‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 460 sur 638 · CARIE DENTAIRE. — THAITEHENT OE LA CARIE DENTAIRE · texte numérisé non relu

CARIE DENTAIRE. — THAITEHENT OE LA CARIE DENTAIRE

tront de Toir si l'inflammation s'étend aux dents voisines ou bien si, au contraire, elle tend ft se limiter à une seule dent. C'est seulemeiit aprf^s ces divers examens, dans lesquels le polïscope est si utile [<), que le dentiste peut dans les cas douteux se rendre compte de l'aSection qu'il a à soigner.

Enfin un dernier perfectionnement a été apporté par M. Hélot pour rëclnirag^ de la cavité

buccale au moyen d'un photophore électrique très léger et peu volumineux : ce photophore s'ap- ^que sur le fronl commele miroir des laryngologistes ou des auristcs, la lumière qu'il Tournit est très intense. Placé dans l'axe des yeux, la lumière accompagne pour ainsi dire le regard de l'opérateur qui n'a nullement à s'en occuper {2).

Si l'on désire ne pas porter l'appareil sur le Tront, rien n'est plus facile que de le fixer sur UD support, sur une table, sur le bras d'un Tauteuilou meuble quelconque; la source d'Ëlectri-

(!) B. firuseur, Èludei de chir. dentaire. AppHealion dupolyscope aux a/feelhm de l'appareil dentaire.

{i] Voyei Guerder, Maladies des oreille*, in Bnej/etopédie de chirurgie, t. V, p. 335.

cité est toujours la pile au bichromate de potasse sursaturée.

C'est le moment d'instituer un traitement eo combattant d'abord les acides qui sont la porte d'entrée des désordres qui commencent.

Traitement de la carte dentaire.

Si la carie dentaire a été considérée comme une en tant qu'entité morbide (Magitot], elle est certainement complexe dans ses causes de destruction, ainsi que nous l'avons démontré : d'où la nécessité de moyens thérapeutiques multiples selon les difTérenles causes dont on peut reconnallre la nature, en prenant une parcelle de la carie et en l'examinant sous le champ du microscope (fig. 1863).

On doit combattre sérieusement l'acidité qui est la principale porte d'entrée des désordres contre lesquels le praticien est appelé à lutter, en prescrivant des dentifrices alcalins ou neutres {carbonate de chaux, magnésie, charbon, curbonate de soude), ainsi qu'un traitement général consistant principalement en une bonne hygiène contre l'acidité venant d'une cause interne {artkritisme, goutte, urémie, phosphaturte, etc., etc.j. A c6té de celte médication anti-acide el des soins hygiéniques, il est important de pratiquer la méthode anliseplique pour combattre lu septicémie dentaire liée, comme toute septicémie, à l'existence de micro-organismes, et pour lesquels on a d'abord cru que leur immobilité était un signe de mort, alors qu'on sait aujourd'hui que c'est seulement par leur cessation de pullulation que leur destruction est complète. Le choix des antiseptiques n'est donc pas indifférent.

En effet, les différents antiseptiques qui doivent faire la base du traitement n'agissent pus de même sur tous les micro-organismes; tel l'acide phénique, qui détruit surtout les bactéries (tuberculose dentaire), n'altftque pas toujours les spores. Le leptolhrix et autres micro-organismes sont plus spécialement détruits par le sulfate de cuivre, le chlorure de zinc, etc., quoique quelques-uns ne soient justiciables que de l'élévation de température (c'est-à-dire la cautérisation ignée). La preuve de ce que nous avançons se trouve dans le fait que certains leplothrix vivent parfaitement dans une solution de sulfate de quinine acidulée avec l'acide sulfurique.

De même la carie blanche, crayeuse, molle comme de la craie, qui s'observe plus spécialement cheE les natures débiles, soumises à certaines dialhèses, scrofule, otléomalaeie, tj/phitis.

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