AFFECTIONS DUES AUX ACCIDENTS DE CHEMIN DE FER
nale se trouvent l'arthrite, souTenl luppuranle, la destruction des cartilages articulaires, la carie ou la nécrose des vertèbres. Daos ces cas le processus distinctiC débute le plus souvent & Is jonction des vertèbres avec les cartilages intervertébraux, parce que, d'après IJLllon,la lésion la plus fréquente est une séparation incomplète des vertèbres de la substance intervertébrale (t). Ou peut observer encore de Varachnitit spinale chronique, qui se termine par la mort, sans qu'il se développe aucune arthrite. 11 Taut encore mentionner la méningite spinale chronique combinée à la myéiite chronique et marchant du même pus. Uenlionnons encore certaines arthroputhits d'origine spinale.
1° Charcol a appelé l'attention sur l'arthropathie de l'utaxie locomotrice. On voit apparaître sans cause appréciable, dans l'espace d'une nuit, une tuméfaction générale et souvent énorme d'un membre, le plus souvent sans douleur ni mouvement fébrile.Au bout de quelques jours, celte tuméfaction générale disparaît, mais il reste un gonllemenl plus ou moins considérable de la jointure dû à l'hydarthrose et quelquefois à un épanchement dans les bourses périarticulaires. Au moyen d'une ponction on a souvent donné issue dans ces cas k un liquide transparent, citrin. L'arlhropalhie alaxique occupe ordinairement les genoux, les épaules et les coudes ; elle peut aussi affecter l'articulation de la hanche. Celtu affection se montre ordinairement à une époque déterminée de l'ataxie, et son apparition coïncide avec l'apparîtiou de l'incoordination motrice.
2° Patruliaw, Remak (2) et Rosenlhal ont observé dans l'atrophie musculaire progressive des arthropalhies parentes cliniquemenl de celles de l'aiaxie. Cela n'a rien de surprenant puisque c'est une lésion irrJtstive, primiiive ou secondaire des cellules nerveuses des cornes antérieures qui est le point de départ de
l'atrophie musculaire progressive (Charcot]. 3" W. (îuU a publié un cas de commotion du rachis suivie d'une paralysie incomplète avec rougeur et tuméfaction des poignets et des malléoles comme dans le rhumatisme aigu ; le malade guérit au bout de dix mois.
Fig. 1980. — Anaionùe du périnée ('}.
Cj a, iicrum ; 6, coccvi 1 1:, tubérositd de l'Itctiion ; d, grind ligimeni sxcro-icii tique ; e, ligament lacroicialiquc, vu par dorrièra; f, ipliiiicier de l'anut,' h, Ui»u griisseux et connecllf; 1, nert pudique et se* braichs»; ï, brancliB» poalirioufoa des deuxîime, traibième et 'juatrième nerh sicris; 3, nerf ucntcoccygieii et parties adjaceotes ;[liltaiij.
Les ulfections les plus fréquentes pourtant, comme effets éloignés des lésions spinales, sont la méningite spinale et la mjélite chronique. Quand ces deux affec'ions coïncident, les phénomènes de méningite s'effacent graduellement à mesure que la myélite s'accentue el la paraplégie prédomine de plus eu plus.
AFFECTIONS TRAUMATIQUES DE LA COLONNE VERTÉBRALE DUES A DES ACCIDENTS DE CHEMIN DE FER
Les traumatismes de la colonne vertébrale, dus à des accidents de chemin de fer (3), sont caractérisés par la coïncidence d'entorses de la
II) Hilton, op. cit., p. IT, W.
(î) Beoiak, Gùlu-nolhérapie. Paris, 1860.
{SyyojnTtTdiea, Étude méitim-légaletur U$ blet-
colonne, de déchirures des membranes et de commotion de la moelle. 11 peut en résulter de l'arihriie des articulations des vertèbres, de la méningite et de la myélite. Il est toujours, dans ces cas, très difficile de déterminer exactement l'extension des lésions.
On observe très fréquemment un certain nombre de complications importantes dans les
JOHN LmEUL. — RÉGION DORSALE, COLONNE V£aT6BaàLE, ETC.
cas de traumatUme de la colonne par accidenU de clieinin de fer sans luxations, ni fcactures.
AMBLTOPie.
Un des effets les plus éloignés, les plus fréquenls et les plus pénibles des traumatismes de la colonne vertébrale, de ceux surtout reçus dans les collisions des trains de chemin de fer, est l'affaiblissement de la vue. En général, cette complication ne se produit que dans les cas de myélite et de méningite spinale chronique. Cette question a été l'objet de recherches importantes de la part de Wharton Jones et de Qifford Albult Wharton Jones dit que les pupille» sont ordinairement contractées, les yeux enfoncés et teroesi-les veines du g^obe congestionnées. Les fnoavainents des pupilles sont parfois normaux, quelquefois lents et d'autres fois très rapides ; ils sont lents dans les cas d'asthénopie, mais anormalement actifs dans les cas d'hypérémie intraoculaire ou d'inflammation (1). Âlbutt range sous deux chefs les constatations ophthalmoscopiques dans ces cas :
ai® Atrophie simple ou primitive du nerf optique, accompagnée quelquefois tout d'abord de cette légère hypérémie et prolifération inactive qui détermine ce que j'ai appelé. la névrite chronique. Je n'ai jamais constaté cette lésion après les traumatismes yertébraux, mais sou- Tent dans la dégénérescence chronique de la moelle et dans l'utaxie locomotrice.
« 2° Une hypérémie assez caractéristique , que je n'ai rencontrée ni dans la dégénérescence clironique ni dans l'alaxie, mais seulement dans les traumatismes de l'épine. Les artères de la rétine ne sont pas dilatées, elles deviennent indistinctes ; les veines au contraire se développent et deviennent sombres et flexueuses. Le disque rougit uniformément, ses bords s'effacent; la rougeur commence par l'augmentation de la vascularisation du bord interne qui envahit ensuite le centre blanc et le reste, de façon que le disque s'obscurcit et que sa situation n'est plus reconnue qu'à la convergence des vaisseaux. Cet état est généralement ou môme toujours de longue durée ; il arrive rapidement à son plein développement et se termine plutôt par résolution que par atrophie. Quelquefois la vue souffre beaucoup de cette lésion, d'autres fois peu ou pas du touL Je n'ai jamais observé une véritable névrite optique avec pso-
(1) Albutt, On fmiure of iighi a fier Raiiway and itther iniuries, p. 44.
I lifération active après les alEections spinales, i Albult dit que sur treise cas d'affections spinales chroniques consécutives à des accidents, il a trouvé des lésions de la papille et de son voisinage huit fois, et que ces lésions sont assez souvent consécutives à des lésions spinales pour qu'on puisse établir avec probabilité uns relation de cause à effet entre ces deux faits. A quoi doit-on atiribuer l'amblyopie? D'après Albutt, l'hypérémie du fond de rcell dépend probablement de l'extension de rirritalion des méninges jusqu'à la base du cerveau ; la méningite encéphalique n'accompagne-t-elle pas d'ailleurs très souvent la méningite spinale ? De plus, un certain nombre d'autopsies ont révélé cette propagation.
mpuissAiirau
Les affections spinales consécutives aux accidents de chemin de fer déterminent ordinairement une impuissance temporaire et quelquefois môme détruisent complètement et d'une façon permanente le centre réflexe sexuel de la moelle.
SAORODYNIE.
C'est Erichsen qui a donné le nom de soero- (Jynte au groupe de symptômes suivants : Peu de temps après l'accident (collision de trains de chemin de fer), le sujet éprouve une douleur diffuse au niveau des régions sacrées et sacrolombaires. C'est surtout au niveau du sacnun et surtout de la symphyse sacro-iliaque que cette douleur existe ; mais elle s'étend en haut jusqu'à la troisième ou quatrième vertèbre lombaire, et latéralement presque jusqu'aux trochanters. C'est surtout la symphyse sacro-iliaque gauche qui est affectée : il y a douleur à la pression, laquelle s*exagère dans les mouvements. On ne constate d'ailleurs rien d'appréciable extérieurement. Le malade ne peut se tenir debout sans douleur, d'où tendance à se porter en avant ou à s'inclines^ sur un côté. La marche est empochée par la douleur. Ces symptômes durent sou ventlongte m ps, plusieurs mois, et môme un an ou deux. Ils dépendent probablement d'une entorse des articulatioDS sacro-vertébrales,, ilio-lombaires^ sacro-iliaques et sacro-sciai^ques.
VOMlSSEMBIfTS.
Les vomissements tiennent à rhypérémie de la moelle cervicale.