‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 463 sur 638 · CARIE DU PREMIER DEGRÉ · texte numérisé non relu

CARIE DU PREMIER DEGRÉ

Le premier degré n'est qu'une désagrégation chimique des prismes qui composent l'émail, après le soulèvement ou la déchirure de sa cuticule, la membrane de Nasmvth.

Une tache bleuâtre ou blanchâtre à la surface du tissu indique le commencement de cette altération; au contact de l'instrument il est mou, faible et s'effrite facilement; les douleurs sont nulles :au collet des dents seulement une sensibilité au contact du sucre ou des acides, du chaud et du froid, se fait sentir; cette altération, quand elle siège entre deux dents contiguës, peut même passer inaperçue.

Traitement.

Dans les dents courtes, épaisses, un peu jaunes,

offrant en un mot un tissu compact eldense^uD simple coup de lime, suivi parfois d'une légère cautérisation (au fer rouge, ou au galvanocautère), suffira le plus souvent pour arrêter les progrès de la lésion, à la condition toutefois d'en parfaitement polir la surface, ce qui se fait facilement à l'aide des disques en papier garni d'émeri ou d'un peu de pierre ponce finement pulvérisée.

Si les dents sont au contraire blanches ou d'une teinte bleuâtre, longues, effilées, présentant des anfractuosités profondes sur leurs couronnes et par conséquent des tubérosités aiguës, en un mot tous les indices de dents délicates, bien des praticiens préfèrent non seulement réséquer la partie cariée, comme dans le cas précédent, mais creusent légèrement la

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