‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 490 sur 638 · PLAIES · texte numérisé non relu

PLAIES

PLAIES PAE INSTEUMENT8 THANGHANTS

PIQUAIfTS.

ET

Ces plaies peuvent être accidentelles, être faites par une main criminelle ou être reçues à la guerre.

Traitement.

Quand les faisceaux musculaires du trapèze, du grand dorsal ou du rhomboïde sont divisés sur une grande étendue, ces plaies sont largement ouvertes ; elles doivent être immédiatement réunies au moyen d'une suture faite avec un fil phéniqué ou un fil métallique ; les points de suture doivent être assez nombreux et assez profonds pour que Taffrontement soit complet.

Dans les plaies de la nuque, les artères vertébrales ou occipitales peuvent être ouvertes et donner lieu à une hémorrhagie mortelle ; si une intervention prompte et énergique fait défaut, il peut se produire un anévrysme traumatique

presque aussi grave. D'autres artères peoia|| également être ouvertes, par exemple la vicale profonde, branche de la sous-clarièKtl^ grande cervicale, branche de Foccipitale, fi s'inosculent avec la profonde et même fiM occipitale elle-même. L'ouverture d'ooe M artères occipitales est presque aussi dingoM: l'expérience Ta appris, que l'ouverture é» ^^ tébrales. Ce résultat tient à ce que les dnn^ giens usent en général de temporisatioA ces cas et ne persévèrent pas dans les ches nécessaires pour lier les deux boots l'artère ; le blessé meurt sous leurs yeoXf Ai* morrhagies répétées. La ligature des deux de l'artère est en effet indispensable poortfi^ ter l'hémorrhagie directe aussi bien que (^ qui se fait par régurgitation ; il faut éUx^ * plaie et achever la section de l'artère, sicd^* est incomplète. Quand Tartère vertébrik^ j' blessée dans son parcours à travers las »^ physes transverses des six vertèbres ceH^

conrusioNS et plaies contcses. — causes.

supérieures, quelle conduile doit tenir le chirurgien? Kocher a résolu ce problème dans un cas. Devant l'Impossibilité d'appliquer une ligature à cause de la disposition an atomique des parties, il introduisit entre les apophyses tranaverses un bourdonnet de charpie gros comme un pois imbibé de perchlorure de Ter et le laissa en place jusqu'au quatrième jour (<). On pourrait substituer au bourdonnet de charpie un fragment de tendon pris sur un animal, que l'on imbiberait de perchlorure de fer; on l'abandonnerait et il serait résorbé. On évitera la septicémie au moyen du drainage et d'un pansement antiseptique.

Hennen fait remarquer que dans les plaies du dos il se Terme aîsément des sinus le long de la colonne vertébrale: il conseille dans ces cas de ne pas se fier & la compnsdon, mais de Taire les indsions nécessaires (2].

Il faut avoir soin dans le traitement de toutes ces plaies, à cause de la grande Qexibilité du cou, de fixer la tête au moyen d'un appareil rigide ; on évitera ainsi les hémorrhegies secondaires.

F)g. 19f!. ~~ Quatrième, dnqulème et pirUe de la ■liième lenèbre dorsale monirsiit un couteau qni s'est brUé après avoir travené le eanai vertébral et la moelle épialère.

Les plaies de l'espace interscapulaire sont souvent pénétiantes. Quelquefois le canal vertébral est ouvert; dans ces cas il s'écoule une certaine quantité de liquide cérébro-spinal; dans les cas oi> le traumatisme n'a atteint ni la moelle ni les nerfs spinaux, l'écoulement de ce liquide est le seul signe de l'ouverture du canal rachidieu. Le proresseur Agnew (3J a attiré l'allention sur ce fait que les plaies de la rë^on postérieure du cou pénètrent facilement jusqu'à l'intérieur du canal vertébral 4 cause

(1) S.ocheT, Neui Sydenliam Socitli/ Bien, relrotpect,

ini-i, pp. î<a. 903.

(3) Hennen, op. cit., p. 3>0.

(Sj Agnen, PrinâpUs and ptaetice ofturgtry, vol. I,

Encycl. do etilrorgie.

de la direction horizontale des apophyses Iransverses. L'opinion populaire qui rattache l'impuissance sexuelle aux plaies de la région postérieure du cou est vraisemblablement fondée sur l'observation de plaies ayant atteint la moelle et les méninges. D'ailleurs le témngnage de Legouest (I), qui a eu de fréquentu occasions de faire des observations à ce propos dans les combats entre les Français et les Turcs, ne fournit aucun appui & celte opinion.

Les plaies par instruments tranchants de U région postérieure d u thorax pénètrent également assezEOUventdanslecanal vertébral (Bg.l9U), et sont suivies d'une paraplégie due & la lésion de la moelle, bien que les apophyses épineuses dM vertèbres dorsales ne soient pas horizontales. Le D* Héryon a publié une oiiservation très intéressante de plaie pénétrante de la colonne vertébrale et de la mo^e suivie d'une guérison complète (3).

Hennen rapporte le cas suivant :

Cn loldat reçut un coup de lance entre les apophyses éplnenaas des deux dernières vertèbres

FIg. 1913. — Fer de lance pénétrant dans le drak de la quatrième vertèbre dorsale.

dorsales Itg. 1913), et présenta une paralysie complète Jusqu'au moment où un éclat àa la lance resté dans la plaie fat enlevé.

COHTUSIONS I

r PLAIES conrusES.

La peau de la région dorsale est si épaisse qu'elle oppose une grande résistance aux iraumatismes.

Causes.

Les plaies de cette région ne sont pourtant pas rares dans les accidents de chemin de fer, dans les chutes, etc. ; b la guerre, beaucoup de ces plaies sont produites par des éclats d'obus;

(1) Legouest, Chirurgie d'armée, î' édition, Paris,

JOHN LIDELL. — nÉGIO^ DORSALE, COLONNE VERTÉBBALE. ETC.

cela lient à ce que, pour cviler les elTeU de l'explosion du projectile, les soldais se couchent la face conire terre (1).

Traitement.

Le Irailcmenl des contusions de la région dorsale par éclats d'obus ou boulets morts comporte trois points essentiels -. !<> les lotions appliquées sur la partie ne doivent être ni purement sédatives, ni trop excilanles, mais modérément stimulantes ; 2" quand on constate

l'existence d'un hématome ou d'ut Tant évacuer les Iii|uide8 au mojeo ouvertures valTulaires et éviter autai Bible l'accès de l'air ; 3° il faut faire ment antiseptique. On prescrira auble menlation généreuse et assez souvent

PLAIES PAa DILACÉBATW

Hippocrate (I) dit quelques mots de la région dorsale, en particulier causées par le fouet.

Fis. toti. — Plaie du dr>."

Il recommanda dans le traitement de ces plaies l'application d'abord de cataplasmes d'oignons bouillis et de squille, puis d'une pommade faite de graisse, d'huile, de résine et d'un sel de cuivre, préparation assez semblable au cérat des modernes.

C'est surtout l'explosion des obus qui donne lieu à des dilacératJons importantes des piirtics molles (flg. 1044 et 1945). La fréquence de ces pluies lient à lu position couchée qu'on fait prendre aux soldats sous un feu d'artillerie. Pendant la guerre civile américaine, on a vu ordinairement ces plaies guérir rapidement, mais parfois la cicalrisalion a été très lente (flg. 1046), Tout étant égal d'ailleurs, les plaies des nancs et des fesses sont plus graves que celles de la région dorsale supérieure. Quand de larges portions de tissu musculaire avaient été enlevées, on a vu quelquefois le travail de cicatrisation durer des années.

Les plus grands dangers auxquels ces plaies soient exposées sont le tétanos, la méningite

(l) Med. and mrg, hisloi-y of Ihe bi-ilish ai-my in thc Crimea, vol. II, p. 336.

- Plaie des régions looibata pir éclit d'obiu. I

spinale, la septicémie, la pjt

- Cicitrice de It pitie de la Ij iprèi k bleaiura. Au cencr« i in ulcâre indolent.

(I) Hippocrate, Traitt drf phia, Tlajt cliapilro. Œuvres mmplèUi, Irid. Lillrf.

ENTORSES JMrl'A RÉGION CERVICALE. — TRAITEHENT.

Buppnration. Il fant donc diriger le trailement an vue d'éïiter ces complications, n faut par conséquent mettre en usage le traitflmaDt antiseptique, donner des toniques et des stimulants. On peut, comme l'a recommandé Otis, faire des greffes épidermiques.

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