FRACTURES DES VERTÈBRES
Les hommes sont plus exposés que les femmes, à cause de leurs occupations, aux fractures de la colonne vertébrale.
Ces fractures peuvent être limpla, c'est-b-dire non accompagnées de luxation (Bg. i9SO);com-
ng. 1950. — Fncinre »di dlpttconiant da corps de ti cinquième vertèbre cerrlcale.
potées, comme les fractures par armes à feu par exemple, dont noua nous occuperons à part;coniminutives et compliiiuées. Ce n'est que dans un dnquiëme des cas que les fractures non causées par des projectiles sont simples (1).
Les fractures simples sont exceptionnelles à la région cervicale. Les fractures comminutîtes des TertëbresdorsalesoulombairespeuTent détermi- Der la rupture del'aorte.ElleRpeuvent s'accompagner de contusion et décompression de la moelle, de méningite spinale et de myélite. Si la moelle est atteinte au-dessus des racines des nerfs phiéniques par un fragment osseux, les mouvements respiratoires cessent instantanément.
(!) Voyez Hamllton, Trailé pratique des fi-aeturet el dm luxationi, Paris, 1884, et Cliedevergne, Dra fraeturet iH'lireetei de la colonne dorio-lombaire {Uim. de PAcad. dt mid., IBG9, t. XXIX).
Les fractures de l'apophyse odontoïde déterminent en général la mort subite. Quelquefois pourtaot le blessé survit jusqu'à ce qu'il se produise un nouveau déplacement. Stephen Smith a réuni vingt-deux observations de fracture de l'apophyse odontoïde {t). Dix-sept fois la mort s'en suivit. Il a constaté, en faisant des expériences, que les ligaments odontoïdiens sont plus résistants que l'os lui-même et qua les agents effectifs de celte fracture sont les ligaments odontoïdiens. Les fractures de l'apophyse odontoïde sont directes ou indirectes; dans ce dernier cas eUes sont dues & des violences extérieures appliquées sur le front, le cAté de la têle et la partie postérieure du cou. Les symptômes sont de la douleur et de la raideur du cou, du gonflement au niveau des deux premières vertèbres et la présence d'une saillie dans le pharynx au. même point; de plus le blessé supporte sa tête avec ses mains.
Simon a désigné sous le nom de fraclure latente de l'épine la simple fracture linéaire du corps d'une vertèbre cervicale ou dorsale. Le sujet se plaint seulement de douleur et de raideur dans la partie atteinte de la colonne, jusqu'à ce qu'il se forme un abcès interne et externe. Ces faits sont analogues à ceux qu'on observe dans les fissures du cr&ne. C'est donc l'inflammation consécutive et la formation d'un abcès qui constitue ici le danger.
Dans les fractures des vertèbres dorsales le déplacement des fragments est empêché dans une certaine mesure par les côtes faisant office d'attelles [flg. 1951). De même à la région lombaire, les masses musculaires agissent d'une
(l)SteplienSailtb,JniCToctobre 1871, pp. 33B-58.
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