PLAIES DES MÉNINGES
Les plaies des méninges sont toujours graves, et souvent aussi mortelles que les plaies du cerveau lui-même. La suppuration et le sphacèle de la dure-mère s'observent généralement après les plaies contuses, avec inflammation intra-crânienne diffuse consécutive, et dans un très grand nombre de cas il en résulte une hernie du cerveau. Ces conséquences fâcheuses sont surtout fréquentes à la suite de l'irritation produite par les esquilles enfoncées de la table interne, d'où le précepte clinique de les enlever par une opération, car de cette façon on peut quelquefois éviter ces dangers (1). Une portion de la dure-mère, qui aurait pu reprendre sa vitalité si on avait fait disparaître la pression et l'irritation dues aux fragments osseux, est trop souvent « abandonnée à la nature », comme on dit, et cela au détriment de la vie du blessé.
Les plaies étendues des méninges par instrument tranchant, avec ablation de portions considérables, comme dans les plaies par coups de sabre où des segments volumineux du crâne ont été détachés, finissent assez fréquemment par guérir, comme en témoignent les faits rapportés par Hennen (2), Larrey (3), etc.
Traitement des plaies du cerveau et des
méninges.
Il doit comprendre les moyens prophylactiques et curatifs indiqués dans l'encéphalite (4).