‹ EncyClopedie internationale de chirurgie v. 7, 1888 (volume 2)Chapitre 500 sur 638 · FRACTURES DES VERTÈBRES. — TRAITEUENT · texte numérisé non relu

FRACTURES DES VERTÈBRES. — TRAITEUENT

cules, des apophyses IraDSTerses et articulaires des Tertèbres sont d'ua diagaostic plus difflcUe parce qu'elles sont plus prorondèment situées. En général on ne peut, pendant la vie, les distinguer les unes des autres. Le signe le plus important de ces Fractures est la crépitation ; on cherchera à la percevoir au moifen du stéthoscope. Les Tractures simples dn corps des vertébres s'observent surtout dans les régions les plus mobiles de la coloune, c'est-à-dire entre la troisième et la septième cervicale, la onzième dorsale et la seconde lombaire, la quatrième lombaire et le sacrum. Ces fractures peuvent s'étendre aux lames ou aux pédicules. Quand elles sont obliques, Malgaigne pense qu'elles sont toujours dirigées de haut en bas et d'arrière en avant. Les fragments peuvent chevaucher l'un sur l'autre, et il peut en résulter un raccourcissement de la colonne; dans ce cas, c'est le Tragment supérieur qui se porte au-devant de l'inférieur. La moelle peut aussi être contusionnée, comprimée ou mtme sectionnée; on a souvent observé pourtant un déplacement considérable des Tragments sans paralysie. Les nerfs rachidîena peuvent également être lésés. Les fraeturn lotsfUes présentent les mêmes sjmptômes que les entorses de la colonne. La douleur pourtant est plus localisée ; de plus les fonctions de la colonne, en tant que support mécanique, sont atteintes b un plus haut degré.

Le pronostic des fractures des vertèbres n'est jamais favorable, sauf celui des fractures des apophyses épineuses. Les fractures de la région cervicale sont plus dangereuses que celles de la région dorsale et celles-ci plus dangereuses que celles de la région lombaire (Bg. i»S2). En général plus le siège de la fracture est voisin des racines des nerfs pbrèniques, plus le danger est grand. Ce qui fait le danger principal de ces fractures, ce sont les lésions de la moelle.

Les causes déterminantes de la mort sont : 1* l'épanchemenl sanguin iotra- vertébral; 2* la méningite spinale; 3* la mjélile ascendante; 4° les abcès Intra-rachidiens ; S" les troubles tmphiques des parties paralysées, c'est-à'dire les eschares, la cystite et la néphrite.

Les fractures des régions dorsale et lombaire guérissent souvent [fig. 1953).

Traitement des fractnrei des Les indications principales sont : 1* de pré-

venir l'épanchement sanguin intra-rachidien ; 2° de prévenir la méningite spinale et la formalion d'une collection purulente; 3" de combattre ou d'empêcher la myélite de se développer; 4° de combattre ou de prévenir les eschares elles complications vésicales et rénales.

Flg. IS^. — Sactlon verticale des neuf premières vertèbres (etcspté l'stli*) ; il y avait rntciura da corps de* clnqnlèms, «[lième et septième vertébral cervicales; le pitient survécut qaslone ans. Les vertèbres frtctitfées partitiant consolidées par l'oi, h la fols dans leur corps et dans leurs lames (cm de HUtOD).

On réduira autant que possible la fracture : l" par le décubitus soit dorsal, soit quelquefois abdominal ; 2° par l'exlension et la contreextension ; 3° par l'extension continue k l'aide de poids dans les cas de raccourcissement de la colonne. U sufBt quelquefois de faire coucher le malade sur le dos ou sur le ventre pour déterminer la réduction de la fracture. Les tentatives de réduction par l'extenstoo et la contreextension ne sont pas dangereuses ; c'est surtout dans les cas de raccourdssement de la colonne qu'il faut j avoir recours, et aussi quand des

JOON LIDELL. — RÉGION DORSALE, COLONNE VERTÉBRALE, ETC

douleurs intenses sont dues à la pression exercée sur les nerfs spinaux par des Tragments osseux. Bruant et d'autres chirurgiens ont constaté un grand soubgement par ces manœuvres. Quand le déplacement a une grande tendance à se reproduire, il faut faire l'extension continue. Pour maintenir les flrag-

ments en place, le professeur Sayre a prtoy nisë la jaquette plâlrÉe, rju'ont employée ensoite Kônig, de Goltingen, et Wagner.

Quand la tcmpérilure s'élève, des totiont froides pourront rendre des services: quand eUe s'abaisse, au contraire, il faut réchauffer le malade.

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