CARIE DENTAIRE. — EXAMEN DE LA BOUCHE
idenl s«ra assis dans un de ces Tauteuils es si bien adaptés à nos besoins. Un DS emploïÉs est celui de Walkerson, icHiné tout dernièrement encore par la iWIùte [de Philadelptiie) suivant nos in-
- Miroir ("). Fig. 1858. —Bonde.
t h maintenir le miroir dini diffd-
is. A l'aide de ces modiBcalions, le siège :scendre 1res bas, avantage très grand ules les opérations des dents de la mflinférieure, clies les personnes qui ont le levé. De même, on peut monter le patient
Irès haut, ce qui évite beaucoup de peine et de fatigue au dentiste, quand il s'agit de soigner les dents de la mâchoire supérieure ; le dentiste doit travailler droit et non courbé, s'il veut sa mettre à l'abri de bien des maladies.
C'est armé d'un miroir (Bg. 1837) légèrement concave (1) et d'une sonde légèrement flexible (fig. t8S8), que l'opérateur devra commencer son examen, le patient étant bien exposé à la lumière, et s'étant passé de l'eau dans la bouche pour en retirer la salive qui pourrait nuire. Le dentiste visitera les dents sur chacune de leurs faces, elpriricipalement les interstices dentaires, où la carie est parfois si difBcile à trouver.
Un tel examen réclame une attention soutenue pour éviter des erreurs grossières de diagnostic, à la suite desquelles nous avous vu recourir, pendant des mois entiers, atout l'arsenal thérapeutique afin d'arriver h calmer une de ces affreuses névralgies (odontalgie), qui n'ont pour cause qu'une lésion dentaire méconnue.
Dana certains cas dilïciles, on devra avoir recours à d'autres moyens, tels que le changement brusque de température par la [frojection, k l'aide d'une petite seringue, d'un jet d'eau froide ou chaude sur la dent douteuse; on emploiera encore la percussion de la dent.
Ces moyens ne sufQsenl pas toujours, et alors même que la douleur accusée pur le patient annonce une carie, il faut la trouver el en déterminer le degré pour savoir s'il existe une lésion de la pulpe ; dans ce cas, bien souvent la lumiérs du jour ne sufDt pas el on doit recourir à la lumière artlficieUe.
Ce mode d'exploration a été appliqué pour la première fois par M. Bruck, de Breslau, au moyen d'un instrument qu'il appelait le stomatoscope. Dans ces derniers temps cet appareil encombrant fut remplacé par le polyscope. A l'aide de cet instrument, las dents deviennent complètement transparentes, ce qui permet de juger ta cavité pulpaire et de diriger le traitement en conséquence. Les miroirs réllecteurs sont éclairés au moyen d'un fil de platine incandescent, ou par une petite lampe système Edison (photophori de G. Gaillard) mise en action au moyen d'une pile ordinaire ou d'un élément secondaire de Planté remplissant le râle d'un accumulateur (flg. 1859). Mais pour ne paB être exposé à brûler à chaque instant le
(I) L'éltniiBe de ce miroir doit fttre revètn d'un dip6t gilvaniqne qui emptcbe ii Ntive et les médicamanls employai de pénétrer entra t'étitn et la glace, et de la ddtériorer rapidement.