P'i'^nce fuairorme arec leurs noyiui ; B, cellnlsi épi- "'''niques JBolées; a, corps callulairesi b, noyau. Groaiiiiement : 300 fois (H. Lebert).

dim înuer la douleur du cancer des bords et de la f>«inte. L'exécution n'en est pas difBcUe (1). L.'<iblBtion d'une portion de la langue au mo^'en du bistouri est une opération qui a été abandonnée à cause de l'hémorrhagie qui l'occonnpagne ordinairement. D'après Fergusson, 1* Crainte de l'hémorrhagie a élé eiagérée (2) ; " L-*hémorrhagie, dit-il à propos d'une de ces op&mtions, parut formidable pendant une ou d^Ux minutes; on lia rapidement plusieurs taisseaux et tout marcha à souhait. » Quand 11>èniorrhagic primitive ou secondaire est très abondante je conseille d'employer le procédé laivant : l'indet placé sur l'épiglolte repousse BU «Tant l'os hyoïde et l'attire le plus près pos- •ible jg la gymphyse du maxillaire inférieur. LelTet de celle manœuvre est de tirer sur les "ftferes linguales et de les empêcher de donner *" Sang. Walter Wiiiiehead enlève la portion ^s 1« langue malade avec des ciseaux, en ayant 'oin je ijgp igg vaisseaux à mesure qu'ils sont Dure ris.

'* *or- LeUé>»nt, Traité des section)

^rgnuaa, System 0 f praclifat Surgrry, p. 511.

L'écraseur a été largement employé pour enlever des segments de la langue ou l'organe en totaUté, avec des résultats très satisfaisants. L'écraseur à BI remplit mieux ce but que l'ins- Irumenl à chaîne d'abord employé. Pour enlever une portion de la langue au moyen de l'écraseur, il faut isoler la tumeur en enfonçant derrière elle des aiguilles courtes montées autour desquelles on fait passer le fll de l'écraseur qui est ainsi maintenu en place. Sans cette précaution le fll empiète sur la tumeur et l'opération est incomplète.

L'écraseur galvanii/ue a l'avantage de faire une section plus nette et d'empêcher toute hémorrhagie primitive. Mais l'élimination de l'eschare s'accompagne souvent d'hémorrhagie secondaire, inconvénient qui a fait abandonner cet instrument par beaucoup de chirurgiens.

Le thermo-cautOre de Pnquelin convient Irèc bien pour enlever de petites portions de la langue-, il est inutile d'enfoncer des épingles derrière la tumeur. Mais il présente le même inconvénient que le cautère galvanique : il provoque souvent des hémorrhagies secondaires.

L'ablation d'une moitié de la tangue (flg. 1758} est une opération qui donne des résultats satis- Taisants, et qui est relativement facile. Elle es i recommandée par Buchanan, de Glasgovr; ce chirurgien divise la symphyse du menton, ce qui complique inutilement l'opération dans la majorité des cas, ainsi que l'a montré Horrant Baker (1). Après avoir passé un fil de chaque cAté de la pointe de la langue et avoir placé un bâillon dans la bouche, l'opérateur divise le frein de la langue et les muscles sous-jacents au moyen de ciseaux courbes qu'il dirige le long du plancher de la bouche du côté malade, de manière à sectionner la muqueuse près du maxillaire. Puis, prenant un fll de la main gauche, tandis que l'autre est tenu par un aide, il divise ta langue sur la ligne médiane avec un bistouri droit boulonné. Les vaisseaux liés, l'opérateur arrache toute la partie charnue restante sur les tissus sublinguaux de façon à isoler la moitié de la langue qui doit être enlevée : on peut alors passer l'anse de l'écraseur. Quand II faut aller jusqu'à l'os hyoïde, il peut être nécessaire d'ouvrir la joue par uneincision'horilonlole partant de l'angle de la bouche, comme l'a conseillé CoUis, de Dublin. En me servant d'un écraseur légèrement recourbé à son extrémité, j'ai pu dans plusieurs cas me dispenser de faire aucune incision externe.

(!■) Mor

Il Brtsr, Lan'el, vol. I, 1880.

Vablation de toute in hirgcur de la langue (fig. I73y) peu! être effectuée au moyen de l'écraaeur, quand le mal n'occupe que la partie anlérieure de l'organe ; mais quand il s'étend en arrière, la division des parties sous-jacenles àla

languecstnâcessBÎro.Gelon Sir Jnmespsgel, pour permettre l'application de l'anse à la base de l'orgnne. Baker a recommandé de Tendre ialangne dans les cas qui en nécessitent l'ablation, el

d'enlever simultanément les dcu\ moitiés tu

FIg. nbb. — Gloaaite disséquante ; épi lliéli

fissure de li lingiie

moyen de deux écraseurs, Nunneley emploie. pour enlever la langue entière, le procédé suivant : il Tait une incision sur la ligne médiane, entre le menton et l'os hyoïde, qu'il prolonge jusque dans la bouche entre les deux muscles génio-glosses 1 il fait passer la chaîne à travers celte incision, La hase de la langue étant alors IransHxée de bus en haut par trois épingles, il fait passer la chaîne par derrière. L'objection à Taire à ce procédé est que la langue est nécessairement sectionnée obliquement, malgré les épingles; l'avantage est qu'un passage est ouvert à la suppuration du plancher do la boucbe

h l'extérieur. Barwell (I) a modifié le procédé de Nunneley en pratiquant une petite ouverture audessus de l'os hyoïde et en passant un fit dans la bouche au moyen d'une aiguille à manche beaucoup plus en arrière que dans l'autre procédé : Il fait pénétrer l'aiguille dans la bouche tout prés de lu dernière molaire de chaque cOté : l'anse de l'écraseur est conduite par le fil à travfrs la plaie sous-hyoïdienne et autour de U base de la langue. Il passe alors une aiguille montée d'avant en arrière ii travers la langue

(11 Barwell, Lnnctl, 19 kvrll 1B79.

1—1 point oïl doit <llre TaiLe in section et passe l'anse derrière. Quand la langue a été ainsi difiséQ transTorsalêmoul, un second écraseiir divise les parties sous-jaccntes k la langue qui ont été laissées. D'après Banvell ce procéda Tail

flg. lise. — Ablaiion de la pu-tie antérieure moitié taténle de !■ Imguo pdr Ift ligttur

AD, »nte île fli limilont Is partio miladi ■rriire ; CGD, stiae de Dl devint limilor In partie

Ude en avam (Gillette).

on moignon indolore, les nerfs linguaux ayant iiïists tout près du maxillaire inférieur; mais ce résultat n'est pas particulier à celle opération, qui ne parait pas plus avantageuse que celle dans laquelle ou divise les parties ■ous-linguales avant la section de la langue ; de plus, s'il se produit une hèmorrhagie quand on complète la seclion de la langue, il est facile d'appliquer une ligature.

Barnell a introduit dans k pratique un fil de fer pour Vécraseur qui promet de rendre de grands services. C'est un fll de fer de Newall. d'acier non trempé, muni d'un fil h son centre ; Q est plus (lexible qu'aucun autre fil de fer.

Regnoli en 1838 a imaginé une opération sous-menlale qui consiste à diviser le plancher de la bouche au voisinage du maxillaire inférieur, de l'une des arti^res faciales à l'autre, de jnonière à permettre de tirer la langue en bas et de la mettre complètement à découvert. On ll'enlève alors avec le bistouri ou l'écraseur. Ce procédé aplus d'inconvénients que d'avantages,

Sédillolil) et Syme les premiers tirent la seclion du maxillaire inférieur pour extirper la lan-

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