LUXATIONS DES VERTÈBRES
généralement au corps de ces vertèbres ou au disque intervertébral d'une façon plus ou moins complète.
Les désordres dont nous nous occupons peuvent avoir les conséquences suivantes : i^ l'inflammation consécutive peut s'étendre aux nerfs spinaux contigus, les détruire et amener ainsi la paralysie définitive des parties auxquelles ces nerfs se distribuent; 2® l'inflammation peut gagner les enveloppes médullaires et produire une méningite spinale; les produits inflammatoires de cette méningite, en se répandant dans la cavité arachnoîdienne, peuvent comprimer la moelle et déterminer ainsi de la paralysie et la mort ; 3® l'inflammation peut enfin atteindre la moelle elle-même, et avoir les mêmes conséquences. Cependant ces conséquences s'observent moins souvent ici qu'au niveau du crâne, les rapports de la dure-mère rachidienne avec les vertèbres étant beaucoup moins intimes que ceux de la dure-mère crânienne avec les os du crftne.
Selon Hilton, presque toutes les affections de la colonne vertébrale sont le résultat d'accidents légers auxquels on n'a attaché que peu d'importance. Le repos au lit ne saurait donc, dans ces cas, être trop recommandé.
HÉMATURIE CONSÉCUTIVE AUX CONTUSIONS ET AUX ENTORSES DE LA RÉGION DORSALE.
Des lésions traumatiques des reins accompagnent très fréquemment celles de la région
lombaire. Dans les chutes sur les pieds, les reins peuvent se rompre sur une grande étendue, en môme temps qu'il se produit une entorse des articulations vertébrales. D'autres viscères sont souvent déchirés en même temps.
Cette hématurie traumatique n'est souvent pas très dangereuse ; elle disparaît ordinairement au bout de quelques jours sans laisser de trace, et sans qu'il en résulte d'affection organique des reins. Legros, Clark, Shaw, Bryant sont d'accord sur ce poinL
On combattra l'hématurie au moyen de l'ergotine et de l'acide gallique.
HÉMORRHAGIE INTRAYBRTÉBRARLE CONSÉ- CUTIVE AUX ENTORSES DE LA RÉGION DOR- SALE.
Cet accident n'a aucune importance au point de vue chirurgical, à moins qu'il ne détermine une paraplégie. L'épanchement sanguin peut se faire entre la dure-mère et le canal ou entre la dure-mère et la moelle, et dans les deux cas, il peut être considérable à cause de la laxité du tissu connectif qui entoure la dure-mère. Quand l'hémorrhagie se prolonge, la paraplégie peut gagner graduellement les extrémités supérieures, les fonctions des nerfs phréniques peuvent être suspendues, les mouvements diaphragmatiques peuvent cesser et la mort peut en être la conséquence. Dans le but d'arrêter l'hémorrhagie, en supposant que le diagnostic puisse être fait, on donnera au blessé de l'ergotine et on lui fera garder le repos absolu.