ULCÈRE CANCÉREUX
gue d'une façon plus radicale. L'opération est très grave, mais e$t la seule qui permelle d'atteindre le mal quand il est très étendu et que le plancher de la bouche est envahi. L'ne incision (fig. 1760) faile sur la ligne médiane de la lèvre inférieure el prolongée jusqu'à l'os hyoïde permet de détacher la lèvre du maxillaire inférieur sur une étendue d'un quart de pouce de chaque cOté. On perfore l'os de chaque cAté de la ligne
Fig. nS7, — Section du nerf lingnil (LeUéTini).
médiane de manière h pouvoir les rapprocher ensuite au moyen d'un lil métallique. On scie alors le maxillaire exactement sur la hgne médiane. En faisant une section médiane on ménage les dénis, tandis que dans le procédé de Sédillot, dans lequel on fait au maxillaire une section en V, il est nécessaire de sacrifier toutes les incisives. Les deux moitiés du maxillaire étant écartées, l'opérateur détache avec des ciseaux les muscles génio-glosses du maxillaire. Onpeutalors, au moyen de l'index el des ciseaux, détacher la langue du plancher de la bouche jusqu'il l'os hyoïde. On lire alors la langue en bas el on coupe les piliers antérieurs du voile du palais avec des ciseaux; puis on traverse lu langue tout près de l'os hyoïde avec une aiguille montée et on ajuste l'anse de l'écraseur. Le chirurgien doit avoir h sa disposition une
- BOUCHE. GORGE, LANGUE, PALAIS, ETC
aiguille à maDcbe et un 111 solide, pour trans- I si la respiration est embarrBBsée par l'épigtotlc fl\er ce qui reste de tissu attaché à l'os hjolde, ' et la base de la
: la langue tombant en anière.
Fig. 11SS. — AbUtion pinMIe de la UDgae, procédé Jnger. La langaa est fendus sulTint ion aie *iec quelque* eonp* de cliaaui, et 11 ne reste plni qa'à Jeter une cliUne d'derueiu truisferstlement sur li bue de la partie t abattre.
D'après mun expérience cet acddent se produit i Quand le mal siège à la partie antérieure de la surtout quand on laisse une portion considé- ' langue, il est ordinaire de trouver l'oiëgalemenl table de la langue. 1 envahi. Il faut en faire l'ablation et ne pas [en-
I ter de rapprocher les deui moitiés du maiillaire, ce qui serait impraticable à ce moment tl
Fig. 173», — Ablation toule de la langue par \'i senr linéaire (Ctitttaignac).
Une fois l'hémonhagie arrêtée, on rapproche les deu\ moitiés du maxillaire au mojen d'un fli d'argent. On fait ensuite la suture des parties molles, en ayant soin de laisser ouverte la partie inférieure de l'incision, de façon à laisser une issue à l'écoulement de la salive et du pus.
ScclLoii en V du mailllaire laférieiL
(Sédiltot).
inutile, car au bout de quelques semaines l'ac tien musculaire seule aura opéré ce rapprocbe-" ment (I).
Dans toutes ces opérations le sang peut ame-
[I) Voir Uneel, vol. I, 1S16.