DE LA MOELLE ET DE LA MOELLE ÉPINIÈRE
PAR LE D* JOHN LIDEl.L
Chlrar^ion de t'hâpiul BeltCTOe, New-York (
La région, dont nous aurons i nous occuper dans cet article, comprend la partie postérieure du cou, du Ihorax, de l'abdomen et du bassin, c'est-à-dire toute ta partie postérieure du tronc, la léte exceptée. Les organes appartenant à cette région sont: 1° la moelle avec les méninges et les racines des nerfs spinaux ; 2° la colonne vertébrale depuis l'atlas jusqu'à l'extrémité du coccyx ; et n° les muscles qui s'insèrent sur les vertèbres ainsi que les téguments qui les recouvrent (Bg. (9il).
Ces organes sont de première importance et leurélat (l'intégrité est nécessaire à la vie.
La colonne vertébrale est la partie du squelette qui apparutl la première et le centre autour duquel toutes les autres se développent (ï); la moelle est la portion du système nerveux qui se forme tout d'abord et le centre autour duquel se groupent tous tes autres éléments du système nerveux ; la corde dorsale chez l'embryon constitue la base autour de laquelle la colonne vertébrale se développe. La colonne vertébrale est représentée d'abord par un simple manchon cartilagineux qui entoure et protège les premiers vestiges du système nerveux del'embryon ; à mesure qu'il prend du développement et que son organisation Tait des progrès, ce manchon se subdivise en 33 pièces distinctes qui constituent
I) Traduit par le D' Cli. Schwarti.
(2) Voyez Biirour, Ti-mié dem&ryologie et ttorganoginit. Piris, laSi.
les vertèbres ; 24 de ces pièces forment les vraies vertèbres et 9 les fausses. Plus tard les fausses
Fig. 1941. — Vue postérieure da la cnlonae vertébrale et des eOtei. Les téguments et les muscles ont àxé enlevés ISibion's, Médical analomy, pi. XII).
vertèbres se confondent, les cinq supérieures
JOHN LIDELL. — RÉGION DORSALE, COLONNE VERTÉBRALE, ETC
pour former le sacrum et les quatre inférieures pour constituer le coccyx; la fusion de ces os est complète à la fin de la période de croissance. Les vraies vertèbres ne se réunissent pas ; superposées les unes aux autres, elles constituent une colonne tubulaire flexible composée d'os annulaires alternant avec des disques lenticulaires formés de substance intervertébrale solide quoique élastique et réunis entre eux par de larges ligaments, dont beaucoup sont également élastiques.
Le tube vertébral est limité par la dure-mère spinale, laquelle se continue avec la dure-mère cérébrale et contient une grande quantité de liquide cérébro-rachidien dans lequel la moelle chargée de larges plexus veineux pend de la base du cerveau comme dans un puits. Le liquide cérébro-spinal ou sous-arachnoïdien exerce une pression douce et constante sur la surface entière de la moelle ainsi que sur celle du cerveau et cède avec la plus grande facilité aux divers mouvements de la moelle et de la colonne vertébrale. La moelle est ainsi admirablement protégée contre les chocs et les pressions extérieures par cet intermédiaire fluide, élastique, qui l'enveloppe et la comprime doucement de toutes parts.
Les traumatismes de la région dorsale se divisent naturellement en trois groupes :
i^ Ceux des parties molles;
2<> Ceux de la colonne veitébrile ;
3<* Ceux des membranes^ de la moelle et ées nerfs spinaux.
Cette division se prête admirablement àFétnâe et facilite la description ; mais en fait, oq observe presque toujours dans la pratique li réunion des lésions de deux de ces groupes aa moins, et assez souvent des trois.
La plupart des auteurs ont négligé éeioimer aux plaies de la région dorsale le degré fidention qu'elles méritent, soit qu'ils n'aieol pu attribué assez d'importance aux fonctioiu ée k moelle elle-même, soit qu'ils aient attnkiè aux lésions de la colonne vertébrale et éeli moelle une gravité rendant inutile Tinterfeiitifli chirurgicale. Je suis cependant conTaiocaqn'ai nombre considérable des cas même les flM graves peuvent guérir sous l'influence d'ootni* tement approprié; je trouve la preuve de caM opinion dans le nombre considérable de goé-< risons obtenues après les tentatives de rédM*j tion des luxations et des fractures de la coloaMiJ vertébrale. Sur 34 cas rapportés par Ashhi la guérison fut obtenue trente fois, fkml plusieurs de ces cas la paralysie cessa 'mfBé*\ diatement.