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FIg. tS77. '
s diverses d'excavateurs.
d'excavateurs ((ig. 1877), limes ou disques, de pa-
Fig. 1873. — Bagae du D' WesicMt.
pier d'émeri ou diamanlé montés sur le tour denture, les bords friables de la dent, on enlève
avec les rugines la dentine ramollie et, comme il convient, surtout de respecter la pulpe quaad elle n'est pas exposée, on a imaginé h cet effet des rugines en forme de cuillers, qui par leurs bords arrondis exposent moins k découvrir cet organe si importanL Pour la même raison, au lieu de se servir du tour denlaire, on commencera par emplover les fraises à main ; pour cela, on se sert delà bague de Wescott (fig. 1878) qui, reposant dans le creux de la main, sert de support au manche de l'instrument et permet d'appuyer sur lui sans gêner les mouvements de rotation. Des manches spëciaui ont été fabriqués sur lesquels on monte les mêmes fraises que sur le tour dentaire et en évitent ainsi une double série (flg. 1879, 1880 et (881).
En agissant de la sorte, on évitera l'agacement produit par le tour sur certeina organismes très impressionnables, ainsi que tout mouvement brusque pouvant effondrer la chambre pulpaire que l'on doit retpeeter avant tout; on se contentera donc de parfaitement nettoyer tout
E. BRASSECH.
le pourtour de U cavité, car sans la stricte obûrvation de ce principe, mal^é une obturation aussi bien faite que possible, la carie continuerait sea ravages. Une fois la carie bien ouverte, quand l'opéra-
CHIRURGIE DES DENTS ET DE LEURS i
A l'extrémité du bras mobile se trouve n
Fig. 181».
branlHoira.
(«ur saura et verra les points qu'il faut éviter de toncber, il peut se servir du tour dentaire sur lequel il montera la Traise qu'il jugera ta plus appropriée à son travail.
Il existe plusieurs modèles de tours; mais
jusqu'ici, k notre avis, le modèle du tour fsbrique par While (de Philadelphie) est encore le préférable (Hg. 1882).
Les avantages de ce modèle sont les suivants:
l" Deui des piedi de l'appareil sont plus caarlt et munis (la prolongeinenta articula a permotiant de rinclliier (MiliÈroinutit ;
!»Sur le cûiéde la roue (!t l'opposé de la pddale),un petit levier, se mouvant avec le pied, permet d'incliner en avant ou en arrière toute la partie supérienra de t'apparell ;
3* La poulie est mobile autour ds l'aie venlesl du moteur; de plus, au mnyen d'une crë mal Hère et d'une bague, on peut flier le bras mobile k un angle quelconque avec le support ;
*• Un Bysième perfectionné de vis de pression permet d'ubieiiir d'une senle main la tentlon de la
i' Le bns mobile pf^ut Atre abaissé quind on ne s'en sert pas, et on évite ainsi qu'il soit faussé facllemeJil.
pièce à main sur laquelle viennent se flier d'autres pièces k angles divers qui permettent
53] PRÉPARATION DE U CAVITÉ D'UNE DENT POUR RECEVOIR UNE OBTURATION. 601*
d'attendre les différentes formes des cartes (fig. 1883 4 1883); les mandrins qui s'insèrent dans la pièce à main ainsi que les disques, meules et pointes de corindons, sont représentés figures 1886 et 1887.
Les disques de corindon servent à séparer les dents, mais dans ces derniers temps on les a heureusement remplacés par d'autres disques TaiU de caoutchouc durci imprégné de corindon; ils sont plus résistants et d'une grande
Fig, 1883. -Anglo droit.
FIg. ISBt. — Angle Ugu.
Fig. ISSJ. — Ang'e obtut.
utilité pour la séparation des dents; ils remplacent avantageusement les limes; il s'en Tait
il)
Fig. ISK. — Mandrins.
aussi en disques de [lapier garni du corindon le plus Bu.
Nous ne saurions nous passer de ces petits
disques qui n'ont paa la rigidité de la lime, ni du cuontchouc durci, ni la fragilité du mélange de corindon et de gomme laque; ces disques flexibles permettent d'arrondir tous les angles des catités et des obturations.
Dans ces derniers temps, M. Saussine, dentiste français fort connu par ses connaissances mécaniques, a heureusement modifié la poupée du tour dentaire, en lui fuisaiit supporter deux et même trois bras Oexibles ; il, économise aijisi une grande perte de temps dans les opè* rations, occasionnée par le changement sans cesse répété des fraises, meules, pointes sur la pièce à main; c'est principalement dans un système d'aurlBcation spécial, dont nous parlerons plus loin, que ce tour français est précieui et recherché des spécialistes ; la poupée de ce tour présente trois arbres de transmission : chaque arbre inactif tombe perpendiculairement le long du support du tour dentaire.
Lorsqu'on veut mettre un des arbres en action, il suffit de l'éleverjusqu'à ce que la douille
E. HtASSEDB. — CBIRUHGIE DES UEESTS ET DE LEURS ANNEXES.
doTienne horizontale, puis de pousser légèrement le tube qui renferme la tige de transinission (voir fig. 4882) ; lorsqu'on veut changer d'arbre, il suftll, enappujant surla douille, de le tirer à soi et de lui laisser reprendre sa position perpendiculaire) la poupée du tour est prête à
recevoir un autre arbre. 11 nous semble qu'ainsi compris te tour dentaire ne laisse plus rien à désirer s! ce n'est de lui trouver un moteur, vraiment pratique, pour le mettre en action.
Cbaque Tois que l'on se sert d'un excavateur, il faut savoir attaquer sans hisUation et avec fermeté la denlino que l'on veut réséquer et ne pas la gratter comme le Tont beaucoup de praticiens, sous peine de l'irriter et de causer une plus grande douleur au patient; on doit diriger le tranchant de la rugine de dedaat en dehors ; en agissant ainsi, on s'eipose moins facilement à blesser la pulpe et l'on sépare immédiatement les canalicules du centre nerveux de la dent représenté par la pulpe, d'où une moins grande somme de souffrance.
Dans l'hjperesthésie de la dentine, il faut se souvenir de ce que nous avons dit : plus une cavitéestséche et moins elle est sensible, c'estdonc le cas de poser la digue en caoutchouc et d'insuffler de l'air chaud au moyen de l'appareil (voir flg. 1806), dont on augmentera l'efficacité
en badigeonnant la surface de la dentine avec le mélange suivant :
Vérttrine 0",iO
Tinin 0",»
Glycérine 8 gr.
Alcool ibfiOlU 6 gODUM.
(Bocvt.)
Nous nous sommes aussi assez bien trouvé de la solution alcoolique de chloiiiydrate decocaine iiSO p. lOO mélangée avec une petite quantité d'eugénol; si, malgré ces précautions, la deotioe offrait encore une grande sensibilité, il sertit bon de faire une obturation provisoire à l'oijphospbate de dnc ou à la gutla-percha et de ne taire une obturation définitive que quelques mois après.
Certains praticiens conservent k la partie cariée le plus de bords possible, espérant avoir ainsi une cavité qui retiendra plus facilement l'obturation. Ce procédé est défectueux, car l'obturation ne pourra élre qu 'in complète ment condensée sur les parois latérales. Il faut au contraire avoir des parois presque parallèles entre elles, comme le seraient celles d'un trou foré è l'aide d'un foret dans le tissu même de la dent, et que nous appelons nne cavité centrait. Pour arrondir les bords de la cavité on se sert de fraises montées soit sur le tour dentaire, soit à la main, comme l'indique la figure 1888. Dans ces caries, il est facile de condenser parfaitement tes différentes couches de la matière obturatrice et d'obtenir par cela même un succès complet dans l'opération.
Pourles cavités plates.it convient de tailler àla partie cervicale et à la partie opposée deux ou trois points de rétention à l'aide des excavateurs indiqués figure IS77. Ces points ont surtout une plus grande importancedans les aurïBcations que dans les obturations plastiques; s'il est impossible de faire ces points de rétention à cause du voisinage de la pulpe comme dans les petites molaires où la pulpe envoie, comme nous l'avons vu, des prolongements ou cornes pulpaires, on creusera un léger lillon tout autour de la cavité.
Dans les caries de la surface triturante il conviendra de poursuivre la carie jusque dans les divers sillons des tubérosités sous peine de la voir se reproduire promptement. Enfin, on évitera avec soin les angles, l'orifice de la carie devant offrir des bords solides, nets, et sans saillies.
Carie$ compoiées. — Ces caries sont celles qui,
5S] PRÉPARATION DE LA CAVITË D'UNE DENT POUR RECEVOIR VUE OBTURATION. 609
par leur position, mettent le praticien dans l'impossibilité d'arriver directement & leur centre ; «ela se rencontre surtout dans les molaires pour lescariessiégeant au collet des dents soit )i leurs races proximales (alors que les dents eiistenl), soit à leur face postérieure.
Pour les premières, il faudra pratiquer une ouverture ou voie d'accès k l'aide du foret monté sur le tour. Cette voie d'accès sera horixontale ou verticale à la carie existante, suivant que l'opérateur le jugera à propos. Dana les secondes, il creusera sur la face triiuraDte une ouverture se dirigeant vers le centre de la dent. Enfin, pour les dents antérieures, où la carie réclame le traitement des canaux, il conviendra d'obturer ta carie latérale comme une carie ordinaire et de trépaner la dent du cAté lingual à son point d'élection, c'est-à-dire vers le centre de la face palatine, pour pouvoir pénétrer librement dans les canaux.
Si, pour ne pas suivre ces règles, on essaye de pénétrer dans la chambre pulpaire par une voie autre qu'une voie directe, le canal sera imparfaitement nettojé, ou l'on risquera fort de briser la petite broche ou tire-nerfs, accident entraînant des phènomËnes graves (abcès alvéolaires), quelquefois même la perte de la dent, ainsi que le prouve l'observation suivante.
rtous eûmes un Jour à soigner un patient pour un abcès alvéolaire sans pouvoir obtenir d'amélioration, malgré un traitement approprié ; nous nous décidAmes pour l'extraction , et quelle
ne fut pas notre surprise de trouver au bout de lu racine un tire-nerfs dépassant de un à 2 millimètres l'apex de la racine.
Si les caries siègent sur les parties latérales de deux dents, on peut encore en préparer l'accès de différentes façons. A ce sujet, on a beaucoup
Fig. IBS9. — Ëcartenr de M. Dogue.
écrit pour savoir s'il était préférable de limer fortement les dents et de laisser une séparation permanente, ou si, au contraire, il valait mieux écarter les dents temporairement pour permettre l'opération. Les moyens employés pour la séparation permanente sont la lime ou les disques diamantés montes sur le tour dentaire. Il faudra éviter d'approcher trop près de la cavité pulpaire (voir Du limage des dent», page 593).
Pour la séparation temporaire, on se sert d'un fli de caoutchouc, d'un ruban plié en plusieurs doubles, de coton comprimé : toutes ces substances agissent en se dilatant et doucement; ou enfin de coins de bois d'oranger enfoncés entre
Fig. 1S90. — Cnunpons de H. C H.Stokes, pour remploi da papier ctiarple, d'smadoa on de compresMi, tn Ifen de la digne en uoutchoac.
les dents à l'aide de légers coups de maillet. H. Bogue (< ) a présenté dernièrement fc la Société
(!) Bogae, commnniutlOTi à la SccKté odontologlqua d< fnnce, léince de décembre. Revue odontotogique,
Encfcl. de clilmrgle.
odontologique de France un nouvel inslrumenl quipermetd'obtenirrécartementsèancetenante, sans violence et graduellement. Cet instrument représenté figure 1889 est non seulement d'une application moins douloureuse, mais il soulage encore le patient en maintenant solidement loi V. — 39