‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 462 sur 638 · CARIE DENTAIRE. — TRAITEMENT DE LA CARIE DENTAIHE · texte numérisé non relu

CARIE DENTAIRE. — TRAITEMENT DE LA CARIE DENTAIHE

tIatradaU nDciétédaHiislsBipIpirH. Witt,qDireconn*lt qoatTe variétéi y compri» l'abrasiOD chimique (I). Le genre de carie le plui fréquent est ddteroiinâ par l'icldechlorhjdrique, cette sorte de cirieeitlintOt Incolore, tmlAt brune. Les «ela de chxui lemblenl être diiaoui, Undis que la mijeui'e partis de la substance gélatineuse resto dana la cavité. L'usage eicei- ■ÏT de lel ordinaire est fort h redouter ici. Ce n'est pas seulement dans nos viandes que nous le prodile céleri, lei radis, les olmme «i noua guetliona les peu plus de set; cela suffit le moyen de prévenir cotte première — La carie bUache est causée par

gnons, les œufs, etc.

occasions de prendre pour indiqi tariété de <

les liquides buccaux et ae laisse découvrir dans l'baleine de beaucoup do personnes. Cet alcali communique naturellement une réaction alcaline aux sécrétions de la bouclie ; or, bon nombre de deiitiaLuB semblent penser qu'il y a U une condition reliiltem«nt farorable pour les dents; c'est une grande erreur. L'ammoniaque se compose d'aiote et d'bydrogène, et en présence do l'oiygënc, ses deui éléments s'oiydeot Maintenant, quand on songe que l'oxygtne atmosphérique communique librement avec la boucha, et que les bulles de gai de la salive sont riches en oxygène, on s'explique facilement l'oxydation de l'ammoniaque qui peut exister, et partant, la préaenco de l'acide nitrique k l'étal naUaant, ainsi que la carie blanche comme conséquence.

L'ammoniaque se découvre souvent k l'iialeine des iadividus. L'état visqueux des liquides buccaux permet atlSM d'en soupçonner la présence. Apparalt-il de Qoatetles caries blanches, la cause en est Arentie, el les mesures préveniives sont indiquées.

s rap-

ports que celui < disagrégés. Les même degré qui Uon altërûo, qu ment couper pai

dlalouB au

lûna les autres variétés, que moins faible, sa 1 inslrument, La chaux existe encore, is dans les mâmes combinaisons que du>B la substance domaJre normale. II est aisé de conclure que l'agent destructeur ne formo pas, comme du» la première variété, des composés solubles avec

lenre* do carie sont fort remarquables. L'acide chlorbfdrique (agi'nt destructeur de la première variété) allant sur le carbonate de chaux forme du chlorure de calcium, tout en dissolvant librement le phosphate OueDX- Mais l'acido sulfurique (le principe détermiiMDt de )a carie noire) agissant sur le carbonate donne du sniraia de chaui, sel presque Inaoluble, et cet acide est & peu près incapable de décomposer ou de disioudre le pliospliaie.

Comment se rendre compte de la coloration noire?

La science nous a appris que la substance dentaire renferme plusieurs méuux i toutcfuis, an ne saurait

(!) Watt, DÎKUsaion si dentaire, 1871, p. 117.

vie dentaire, Progrii

expliquer ainsi la coloration d'une manièrs lalislalsante. Mais ta plupart des praticiens sont familiarMs

Fig. 1161. — Dent molair<

isissement se fois) (').

il. Carie au 1" degrd : bb. dentitie, se com-

quanlilé de tubes parallèles, convergeant

milieu. Carie au V degré; Ccc, cément qui

rapport avec les canaui dentaires et canaux des ; iii, dans cette chambre ou cavilé se trouve rapport avec la circulation du aang et rveux de l'organisme, ces canaux passent racines de ff 4 i; f, fente de l'émaH qui ressemble à un gouffre où se logent des niicroorganiamea ou cryptogames, peu 4 pou ih se répandent à travers les canalicules et se funt un chemin vers la pulpe. Carie au 3* degré ; la nuance de la ilcnline devient plus foncée, les canaux s'élargissent et ae détruisent.

posant d'

le pulpe I du systèm<

E. BRASSEUR. — CHIRURGIE DES DEiNTS ET DE LEURS ANNEXES.

sonner cette substance, elle s'empare de Toxygène et de rhydrogène du bois et laisse le carbone sous la forme de charbon. On a souvent noté un résultat semblable provenant do l'action de l'acide sur les tissus animaux. La coloration noire est due au fait que la matière organique de la dent est changée en charbon animal. Les phénomènes de la carie noire ne sont produits par l'acide sulfurique qu'à Tétat naissant. Les personnes atteintes de ce genre de carie à une période active ont, habituellement, l'haleine fétide, exhalant une odeur d'œufs pourris ; cela provient de la présence de l'hydrogène sulfuré (acide sulfliydrique), soit libre, soit combiné avec l'ammoniaque. En face de l'oxygène, les deux éléments de l'hydrogène sulfuré s'oxydent, et il se forme de Teau et de l'acide sulfurique. L'hydrogène sulfuré est assez soluble et, s'il existe dans l'haleine, il se dissoudra dans les liquides de la bouche, où ses éléments auront toutes les facilités pour s'oxyder, et l'acide sulfurique ainsi formé se met on contact avec les dents, à l'eut naissant.

Comme nous l'avons déjà dit, la carie noire désagrège moins les tissus que les autres variétés ; aussi progresse- t-elle moins rapidement.

On peut atténuer la tendance à cette forme de carie par un régime judicieux; les œufs, les viandes maigres, les oignons, etc., sont riches en soufre et doivent en conséquence être évités pendant un certain temps. Le pain, le lait, le beurre et les fruits sont préférables. Les acides végétaux ont aussi de bons résultats.

Une quatrième, variété Vabrasion chimique, n'est pas généralement désignée sous le nom de carie dans les traités classiques, mais ce terme lui est applicable, si l'on ne s'occupe que des agents qui produisent directement la lésion. Dans ce genre de carie, l'agent ne laisse aucun débris, il ronge tout ce qui se rencontre en laissant une surface lisse. Pour produire ce résultat, il faut qu'il ait le pouvoir de dissoudre les

parties animales et terreuses, avec ane facilité à peu près égale. Cette complète disparition du tissu détroit rend l'étude de cette variété extrêmement difficile. Cependant deux acides paraissent être capables de produire ces phénomènes : ce sont les acides lactique et acétique, et ils se rencontrent quelquefois dans les liquides buccaux, chez les personnes atteintes de rhumatisme ou de goutte, chez des sujets qui excrètent une urine abondante et fortement colorée. On peut attribuer avec certitude l'abrasion à Tacide lactique.

Cette catégorie d'individus doit éviter ou employer modérément le lait, le fromage, la choucroute, et tous les végétaux de digestion difficile. Quant aux aillons que présentent les collets des dents de sujets plus jeunes, il est probable qu'ils dépendent plutôt de l'action de l'acide acétique que de celle de l'acide lactique.

Venant d'indiquer les différentes formes de la carie, nous ne rappellerons pas les noms sous lesquels cette lésion fut décrite par les auteurs qui nous ont précédé (Duval, Boudel, Jourdain, Fauchard), nomenclature désormais inutile; nous nous occuperons seulement d'indiquer un traitement rationnel suivantla nature et le degré de cette affection.

Mais, pour rendre le traitement plus méthodique, nous admettrons différentes phases dans la marche de la carie :

La carie du premier degré n'intéressant que rémail ;

La carie du second degré comprenant Témail et la dentine ;

La carie du troisième degré envahissant Témail, la dentine et la pulpe dentaire.

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