I. — CONTUSIONS
Les contusions du cou n'offrent d'intérêt spécial que lorsqu'elles acquièrent assez de violence pour atteindre les organes profonds, et par conséquent lorsque l'attrition des tissus dépasse les limites de l'aponévrose superficielle et de Taponévrose moyenne. Au surplus, il est utile d'étudier séparément les contusions du cou dans la loge antérieure et dans la loge postérieure.
fo CONTUSIONS DES OEGANES DE LA LOGE ANTÉRIEURE DU COU.
Leur étiologie est celle de toutes les contusions. Leur anatomie pathologique n'offre rien de spécial. Elles présentent ceci de remarquable qu'elles peuvent être produites indirectement ; ainsi une chute sur la face antérieure du moi-
748 MAURICE JEANNfX. — BLESSURES ET MALADIES CHIRURGICALES DU COU. [(
gnon de l'épaule peut être accompagnée de contusion delà région caroddienne ou sus-cla- Ticulaire par compression exercée par la clavicule soulevée et portée en arrière. Il faut noter encore que, au cou comme à l'abdomen, il peut exister une contusion profonde sans lésion apparente de la peau ; ou encore que la lésion profonde et la lésion cutanée peuvent n'être pas exactement superposées, dans le cas par exemple où la contusion a surpris le cou alors que la tête était tournée ou fléchie.
D'ailleurs on peut rencontrer une ecchymose profonde sans que l'aponévrose moyenne soit déchirée ; mais en général dans le cas de contusion profonde l'aponévrose superficielle, qui, comme on le sait, est d'ordinaire très mince, est déchirée .
Je dirai d'abord quelques mots de la contusion des tissus superficiels, pour m'occuper ensuite de la contusion des organes profonds :