‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 417 sur 638 · FISSURE DU PALAIS · texte numérisé non relu

FISSURE DU PALAIS

ntrc In division congénitale du pais enranls d'ailleurs bien conformés, montrent les exemples que nous g. 17(11, 1762, 1703 et llfii), ou Sme temps que le bec- de -lièvre, et

Perronlioo da la voûta oi pprforalior

du ïoiln (').

inHoa àt la «orit<; : B, prirroralian du cade dentiire. (PruLerre.)

tx cas la fissure peut affecter le voile a le voile et le palais osseux. Dans !C-de-liëvre, la fissure s'étend ordie la lévre au palais tout entier en le rebord alvéolaire; mais on ren- M>up d'exceptions, la fissure du voile »nt fréquemment un bec-de-

Mn^nt fr

lièvre simple. Ces deux difformités sont l'effet d'un arrêt de développement, et elles sont certainement héréditaires, Pourtant oti observe des cas de fissure du palais dans des familles qui n'ont jamais présenté de bec-de- lièvre, et dans la grande majorité des cas on trouve que la mère a souffert dans les premières semaines de 5a grossesse, ou bien que cette grossesse a suivi

congéniulc de U voûle et du voilo du palus [1].

de prés une grossesse antérieure ou n débuté pendant l'allaitement.

Les expériences de llaughton, de Dublin, ont montré l'effet du régime cbei les grands caniîvores sur la production de la Qssure palatine ; quand lu mère présente elle-même cette ditformité ou qu'elle a déjà eu un enfant la prcscn-

i. de thit., (. LXI, flg. 1, p. ,'iîl.

en. HEATH. — BOUCHE. GORGE, LANGUE, PArj^lS, ETC.

tant, il rmit, dans les premifres semaines des grosEesaca suivantes, veiller h sa gnnlii, et lui preBcrire un régime el des médicamenis destinés à provoquer la rorniBlion du tissu osseux.

Quand t'eurant présente en même temps un bec-de-lièvre [Bg. )T0".), cette dernière dlITormité

Fî(t. nia. — Dlvi&ion congoriliilc du voilii et de li majeure punie de la voûte palatine.

saule aux yeux ; mais quand la Ussure palolinc existe seule, elle peut racilcment passer inaperçue dans les premières heures de la vie ; on s'en aperçoit à rinaplitude qu'oD're t'enrani à leler; le luit introduit dans la bouche revient par les narines.

On peut introduire le luit dans la bouclie de t'enfant au moyen d'une cuillère couverle. Oakley Coles [I) adapte au biberon ordinaire une lamelle de gomme Élastique qui vient s'appliquer sur la Assure palatine. Francis Mason ['2) emploie une plaque métallique très mince moulée sur la bouche du malade, mais cet instrument ne convient pas à tous les cas. î'aule de mieux, on bouche les narines du nourrisson au moment de chaque elTort de déglutition.

(I) ColcB, D'forniilifs of llit moulh, congtnital nnd acquirfd, icUh theii- mtchùnical trealement. London, 1881.

lî) Mtson. Oit liairlîp and deft patalt, Landan,

I.a question de l'intervention chinirgiolî n'est pas encore résolue. 11 est certain qu'on peut boucher la tissure, mais l'emploi d'un ip-

DgCiiLialt? du voile du pilili

pareil ne donnera-l-il pas de meilleurs résulUU

en ce qui concerne l'arliculation ?

STAI'BïLORHQAPBIB.

La staphylorrhapliie n'était guère pratiquée que sur les adultes avant Thomas Smith, qui montra la possibilité et l'avantage d'opérer sur les enfants.

Nous représentons l'ècarleur de Uean (flg. ITGfl) et le porte-aiguille de Forujtier (flg. I767J qui est une modificalion de l'aîguillQ tubulaïn de Smith.

Dans la staphylorrhapbie, comme dus toutes les opérations auloplasliques, les insuccès liennenl surtout àU tension exagérée dei parties réunies. Pour 3' remédier, DielTenhach, Liston, pratiquent sur le voile des incisions latérales, Nittaner de petites ineisions multiples (Sg. n(i8}, ^^urenla section du pilier antérieur (muscle glosso-staphylin). Fergusson attaque les muscles du voile, par la Tace postérieure ou su-

n] DIFFORMITÉS DU PALAIS, — FISSURK. — TRAITEMENT. 523

ptTteure, à l'aide (î'un couleau coudé sur le plal 1 \ea\. être divisés sans seclion de la muqueuse Les muscler, plus superficiels de ce c A té peu ' antérieure, mais le maniement des inslriinienls

Procédé de Sédillol. — Sédillol (I) s'est engagé plus loin dans celle voie, et coupe non seulement les périsiaphjlins interne et externe, tcn- •euTfl et abducteurs du voile, mais encore les ^osso et pbarjngo-slaphflins contenus dans lea piliers, de façon à oblenirle relAchcment cl llmmobililé absolue des parties. Son appareil comprend (Sg. i7G!>) : un lénotome pointu ii lumc longue de 15 milÛmëtres ; des ciseaux droits pour la section des piliers ; de petites pinces de Huseux très 6nes à double crochet ; des ciseaux coudés, minces, et un bistouri â lame très étroite jwur l'avivemenl; un porte -aiguille légèremenl courbe, dont la tige, renflée à \'â millimètres ia son exlrëmilê, ne peut pénétrer au-delà de ee point d'arrêt; des aiguilles de S mltbmëlres de longueur sur 2 de largeur, composées d'une partie antérieure triangulaire, pcrcfe d'une fe- Dêtre pour le passage du Bl et d'une partie pos-

(1) Sddillol, Miiledne opéraloiri, i' édliioa, Paris, ItlD, I, II, et CliauTel, Prdcii dopiraliom, !" édition, Pirii. 1S83. p. G!!.

arrondie et creuse, deslil'exlrémilé du porte-ai-

icier pintes, soutenues d'un , et dont l'autre extrémité,

524 CH, HEATH. — BOUCHE, GORGE, LANGUE, PALAIS, ETC. [tS

plus ou moins hanle, présente un anneau garni autrement on se guide sur la persistance des d'une lame de caoutchouc, el est coudée h conlractions musculaires, et l'on prolonge da-

Fig. I7GT. — ParU-aigaille da M. Fanjrtier (•).

{*) A, tige terminie d'an cété par le mtncbe k, et de l'antre par une eitrémilé reconrbée a, percie d'nne oUTertura poar le ptiaige da l'algnille b. Une autre tige mobile d/i est diipoaâe de mani&re t pouvoir glltier BUT la première, et k recevDlr par un engrenage c le talon de ralgultte b. Voici la manière de placer la ligature : l'eitrémité a eat engsgde derrière le Tolte du palais, dam le point où doit correspondre la suture; on pousse la tiga dfi,qai lorce l'aiguille b a Toile el i pénétrer dans la fenêtre a, tire STEC la ligature, après atair dégagé rant & soi la tige dh, terminée par la tIontre le moment où l'aiguille fient de roile du palais; C montre le temps suivant où l'aigulllo est tombée en arrière du voile par le retrait de la tige dh.

angle droit. Celte porllon de l'inslrument, placée en arrière du voile, sert de point d'appui et se laisse traverser par les aiguilles, qui marchent facilement d'avant en arrière, mais ne peuvent revenir d'arrière en avant, en raison de ta petite saillie qu'offre leur base de chaque c6të de la tige. Des Sis de soie cirés ', des pinces ordinaires à ligature, pour serrer les nœuds; un porteaiguille et une aiguille spéciale pourlasulure de la luette complètent l'appareil.

{" Section des mutcles. — On saisit avec la pince-érigne la partie inrérieure et interne du voile que l'on dirige en bas et en dedans, et l'on plonge dans l'épaisseur du voile la lame du ténotome, de haut en bas et de dedans en dehors, pour tomber perpendiculairement sur le muscle péri staphy lin interne. C'est à dix millimètres environ au-dessus et en dehors du bord supérieur de la Incite, que le ténotomc doit être enfoncé, un peu en arrière et en dedans de la dernière grosse molaire supérieure. Pour ne pas blesser les parties situées plus prorondémenl, la lame du ténotome ne doit pas disparaître entièrement dans le voile. Une incision de moins de 1 centimètre surot à la section complète du muscle, si l'on en s atteint le milieu,

rig. 1768. — Procédé de Miitaner (de Virginie).

vantage en haut et en bas l'action de l'instrument (flg. n70etl77i).

Quand la plaie ne dépasse pas i centimètre, elle se ferme immédiatement parle renversement de la muqueuse ; si elle est plus longue, ayant été trop portée en dedans, elle bAille au moment de la suture, mais ne larde pas à se fermer.

On coupe avec les ciseaux le pilier antérieur (glosso-staphjlin) attiré en dedans, en prolongeant l'incision de la muqueuse jusqu'aux dernières molaires. On coupe le pilier postérieur (pharjngo-staphjlin) un peu plus bas, et de même dans «a plus grande laj^eur.

2° Avivement. — 11 se fait avec les ciseaui coudés ou le bistouri.

3° Placement des fils. — La langue est abaissée (flg. 1772) avec la lige plate de l'instrument (6), dont la fenélre terminale garnie de caoutchouc est placée en arriére de la portion du voile où doit se mettre la suture. De la main droite pour le cAie gauche du voile, et vice versd, on saisit le porte-aiguille tout armé, c'est-à-dire engagé dans la petite aiguille triangulaire f, que la tension des fils pressés contre la tige de l'iDstniment empêche de vaciller, cl on l'implante avec la plus facile précision à 5 ou 6 millimètres en dehors du bord avivé du voile, b. sa partie supérieure. On s'assure que la rondelle de caoutchouc qui sert d'appui correspond bien à ce point et, poussant l'aiguille, on perfore le JtSt. Un bruit sec, le sentiment d'une résislince vaincue el la profondeur à laquelle on a porté l'instrument, révèlent clairementle succès.

On retire à soi le porte-aiguille, en abandonnanties chefs de la sutiu^e, et l'on fait décrire & la rondelle de caoutchouc un mouvement de haut en bas, puis d'arrière en avant pour l'amener hors de la bouche avec l'aiguille et le fli.

Il sufBt alors d'enlever l'aiguille, et l'on répète la même opération de l'autre côté da voile

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